22/06/2011

Viol et pillage de la Grèce moderne

 

 

Les Grecs conspuent leur Gouvernement et leur Parlement au lendemain du vote de confiance de ce dernier au pouvoir exécutif.

Cela ne va pas sans rappeler l'image des femmes de ménage new-yorkaises conspuant Dominique Strauss-Kahn à l'entrée et à la sortie du Tribunal. Monde ingrat qui bichonne ses actionnaires, monde qui ne bronche jamais que par des sourires satisfaits quand on flanque les courbes de prestation à leurs yeux éblouis par les performances du marché. Trop belle putain, trop séduisante pour être atteinte, trop arrogante et dominatrice sur ce petit peuple de rien et sans pouvoir réel sur la marche économique du monde et qui trinquent sous le poids des impôts, des bas salaires, des faibles retraites remises à plus tard et des lendemains qui déchantent. Monde virtuel où la richesse des uns gagnée sur un simple écran d'ordinateur et quelques clics très profitables fait vaciller le monde réel des travailleurs et travailleuses, des chômeurs et chômeuses, des sans droits et des pauvres âmes qui ne cherchent pas à s'enrichir abusivement sans donner quelque chose de réel d'eux-mêmes.

Putain, belle et corrompue, Miss Dow Jones, porte le flingue sous la ceinture et attend la mort des travailleurs et travailleuses pour se tirer une balle dans la tête. A la roulette russe, nous serons tous perdants, sauf celles et ceux qui auront su soutirer la thune à Miss Dow Jones. Nous pourrions demander à l'agent 007 de défendre Miss Dow Jones afin de l'obliger à ramener les milliards de dollars dans les caisses des Etats qu'elle a dérobées en l'An 008 plutôt qu'à coucher avec son mac. Peine perdue, sa courbe est actuellement somptueuse, magistrale de santé...mais la pauvresse déprime sous les coups de boutoir de son maquereau Mister Standard & Poor's qui menace le monde entier de banqueroute totale. Il possède l'arme fatale, ce proxénénette, la bombe économique globale qui atteindra tous les tissus sociaux et le réseau industriel de l'Europe. Une deuxième fois pris en otage par les marchés, les peuples n'ont pas d'autres choix que de résister et de dire « non » à leur gouvernement respectif. Des deux, entre le marché et l'emploi, c'est le marché qui triche et ment devant la Justice des hommes, et c'est l'emploi qui est innocent, forcément innocent. Car avoir des dettes, c'est aussi signifier parfois au pouvoir qu'il n'a pas su agir au bon moment et au bon endroit envers les citoyennes et citoyens qui demandaient l'aident des pouvoirs publics et privés pour sortir du marasme de leurs situations peu enviables. D'où tous les indignés du monde qui envahissent les rues des grandes villes.

Entre la putain et la femme morale, la société préfère nourrir la putain et la protéger. Cela depuis des dizaines d'année au détriment du devoir moral envers les familles. Monde spirituel en décadence, fidélité honnie et en voie de disparition, l'économie est le reflet de nos comportements individualistes outranciers, pervers, et sans moral. Pourtant, telle une envoyée du Ciel, la cleanwoman est venue poutzer le ménage commun mondial. A la sortie de la douche du Sofitel, le patron du FMI a cru encore une fois que la courbe économique appartenait à ceux qui agressait durement les petites gens et jouissait de l'impunité macro-économique. Comme un rappel, le peuple se venge toujours de celles et ceux qui n'ont pas voulu respecter par les actes les belles paroles prononcées pour endormir et hypnotiser le peuple. Quand le marché reflètera la vérité des gens, l'économie du monde ira beaucoup mieux. Ce n'est pas demain la veille que le serpent monétaire se convertira en bonne soeur partageuse, mais on peut toujours croire au miracle de la courbe parfaite apparaissant sous le voile transparent, courbe idéale représentant à la fois les valeurs réelles du coeur et spirituelles de l'esprit d'une relation saine et non spéculative...

 

AMOUR ET SENS DE LA FAMILLE

(EXIT UEFA ou MAFIA)

Quittant avec grande tristesse

la nymphe Calypso après sept années de captivité sentimentale,

« Ulysse » retourna, par miracle des dieux, sur l'Ile de son Ithaque natale

fondé une nouvelle famille

avec celle qu'il croisa lors de son chemin de Tripoli sur l'île de Djerba

où il voulut se faire inviter par le terrible preneur d'otages,

le grand cyclope Kadhafi.

Le Géant ne lui donnant aucune réponse,

il attendit fort heureusement et sagement à l'hôtel de la plage,

propriété du Géant,

et tomba sur une beauté hors du temps,

une beauté naturelle qui lui proposa une course

d'obstacles hors du commun pour se donner à lui

et l'épouser malgré la modestie de sa situation

et une barque douce à ramer

ressemblant plus à une auberge espagnole

qu'à une belle villa avec piscine et jacuzzi.

Jazzmine, fille du printemps arabe,

accompagnait désormais le Roi des Pauvres

dans la suite de ses aventures tumultueuses

et le rejoignit durant les premiers jours de l'été

sur son île d'Ithaque...

 

Où quand les mythes des pauvres deviennent plus fascinants

que le monde virtuel des riches...

 

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Ridan - Ulysse par booahhh

10:40 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

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