06/07/2011

Ces téléphones portables qui nous trahissent

 

Toutes des bad girls et des bad boys? C'est un téléphone mobile qui a empêché Strauss-Kahn de s'envoler vers la France et de subir ainsi toute l'humiliation d'une arrestation policière et son passage devant la justice américaine.

Et c'est un autre téléphone mobile qui a anéanti la crédibilité de Nafissatou Diallo dans son accusation pour viol sur sa personne. « Je sais ce que je fais. Ce type est plein d'argent ». Déclaration faite seulement deux jours après l'agression présumée subie à son petit ami ou mari détenu dans un pénitencier. Deux téléphones qui, comme des témoins non humains mais hyper véridiques, confondent deux personnages, le premier issu de la caste des nantis, le second issu des déshérités du monde. Affaire de viol ambigüe qui sonne pareil aux trompettes de Jéricho à nos oreilles. Nos connections technologiques sont autant d'empreintes digitales signant le forfait de nos petits et grands crimes, mensonges, relations douteuses ou adultères. Les murs ont des oreilles et les réseaux sociaux nous confondent... DSK devait tomber sur Nafissatou afin que l'un comme l'autre découvre la part de vérité peu reluisante qu'ils se cachaient à eux-mêmes. Il n'y a pas de rencontres fortuites. Seulement de bonnes ou de mauvaises rencontres qui nous poussent vers l'abîme ou la rédemption. Maintenant que Nafissatou se révèle être une authentique bad girl, elle peut entrer dans le jeu d'égal à égal avec DSK. La presse, la culture, et tout le gratin intellectuel du monde vont enfin pouvoir prendre au sérieux Nafissatou Diallo et s'intéresser à elle non comme étant la pâle victime de DSK mais comme l'instigatrice principale d'une affaire sexuelle et judiciaire hors du commun. Cela change le film...

Le peuple ne demande plus la pitance des nantis. Il veut une authentique reconnaissance...ou alors, au minimum, la revanche sur celles et ceux qui les soumettent à leurs tyranniques volontés de profits au quotidien.

Nafissatou, une camarade de chambrée qui a eu la peau du patron du FMI... La guerre des tranchées au féminin-masculin actuel. Si c'était Waterloo, Strauss-Kahn aurait déjà compris. « Aussi, à 19h30, quand Napoléon fait donner la Garde sur les positions alliées, il est trop tard". Cette minuscule phrase pêchée sur Wikipédia nous rappelle une certaine réalité actuelle...

Strauss-Kahn va revenir en France...mais c'est déjà Saint-Hélène qui l'attendra. L'Empire a du soucis à se faire et la démocratie tout à y gagner.

 

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11:23 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

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