26/07/2011

Amy Winehouse pour contrer Ennemi Anders Breivik

 

« Anders », « différemment », « autrement », en français. Oui, Amy Winehouse, la maison du vin de la soul music, faisait les choses autrement, nous rendait nostalgique, complètement « saudade » de sa voix, comme vibre la voix du Portugal profond dans les textes de Pessoa ou du Camoëns qui écrivit, il y a fort longtemps de ça, cette élégie suite à une flèche ennemie qui l'éborgna:

 

Passant la longue mer, qui tant de fois
Menace me fut de la vie chère ;
Maintenant expérimentant la rare
Furie de Mars qui sans attendre
Dans les yeux voulut que je visse
Et touchât son fruit acerbe,
Et dans ce mien écu
La peinture se verra de son infection.

TOO MUCH

LOVE UTOEYA

An aerial view shows Utoeya island

 

« Autrement et follement ». Breivik vit encore et toujours bizarrement, avec le sentiment du devoir accompli. La purification ethnique, l'idéologique de la race supérieure comme but de son existence. Utopia, l'île des populations « arc-en-ciel », celle de de la Jamaïque de Bob Marley, l'île du melting pot, refuge de tous les utopistes qui rêvent d'un autre monde, pas celui de Breivik et de tous ses associés cinglés nationalistes extrêmes que comptent tous les pays et tous les peuples du monde. Breivik a voulu tuer Utoeya, fragile petite île perdue dans le vaste monde, dérisoire îlot de paix, d'amour et de fraternité. Dans le même temps, Amy meurt, se suicide à la vie. Elle devait être au Paléo pour chanter l'amour de sa voix chaude comme le chocolat que l'on boit au matin d'une nuit d'ivresse. Breivik, à la même heure, aurait pu être à Gösgen, Mühlebach ou Cressier pour tuer la Suisse et la rendre inhabitable. Comme si le chant du cygne et l'absence d'Amy était venu contrer les plans funestes et cynique de l'auteur de 2083; comme si par Amy et sa disparition c'était son cri et notre cri de désespoir, son hymne et notre hymne planétaire, refusant la violence et la haine du monde, qui se répandaient dans les chaumière pour contrer le mal et la folie satanique de Breivik.

Amy vibre en nous. Ennemy Breivik a voulu notre peau en tuant cette jeunesse norvégienne acquise à une société multiculturelle. Le mal est fait et les survivants pleurent leurs morts. Mais pour toujours et dans nos coeurs Amy sera la chanteuse qui, en ces jours de tristesse incommensurable, a opposé sa folie d'aimer à la froide détermination du tueur d'Oslo. Perdante, magnifique perdante de l'utopie amoureuse. L'amour a perdu Amy. Mais au final c'est Amy qui gagnera toujours.

Pour toi j'étais une flamme
L'amour est un jeu perdant
Cinq histoires débutent puisque/comme tu es venu
L'amour est un jeu perdant

Pourquoi est-ce que je souhaite n'avoir jamais joué ?
Oh quel désordre nous avons fait
Et maintenant, le cadre final
L'amour est un jeu perdant

Fatiguée par la bande
L'amour est une main perdante
Plus que que je pourrais supporter
L'amour est une main perdante

S'autoproclamer... fondamentale
Jusque dans les moments cruciaux
... sachant que tu es un homme de jeu
L'amour est une main perdante

Bien que je me battais aveuglement
L'amour est un acte d'amour resigné
Les souvenirs marquent mon esprit
L'amour est un acte d'amour resigné

Au delà de l'attente inutile
Et les dieux en riaient
Et maintenant, le cadre final
L'amour est un jeu de perdant

 

Reggae Amy Winehouse Right time of our humanity

10:59 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

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