27/07/2011

DSK gagne encore du temps, Nafi regagne de l'estime

 

Elle a corrigé d'elle-même les propos ambigus qu'on lui attribuait à travers des fuites orchestrées. Ses propos compromettants qu'elle aurait tenus au téléphone avec son ami prisonnier dealer de H (qui n'est pas son mari et peut-être même pas son amant) ne sont en réalité que des propos qui peuvent prêter à confusion. Elle n'a jamais dit: « ce type est plein de fric, je sais ce que je fais ». Elle aurait juste dit: « j'ai pris un avocat, je sais ce que je fais ». Entre les deux versions, il y a une grosse différence.

Imaginons même une troisième version qui relie directement la version diffusée dans la presse mondiale et celle de Madame Diallo. N'importe quelle femme violée pourrait, lors d'une conversation au téléphone, glisser très naïvement des mots qui portent au soupçon sans que la femme concernée soit pour autant soupçonnable. Prenons cette troisième version:

« Tu te rends compte. Ce type est très puissant et plein de fric et il s'est attaqué à moi. J'ai pris un avocat. Je sais ce que je fais ».

Et analysons cette petite phrase qui a réussi à faire tomber au niveau zéro la crédibilité de Nafissatou Diallo dans le contexte de l'agression du Sofitel:

« Ce type est très puissant et plein de fric ». Cela ne signifie pourtant pas avec certitude que la dame en voudrait au fric du Monsieur. Cela signifie en tout premier l'effarement, dans notre cas bien précis, d'une simple femme de chambre qui est absolument stupéfaite d'avoir été agressée par un homme riche et célèbre.

« J'ai pris un avocat. Je sais ce que je fais ». Cela ne veut pourtant pas dire avec certitude que Madame n'a qu'une idée en tête: soutirer des sous à Monsieur. Cela peut très bien signifier: « Je vais me défendre. Je refuse qu'un type, même très puissant et riche, puisse s'en tirer comme ça et rentre chez lui comme si rien de grave ne s'était passé ».

La manipulation médiatique des propos tenus par Madame Diallo était fine et rusée. Le piège tendu par les défenseurs de Strauss-Kahn semblait trop facile à mettre en place. Retour à la case zéro. Nafissatou dit en plus n'avoir jamais su que son ex-ami détenu s'était servi de son compte bancaire dont elle lui avait refilé le numéro (soi-dit en passant, n'avez-vous jamais refiler votre numéro de banque à une relation commerciale ou amicale?) pour placer, à l'insu de son plein gré, une somme de fr.100'000 dollars. Le détenu a profité de la gentillesse et naïveté de son amie pour trouver un compte « blanchi » qui ne risquait pas d'être surveillé par les services criminels américains. Le prisonnier aurait sans doute su, par la suite, user de pressions sur elle pour récupérer cet argent en la menaçant de transmettre au fisc une info compromettante concernant son compte bancaire. Nafissatou est vulnérable du fait qu'elle n'est pas américaine et qu'elle peut se faire expulser du territoire pour cause de criminalité ou de complicité envers un criminel.


«Dieu peut témoigner que je dis la vérité, assure-t-elle, la main sur le coeur. Dieu le sait, et lui aussi (ndlr :Dominique Strauss-Kahn) le sait.»

Mots prononcés par Nafissatou lors de son interview. Si une musulmane (donc une croyante même si non pratiquante) ose proclamer cela devant des centaines de millions de témoins téléspectateurs et récepteurs de ses paroles, c'est qu'elle dit la vérité où qu'elle rejoindra, elle le sait pertinemment, l'enfer et non le paradis.

Devant un juge et un jury, ces mots tout simples de Nafissatou Diallo devrait lui rendre sa respectabilité, son honnêteté, son honneur, et sa crédibilité...où la chasser du côté du bal des sorcières maudites...Strauss-Kahn risque bel et bien de séjourner quelques temps en prison. c'est pour cela qu'il gagne du temps... Tout le monde reconnaît pourtant que le temps c'est de l'argent et non un moyen de retrouver son innonence et sa virginité dans une affaire qui n'a pas fini de bouleverser les habitants de notre planète. Nafissatou et Tristane, deux femmes qui risquent bien de renforcer la protection juridique contre les abus sexuels ou, au contraire, à renforcer le tabou qui règne autour des affaires de contraintes sexuelles exercées sur des femmes soumises à la notoriété et au pouvoir de certains hommes sans scrupule ni honneur.


 

10:59 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)

26/07/2011

Amy Winehouse pour contrer Ennemi Anders Breivik

 

« Anders », « différemment », « autrement », en français. Oui, Amy Winehouse, la maison du vin de la soul music, faisait les choses autrement, nous rendait nostalgique, complètement « saudade » de sa voix, comme vibre la voix du Portugal profond dans les textes de Pessoa ou du Camoëns qui écrivit, il y a fort longtemps de ça, cette élégie suite à une flèche ennemie qui l'éborgna:

 

Passant la longue mer, qui tant de fois
Menace me fut de la vie chère ;
Maintenant expérimentant la rare
Furie de Mars qui sans attendre
Dans les yeux voulut que je visse
Et touchât son fruit acerbe,
Et dans ce mien écu
La peinture se verra de son infection.

TOO MUCH

LOVE UTOEYA

An aerial view shows Utoeya island

 

« Autrement et follement ». Breivik vit encore et toujours bizarrement, avec le sentiment du devoir accompli. La purification ethnique, l'idéologique de la race supérieure comme but de son existence. Utopia, l'île des populations « arc-en-ciel », celle de de la Jamaïque de Bob Marley, l'île du melting pot, refuge de tous les utopistes qui rêvent d'un autre monde, pas celui de Breivik et de tous ses associés cinglés nationalistes extrêmes que comptent tous les pays et tous les peuples du monde. Breivik a voulu tuer Utoeya, fragile petite île perdue dans le vaste monde, dérisoire îlot de paix, d'amour et de fraternité. Dans le même temps, Amy meurt, se suicide à la vie. Elle devait être au Paléo pour chanter l'amour de sa voix chaude comme le chocolat que l'on boit au matin d'une nuit d'ivresse. Breivik, à la même heure, aurait pu être à Gösgen, Mühlebach ou Cressier pour tuer la Suisse et la rendre inhabitable. Comme si le chant du cygne et l'absence d'Amy était venu contrer les plans funestes et cynique de l'auteur de 2083; comme si par Amy et sa disparition c'était son cri et notre cri de désespoir, son hymne et notre hymne planétaire, refusant la violence et la haine du monde, qui se répandaient dans les chaumière pour contrer le mal et la folie satanique de Breivik.

Amy vibre en nous. Ennemy Breivik a voulu notre peau en tuant cette jeunesse norvégienne acquise à une société multiculturelle. Le mal est fait et les survivants pleurent leurs morts. Mais pour toujours et dans nos coeurs Amy sera la chanteuse qui, en ces jours de tristesse incommensurable, a opposé sa folie d'aimer à la froide détermination du tueur d'Oslo. Perdante, magnifique perdante de l'utopie amoureuse. L'amour a perdu Amy. Mais au final c'est Amy qui gagnera toujours.

Pour toi j'étais une flamme
L'amour est un jeu perdant
Cinq histoires débutent puisque/comme tu es venu
L'amour est un jeu perdant

Pourquoi est-ce que je souhaite n'avoir jamais joué ?
Oh quel désordre nous avons fait
Et maintenant, le cadre final
L'amour est un jeu perdant

Fatiguée par la bande
L'amour est une main perdante
Plus que que je pourrais supporter
L'amour est une main perdante

S'autoproclamer... fondamentale
Jusque dans les moments cruciaux
... sachant que tu es un homme de jeu
L'amour est une main perdante

Bien que je me battais aveuglement
L'amour est un acte d'amour resigné
Les souvenirs marquent mon esprit
L'amour est un acte d'amour resigné

Au delà de l'attente inutile
Et les dieux en riaient
Et maintenant, le cadre final
L'amour est un jeu de perdant

 

Reggae Amy Winehouse Right time of our humanity

10:59 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

25/07/2011

"2083" un nouveau "Mein Kampf"

 

Presque 100 morts dans le double attentat d'Oslo. Tel est le bilan de la tuerie gratuite perpétrée au nom d'une idéologie à la fois individuelle et collective. Une tuerie pour faire connaître au monde entier les 1500 pages de "2083", sorte de livre-combat, manifeste anti-islam écrit de la main de Anders Behring Breivik, le terroriste qui a agi en solo.

Le tueur d'Oslo, un extrémiste opposé au multiculturalisme

Anders Behring Breivik

"Le Nid de Coucou" était son pub préféré. L'homme vivait ainsi en aliéné, libre de déambuler où bon lui semblait. Le nom du pub fait référence au film "Vol au-dessus d'un Nid de coucous". Anders Behring Breivik, intoxiqué par la "Kampf Kultur" des extrêmes-droites européennes avait décidé de s'aventurer sur le terrain du terrorisme individuel au nom de la cause supérieure: la défense du territoire européen contre l'invasion arabe promise grâce aux soutiens des gauches européennes.

Fauché en plein été, des dizaines de jeunes gens sont morts pour donner du sens à une idéologie raciale et purificatrice. Pareil à Hitler, Breivik voulait assainir l'Europe de tous les « bâtards multiculturels » envahissant le globe. Mais à la différence d'Hitler, lui, au moins, est un vrai blond aux yeux bleus. Entre Ben Laden et Breivik, il y a la haine commune pour tout ce qui vient d'une autre culture, tout ce qui peut influencer la jeunesse vers des comportements « déviants » autre que l'idéologie parfaite proposée par un gourou élevant le culte de sa propre personnalité vers des hauteurs stratosphériques.

Breivik ne défend pas la Bible pas plus que Ben Laden ne défendait le Coran. Tous ceux qui usent de violence, se laissent dominer par leurs passions, s'enferment dans leur propre vision du monde en prônant la haine, la destruction, et la mort de l'Autre sont des malades mentaux méritant de se faire enfermer dans un asile ou une prison. Celles et ceux qui admirent aujourd'hui le personnage Breivik pour ce qu'il a écrit et fait dans l'horreur d'Oslo sont des personnes malades, guidées par des gourous es manipulations, embrigadées dans une idéologie d'extrême-droite propre à créer un climat de déstabilisation et de guerre.

Hélas, des centaines de milliers de personnes de chez nous, en Europe, applaudissent secrètement le Templier 2083 Anders Behring Breivik. Des personnes stables, bien éduquées, bien formées, gagnant aisément leur vie et ayant parfois des responsabilités politiques au sein même de nos gouvernements.

Anders Behring Breivik voulait repousser l'islam aux frontières de l'Europe. Il n'a fait qu'attiser le feu de la haine, donner des idées de tueries gratuites à des centaines de jeunes gens déjà bien allumés par les discours enflammés de nos propagandistes à nous. Un nouveau chevalier de l'Apocalypse nous a été donné. L'été 2011 devait ressembler à l'été 2001. Drôle que Breivik n'ait pas choisi le 11 septembre comme date cible. Sans doute un problème de logistique et de vacances programmées en juillet pour tous ces jeunes gens morts au nom du néo-fascisme.

Photo extraite de la vidéo Youtube postée Anders Behring Breivik

 

La manipulation des jeunes et moins jeunes à travers des images chocs et des raccourcis...

 

09:36 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

21/07/2011

Des histoires d'O et des hommes

 

Le feuilleton glauque de l'été. Ce qui se passe entre une femme et un homme dans une chambre à coucher ne regarde personne sauf eux-mêmes... Seulement voilà. Ils arrivent parfois que les choses se passent mal, voir très mal, et que soudain la partenaire présumée d'une relation sexuelle dépose plainte.

Pourquoi tant de salades déballées autour de l'affaire DSK? On se croirait dans une vente aux enchères permanente mettant en scène un homme dont la tête, où plutôt sa libido agressive, est mise à prix tout à la fois par le gang des féministes réunies, les défenseurs des minorités ethniques, ceux de la communauté noire américaine, la communauté musulmane, les workings poors...et bien sûr la corporation universelle des femmes de chambre. Cela représente beaucoup de monde en réalité. Combien vaut en privation de liberté la libido déviante de Monsieur Strauss-Kahn? 10 ans ferme? Ou même 20 ans? Un homme qui s'attaque de manière compulsive au sexe féminin est d'abord un homme malade qui ne connaît pas ses limites et celles voulues ou imposées de ses proies potentielles. Strauss-Kahn a une addiction aggravée au sexe qui le rend irascible et dangereux au moment où Monsieur veut assouvir ses pulsions. C'est une évidence que ni sa femme, pourtant censée être la première concernée dans l'affaire et la première à devoir l'aider à se sortir de cette ornière comportementale, ni ses amis proches, responsables politiques ou économiques, ont voulu mettre en évidence lors de discussions personnelles avec lui et s'en mêler. Vie privée, of course.

Strauss-Kahn est d'abord un délinquant sexuel qui a été trop longtemps laissé en liberté grâce à la complaisance coupable d'hommes et de femmes politiques qui avaient les moyens de lui dire leurs quatre vérités avant qu'il ne soit trop tard pour lui. Un drogué du sexe qui aurait du entreprendre une cure de désintoxication afin de préserver son aura de respectabilité.

Il ne l'a jamais fait. C'est sa faute la plus grave. Car pour un homme hautement responsable, ce laisser-aller est coupable deux fois. La première fois par les reproches qui lui sont faits. La deuxième fois par l'intelligence du personnage qui n'a jamais voulu reconnaître qu'il pouvait faire du mal à ses victimes féminines. Grave, trop grave pour un homme socialiste qui prétend défendre la femme et l'orphelin et dont la France faisait de lui un candidat à la présidence française.

DSK devra payer. C'est l'addition à la sortie de ses orgies qui est hélas très salée par sa propre faute. Et c'est le prix à payer pour tout homme qui outrepasse ses droits et oblige sous la contrainte de sa force physique ou mentale une femme à entretenir un rapport sexuel.

Nobody is perfect. But everyone must respect for womans.

00:23 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

14/07/2011

Tristane et Nafissatou, deux femmes sur le volcan Yasur

 

Il va bien falloir éteindre l'éruption de gaz, de feu, et de pierres. L'affaire sent tellement le soufre et la cendre. Les coulées de lave et de boue n'en finissent plus de s'étendre. Il est Yasur l'Orgueilleux, trop sûr de lui et de sa puissance de feu. Elles sont les jouvencelles sacrifiées aux dieux médiatiques...

Le mot « volcan », découle de Vulcānus(4), un des trois fils de Jupiter et de Junon, patron des forgerons, qui avait installé ses forges dans le cratère « Volcanie », aujourd'hui « Vulcano », situé en Sicile dans les îles Éoliennes, et résidait sous l'Étna. Ce dieu, si laid, si difforme, était, de tous les habitants de l'Olympe, le plus laborieux et, en même temps, le plus industrieux. C'est lui qui, comme en se jouant, fabriquait les bijoux pour les déesses et qui, dans l'île de Lemnos ou dans l'Étna, forgeait les foudres de Jupiter. Il eut l'idée ingénieuse de faire des fauteuils qui se rendaient d'eux-mêmes à l'assemblée des Dieux. Il n'était pas seulement le dieu du feu, mais aussi celui du fer, de l'airain, de l'argent, de l'or et de toutes les matières fusibles. On lui attribuait tous les ouvrages forgés qui passaient pour des merveilles : le palais du Soleil, les armes d'Achille, celles d'Énée, le sceptre d'Agamemnon, le collier d'Harmonie, la couronne d'Ariane, le filet invisible dans lequel il prit Mars et Vénus...

 

Craints, respectés et appréciés pour la fertilité qu'ils prodiguent aux terres, les déchaînements des volcans sont redoutées par les hommes. Monstres charriant la pierre et le feu, entrée des enfers, monde souterrain, létal et sulfureux, ils n'ont eu, n'ont et n'auront de cesse, de drainer leur lot de légendes et de superstitions, d'inspirer de nombreux contes et allégories tels l'Atlantide de Platon ou le Voyage au centre de la Terre de Jules Verne... À travers les temps, l'homme a toujours tenté d'expliquer ces phénomènes à l'aide de l'animisme, de la mythologie, des religions et de la science. L'éruption est signe pour certains de la colère des dieux, pour d'autres, elle est annonciatrice de guerres, de famines ou de naissances.

Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes expliquent les éruptions volcaniques et les tremblements de terre par des kyrielles de récits mettant en exergue des forces surhumaines et des Déités toutes-puissantes. De nombreux mythes attribuent ces phénomènes aux ires de leurs Dieux et de leurs Idoles ou aux esprits maléfiques qui hantent les volcans pour châtier les hommes. Si les Romains croyaient que Vulcain, sous l'île de Vulcano, provoquait une éruption chaque fois qu'il travaillait le métal et déclenchait les écoulements de laves bouillantes et de cendres brûlantes, les Grecs pensaient qu'Héphaïstos, leur dieu du feu, dès qu'il activait sa forge pour battre le fer, faisait cracher des flammes au sommet de l'Étna sous lequel il vivait et travaillait. Les Hellènes croyaient que l'Atlan­tide, l'île mythique du Timée, puis du Critias, de Platon avait été détruite par des tremblements de terre et engloutie lors d'un immense raz-de-marée associé à l'explosion d'un volcan, en un jour et une nuit, parce que ses riches habitants étaient devenus trop orgueilleux.

Tout autant, les volcans ont été vénérés par les civilisations précolombiennes car, depuis la nuit des temps, ils y règnent en maîtres, imposant leur fureur ou accordant leur mansuétude. En ac­tivité, assoupis ou simplement endormis, ils dominent les paysages et les esprits. Les Aztèques, les Mayas, les Olméques, les Incas, les Tiwanaku et toutes les civilisations amérindiennes, méso-indiennes et pré-andines, sacrifiaient de belles jeunes filles aux Déités toutes-puissantes qui vivaient dans les lacs de lave. Au Mexique, avant la conquête espagnole, une partie importante de ces volcans étaient craints et vénérés comme des dieux. Des offrandes étaient déposées au sommet des édifices volcaniques et des rituels étaient organisés pour demander les faveurs du Dieu invoqué : pluie, récoltes prospères, victoires guerrières…

Sur l'archipel du Vanuatu, - les Nouvelles-Hébrides -, un arc volcanique se prolongeant, au nord, vers l'archipel des îles Salomon, par les îles Santa-Cruz, le volcan Yasur est un esprit vivant, enterré par deux femmes, sur lîle de Tanna, la maison de la terre. Si le volcan grondait, expulsait des panaches d'éjectas, de cendres et de bombes volcaniques, et crachait de la lave cela voulait dire que le Dieu désapprouvait l'action d'un homme. Volcan sacro-saint pour les mélanésiens, son accès, sans l'autorisation du Chef du village, est interdit car seuls les initiés en peuvent gravir ses pentes.

Il a fait pleuvoir les bombes médiatiques. Il a juré-craché qu'il disait la vérité et qu'elles mentaient. Il a poursuivi en diffamation Tristane Banon et a dit de Nafissatou qu'elle était une affabulatrice. Il a exigé sa libération. Mais pris dans ses propres fers, Yasur l'Orgueilleux va devoir se rendre à la justice des femmes pour que les hommes ne réveillent leur volcan que dans les conditions de fertilité qui plaisent en tous temps et en tous lieux aux femmes... Le FMI était son royaume. L'Euro plonge, les Etats démocratiques font faillite, les peuples en paient la facture sociale. Après l'extinction du volcan Yasur, tout sera à reconstruire sur la planète démocratique Europa.

P.S. Merci au blog « Des orchidées et des orties »

07:55 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)