09/08/2011

La Bourse flambe à Tottenham

 

Elle se répand la banqueroute. Comme une traînée de poudre laissée par la guerre. Alors que les Bourses s'affolent et plongent à nouveau après avoir atteint des niveaux d'indécence spéculative sans borne en regard des sacrifices faits par les Etats pour renflouer les banques en quasi faillite lors du crack de 2008, des milliers de jeunes anglais, délaissés à eux-mêmes suite aux coupes drastiques dans les budgets sociaux, mettent à sac certains quartiers et pillent ce qu'ils peuvent.

La révolution prend toutes sortes de formes et de couleurs. L'anarchie devient une valeur refuge en même temps qu'une valeur sûre et ajoutée à la dépression des ménages et des citoyens en rupture de banc La planète et sa direction deviennent de plus en plus instables et ingérables. Les gangs se multiplient. Merci à nos dirigeants d'avoir tant donné au veau d'or qu'est le système boursier et d'avoir tant méprisé les petits travailleurs en laissant faire la sous-enchère salariale un peu partout et se mettre en place au profit des actionnaires et des patrons.

Il faudra assumer et encore trinquer. Nous, les petits, nous avons une certaine habitude de la crise et de la pauvreté en cherchant le système D à notre quotidien morose. D pouvant être Dieu...ou Démocratie. Mais d'eux, qui en veut encore? Le pavé rapporte plu sûrement. Et surtout, il soulage des jeunes que l'on a tenté de camoufler sous le vernis des tonnes de richesses que se procurent hyper facilement les flambeurs boursicoteurs. Mais ces jeunes gens ne sont pas des fantômes. Ils sont nos enfants sensé être notre avenir. Et d'avenir, il n'y a point pour eux. Précarité, violence, soumission, prostitution, et domination, tel est le plan sadique mis en place par des gens riches, intouchables, manipulateurs, et menteurs. Voir DSK. En face, une révoltée du balai prend la tête du Balai des Misérables. Nafissatou n'avait rien d'une Esmeralda. Plutôt de nature et de tempérament tranquille, elle est devenue une icône de la révolte contre les riches. Tous le monde veut désormais des millions. Mais bientôt plus personne ne voudra comprendre qu'un bon job, bien rémunéré, est la façon la plus saine de créer de l'harmonie et de l'équilibre dans nos sociétés démocratique.

La fin d'un monde est programmée. Les actionnaires pensaient avoir gagné. En même temps, ils perdront tout. Car les travailleurs dans la rue qui cassent tout n'ont plus du tout envie de crouler sous le poids de leur propre misère.

 

 

08:25 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

On commence à en a avoir marre, c'est toujours les mêmes qui trinque !

Écrit par : Pari en bourse | 27/11/2011

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