10/10/2011

Mange mes mots, Bambina mon Amour

 

Journée chez les docteurs. Pas moyen de se faire hospitaliser. Pas moyen... parce que trop normal. « Si on vous hospitalisait, on hospitaliserait tout le monde ». Mots de psy. Peut-être bien que la Terre entière est un vaste asile psychiatrique... Trouver enfin de l'écoute chez une autre pro qui assure son job de psy. Merci à elle et à mon frère toujours là dans les coups durs.

Rien à faire pour le reste. Attendre... Attendre ton amour ou ton désamour pour toujours... Te regarder vivre derrière le bar sans savoir ce qui vibre encore en toi. Tu souffres, je souffre. Et personne ne peut savoir si c'est le mal d'amour qui te ronge ou juste un sentiment de malaise, de culpabilité, de mal-être chez toi. Tu vas accepter un rendez-vous chez le psy... Et plus tard, peut-être, un rendez-vous à deux, plutôt à trois, la renaissance ou la mort définitive, le poignard dans le coeur qui saigne notre amour et le répand comme un fleuve se jetant à la mer.

Des larmes, encore des larmes, toujours des larmes. L'amour est une garce qui cache bien son jeu.

 

Tes yeux tristes;

ton corps amaigri;

ta bouche lasse de sourire aux gens.

 

Tout ça.

Et ton âme qui n'arrive plus

à suivre le but de notre amour nuptial.

 

Nous allons bientôt peser

5 grammes à nous deux.

Nous irons comme des croque-morts

à la recherche de nos corps perdus

dans la tourmente de nos coeurs.

 

Bébé, suis-je encore ton bébé?

Amour, puis-je t'aimer ou te fuir

pour ne plus nous voir souffrir?

 

On rit un peu.

D'une complicité évidente

née de nos nuits anciennes.

 

On fume beaucoup.

D'une intoxication amoureuse.

 

On ne baise plus.

Ou plutôt, on ne fait plus l'amour.

Nos regards se suivent

et se cherchent pour savoir

si l'envie viendra encore.

 

On se dit au revoir.

Je te quitte déjà au coin du bar.

je pose mon doigt sur ta bague de mariage.

Et te demande si ça compte encore.

"50%", me dis-tu d'un regard triste et lasse.

Les larmes te montent.

Mais tu les retiens nouées dans ta gorge.

L'Autre est là qui joue et t'attend.

Tu iras encore cette nuit

te coucher chez lui

sans savoir si tu l'aimes,

si tu le désires,

ou si tu as juste besoin

d'oublier notre temps cruel

dépecé entre ses rires et son corps.

 

Je m'endormirai seul,

la tête penchée sur ton oreiller.

J'essayerai de te humer,

de t'embrasser comme un fantôme

visitant son amour dans la nuit.

 

C'est la pleine lune.

Rousse est la douleur

des gens qui aiment

sans jamais d'apanage.

 

Libertinage devient notre amour.

Pourtant je rêvais cette fois de fidélité et d'exclusivité.

Aucune cage dorée n'existe quand on aime vraiment d'amour.

 

Et Dieu dans tout ça?

Une Miséricorde pour la faiblesse des êtres humains.

 

22:49 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

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