10/10/2011

Vol au-dessus d'un nids d'amour

 

 

D'ici quelques heures, je serai de mon plein gré hospitalisé en milieu psychiatrique afin d'assumer jusqu'à la déraison l'amour que j'ai pour mon épouse Imen. Je demande à toutes et tous, vous chères lectrices et lecteurs, de garder respect et dignité dans vos éventuels commentaires. Ce premier jour de longue tristesse automnale est dédié à tous les amours bafoués, à toutes les personnes qui ont été trahi dans leurs sentiments, dans leur volonté absolu et romantique de rendre beau, doux, et merveilleux l'amour malgré la période cynique dans laquelle nous baignons tous.

Il n'y a rien de plus juste et de plus spirituel que le combat pour l'amour. Amour de l'humanité, de la vie, de son ou sa partenaire. J'ai donné, depuis presque deux dernières années, l'essentiel, l'intégralité de mes sentiments à mon Imen, mon épouse que j'ai eu l'honneur et le bonheur d'épouser le 5 avril de cette année 2011. Depuis 3 mois, elle vit avec moi en Suisse. Elle rencontre des difficultés d'intégration comme toute personne venant d'ailleurs et se retrouvant catapulter sans sa propre famille dans un pays étranger. Je l'ai soutenue et appuyée dans ses recherches d'emploi, emploi qu'elle a aujourd'hui pour la plus grande satisfaction de ses clients et de son patron. Nous avons connu des crises, des incompréhensions, et aussi une jalousie parfois maladive de ma part pour cause de ses sorties nocturnes improvisées et fréquentes ses dernières semaines.

Je n'en dirais pas plus sur notre vie privée qui nous regarde.

Je laisse le soin à chacune et chacun d'apprécier ou non ma démarche ultime en l'honneur de l'amour que je porte à mon épouse, mes convictions personnelles et spirituelles de l'avoir épouser en tout bien tout honneur, de l'avoir protégée. Je me suis engagé auprès d'elle pour lui donner bonheur et prospérité malgré ma situation précaire. Je me suis engagé auprès de sa maman, mère vivant seule et sans autres enfants qu'Imen, à prendre soin de sa fille ainsi que soin de ses propres intérêts matériels afin qu'Imen et moi ne l'oublions jamais dans sa terre natale de Tunisie.

Si Imen a pris la direction d'un autre choix de vie, c'est son droit. Mon droit est de défendre notre union devant l'adversité et les tentatives de corruption organisées par les forces négatives de notre monde.

L'amour ne peut être bafoué de telle façon grotesque et horrible. Imen, devant Allah tu as promis amour et fidélité à l'homme que je suis. Imen, devant Allah tu as exigé conversion et circoncision de ma part. Imen, je t'aime et aucun homme ne peut contrecarrer cet amour que je te porte.

Ton Ali, ton Pacha

09:21 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Revenez vite parmi nous.

Écrit par : R.M. | 10/10/2011

Oh oui! Sinon ça va barder!!!

Écrit par : Cristal Gagnante | 10/10/2011

Les commentaires sont fermés.