30/11/2011

Des larmes de pluie dans la nuit

 

Faire des rêves

pour des révolutions

et trouver les solutions.

 

Boire à l'amour

puis mourir dans son désert

assoiffé de troublants mystères.

 

Atteindre les perles du ciel

tombées dans le cou des gazelles

puis grandir au fond de leurs rivières.

 

Et partir tout nu made in Africa

oubliant les liqueurs du magniola,

faisant fuser mes ricochets

sur tes hanches de mer aux aguets.

 

Légendes urbaines

nées sur nos ombres souterraines

 

18:33 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Comment les philospophes parlent d'amour...

 

Un texte intéressant repris du site "psychologie.com mieux vivre sa vie".

Comment les philosophes parlent d’amour… et le font

Instable, fluctuant, irrationnel, le sentiment amoureux est rétif au système. C’est pourquoi les penseurs en ont toujours parlé avec précaution. Ce qui ne les a pas empêchés de vivre des histoires de cœur à en perdre la raison…

par Alain Dreyfus

Face à nos faillites amoureuses, la sagesse philosophique peut-elle apporter un remède ? Peut-être… Surtout si nous appliquons les théories de leurs auteurs en ignorant ce que furent leurs existences. Tel l’adage : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais… » Pour Aude Lancelin et Marie Lemonnier, la philosophie de l’amour est en tout cas un territoire à reconquérir d’urgence. Pourquoi ? Parce que, disent-elles en substance, « penser l’expérience amoureuse est une des seules formes de résistance possible au nihilisme ambiant, qui, avec la flétrissure de l’acte sexuel réduit à un libertinage morbide, a trouvé son arme de destruction massive ». Lourde tâche. La philosophie, éprise de raison, se méfie comme de la peste de l’amour, synonyme de désordre, de chaos et de sentiments incontrôlables. À cela, disent-elles, il faut ajouter un autre handicap : « La philo est très masculine. On entend donc le son de cloche d’une seule moitié d’humanité. L’anxiété face au féminin est déjà vive chez le commun mâle des mortels. Elle devient exponentielle chez les philosophes, êtres intransigeants par nature. » Ils ont résolu, jusqu’ici, le problème avec la même intransigeance : les hommes règnent sur l’esprit, les femmes enfantent…

Une théorie… loin de la pratique

Parcourir le panthéon philosophique d’Aude Lancelin et Marie Lemonnier conduit très vite à cette conclusion : les philosophes n’ont pas beaucoup de leçons à nous donner. À tout seigneur, tout honneur, commençons par Platon (427-348 av. J.-C.), auteur du mythe fondateur suivant : à l’origine, l’homme était une sphère, que le facétieux Zeus a jugé bon de couper en deux; depuis, nous cherchons de par le monde notre moitié manquante, qui nous attend sans doute quelque part. Dans la pratique, pour Platon et ses camarades du Banquet, l’amour physique est le meilleur moyen pour accéder au divin. Or chez les penseurs grecs, il faut, pour y parvenir, passer par (sur) le corps de jeunes et beaux éphèbes, en aucun cas par le féminin, voué à la triviale reproduction.

Ils sont fous, les Romains ? Pas tant que ça : observons Lucrèce (v. 98-55 av. J.-C.). Pour lui, il n’y a rien à attendre de l’amour, sinon la certitude de « rater l’“ataraxie”, ce calme souverain, cette indépendance féroce », cette absence de trouble, bref toutes les qualités qui font la bonne vie prônée par la sagesse antique. Le salut, selon Lucrèce, face aux exigences irrépressibles de la chair ? Une sexualité libre et plurielle, qui ne s’encombre pas de sentiments sirupeux. Après tout, il n’aurait pas désavoué Marc Aurèle (121-180) qui considérait que le coït n’est jamais qu’« un frottement de ventre avec éjaculation dans un spasme de liquide gluant »…

Le concept du visqueux a dégouliné jusqu’au XVIe siècle, notamment chez Montaigne (1533-1592), qui adorait conserver dans sa moustache, longtemps après l’amour, « l’odeur des baisers gluants ». Sceptique, l’auteur des Essais est sans illusion sur l’amour, pour lui, limité à « une agitation éveillée, vive et gaie ». Il se moque des prudes, « celles qui n’y vont que d’une fesse », mais fait preuve, chose rarissime à son époque, de considération pour le féminin, qu’il place sur un pied d’égalité, et pas seulement en ce qui concerne le sexe. « Il n’a rien de généreux, écrit-il, celui qui peut recevoir du plaisir où il n’en donne point. »

Point de cette générosité chez Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), apôtre de l’égalité de tous devant la loi, mais certainement pas entre les sexes. Père du romantisme, son immaturité sexuelle est légendaire. Il appelait son grand amour, Mme de Warens, « maman » (vu son âge, elle aurait pu l’être). Il a finalement vécu avec une femme qu’il n’aimait pas, dont il eut cinq enfants, qu’il a tous abandonnés. Ce qui ne l’a pas empêché d’écrire des textes admirables sur l’amour et Émile, un traité sur l’éducation des enfants d’une admirable cohérence – théorique.

Rationaliser pour moins souffrir

On ne peut pas, en revanche, reprocher à Kant (1724-1804), l’auteur des Fondements de la métaphysique des mœurs, de manquer de cohérence. Sa vie est à l’image de son œuvre : désincarnée. Il n’a jamais dérogé à sa devise « Agis toujours de telle manière que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle. » De quoi rester intouchable et intouché. Pour rester dans le froid, un mot du Danois Sören Kierkegaard (1813-1855). L’amour occupe une place centrale dans l’œuvre de l’auteur du Journal du séducteur. Tellement centrale que, pour préserver ce bijou dans toute sa pureté, il faut absolument éviter de le consommer. Les amants se rejoindront d’autant mieux dans l’éternité qu’ils ne se sont pas unis dans la réalité…

Nietzsche (1844-1900) donne enfin à l’amour le beau rôle, celui de générateur absolu de toute créativité. Même si, dans les faits, sa vie sentimentale fut un désastre. Celui qui n’attendait pas un quart d’heure pour demander – en vain – la main de la première jeune fille venue, a souffert d’une passion mal récompensée pour la belle Lou Andréas-Salomé, égérie de Freud et du poète Rilke. Il a vécu sous la coupe d’Elisabeth, sa sœur infernale, qui détourna sa pensée au profit des nazis… Heureusement, les couples ne sont pas absents de l’histoire de la philosophie : Hannah Arendt (1906-1975), la plus grande passion de Martin Heidegger, son « battement d’aile d’Éros », dit : « L’amour est en premier lieu la puissance de la vie?; nous appartenons aux vivants du fait que nous sommes sous les ordres de cette puissance. Celui qui n’a jamais subi cette puissance ne vit pas, il ne fait pas partie des vivants. »

Quant à Jean-Paul Sartre (1905-1980), séducteur peu scrupuleux, on peut le prendre en flagrant délit de romantisme dans L’Être et le Néant. Il y décrit l’amour comme une forme de capture subtile. On n’aime vraiment ni un esclave ni un être trop autonome. Il y a un équilibre à trouver, toujours instable, toujours à réinventer. Le fondement de la joie d’amour, ajoute le complice de la « jeune fille rangée », c’est de se sentir justifié d’exister. Le commerce des philosophes a-t-il une utilité dans notre aventure amoureuse ? Pour Marie Lemonnier : « Entre la prise de distance vis-à-vis de ses affects au risque de les dessécher et la passion engluante, il y a un équilibre à trouver. » Pour Aude Lancelin, souriante : « Jusqu’à présent, la rationalisation ne nous a pas préservés des tourments de la passion ! » Toutes deux sont néanmoins d’accord. « L’amour est une guerre, on peut en mourir : pour ce combat, la philosophie est une arme secrète… »

 

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sosie amoureux


Peut-être que ton amant le fait mieux;

peut-être que ton amant t'enlace de son mieux;

peut-être, avec le temps lointain, je serai vieux;

peut-être, qu'un jour prochain, j'irai mieux.

Dans l'éternité, nous étions deux et amoureux;

dans la réalité, nous sommes seuls et valeureux.

 

13:27 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2011

Au bout du tunnel

 

"Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour."

Alfred de Musset

 

 

Au bout du tunnel,

tu devais être à elle.

De ton Coeur et de ta Foi

tu en avais fais ta Loi.

 

Au bout de tes tourments,

tu en avais fait le serment,

elle serait tienne

pour des siècles et des siècles. Amen.

 

Mais voilà que l'ouragan tombe

sur ton nid de colombes.

Et que la nuit transperce de piques

ton amour romantique.

 

Voilà que tu te diriges vers la mort

laissant à un autre ta belle amphore.

Ò Dieu du châtiment,

quel est ce sentiment,

quel est ce reniement,

quel est ce sacrement

de solitude infinie

née de notre amour meurtri?

 

Au bout du tunnel,

elle était ta lumière éternelle.

De ta chaleur paternelle,

elle a enveloppé le lien charnel

et tout restitué en fille à l'Eternel.

H  U  R  T

Seems like it was yesterday when I saw your face
Je revois ton visage comme si c'était hier
You told me how proud you were but I walked away
Tu m'as dit à quel point tu étais fier mais j'étais déjà partie
If only I knew what I know today
Si seulement je savais ce que je sais aujourd'hui
Ooh, Ooh
Oh, Oh

I would hold you in my arms
Je voudrais te prendre dans mes bras
I would take the pain away
Pour ainsi faire partir la douleur
Thank you for all you've done
Merci pour tout ce que tu as fait
Forgive all your mistakes
Je pardonne toutes tes erreurs
There's nothing I wouldn't do
Il n'y a rien que je ne ferais pas
To hear your voice again.
Pour entendre encore le son de ta voix.
Sometimes I wanna call you
Parfois je t'appelle
But I know you won't be there
Mais je sais que tu ne m'entends pas.

[Chorus]
[Refrain]
Ohh I'm sorry for blaming you
Oh je regrette tant de t'en avoir voulu
For everything I just couldn't do
Et de tout ce que je n'ai pas pu faire
And I've hurt myself by hurting you
Je me suis fait du mal à moi-même en t'en faisant

Some days I feel broke inside
Il y a des jours je ressens une déchirure en moi
But I won't admit
Mais je ne l'admettrai jamais
Sometimes I just wanna hide 'cause it's you I miss
Parfois j'aimerais me cacher parce que tu me manques
And it's so hard to say goodbye
Et c'est si dur de dire adieu
When it comes to these rules.
Dans ce genre de circonstance.

Would you tell me I was wrong ?
Me diras-tu quand est-ce que j'avais tort ?
Would you help understand ?
M'aideras-tu à comprendre ?
Are you looking down upon me ?
Me regardes-tu de là-haut ? / M'as-tu méprisé ?
Are you proud of who I am ?
Es-tu fier de qui je suis ?

There's nothing I wouldn't do
Il n'y a rien que je ne ferais pas
To have just one more chance
Pour avoir seulement une autre chance
To look into your eyes
De revoir ton regard
And see you looking back.
Et le voir rencontrer le mien.

[Chorus] (Reprise)
[Refrain] (Reprise)

If I had just one more day
Si seulement je pouvais te faire revenir un seul jour
I would tell you how much that I've missed you
Je te dirai ô combien tu me manques
Since you've been away
Depuis que tu es si loin
Ooh, it's dangerous, it's so out of line
Oh c'est si irréel, si incongru
To try and turn back time
De vouloir essayer de retourner dans le temps.

I'm sorry for blaming you
Je m'excuse tant de t'avoir condamné
For everything I just couldn't do
Et de tout ce que je n'ai pas pu faire
And I've hurt myself by hurting you
Je me suis fait du mal à moi-même en t'en faisant

 

13:30 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)

27/11/2011

Hannibal Kadhafi: que fait la Suisse?

 

Après la chute du régime de Muammar Kadhafi, on doit s'interroger sur les suites politiques de "l'affaire des otages". La Suisse va-t-elle déposer une demande d'entraide judiciaire à l'Algérie pour que Hannibal puisse être jugé un jour sur l'acte d'accusation d'enlèvement et de prise d'otage de ressortissants helvétiques? La Suisse n'est pas la Libye et le gouvernement algérien ne peut se dédouaner sur la base d'un manque de crédibilité de la justice helvète pour prétexter un quelconque veto à cette demande.

Madame Calmy-Rey sera-t-elle la ministre qui fera cette demande d'entraide judiciaire juste avant son départ du Conseil fédéral? On peut se poser la question.

Hannibal ne mérite pas sa liberté. Comme le reste du clan, il doit passer devant la justice des hommes. En Suisse, deux familles ont vécu deux années terribles à cause de ce triste personnage. Pouvons-nous encore laisser Hannibal se vautrer dans son luxe et et son cynisme sans limite? La Suisse a été humiliée par ce monsieur. Aujourd'hui, il est temps pour lui de rendre des comptes à son pays et à la Suisse.

 

14:17 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Love you the sex machisme?

James Brown n'est plus là pour nous faire danser sur son "Sex Machine". De nos jours où les statistiques font dire aux hommes qu'ils sont à peu de choses près tous des salauds qui agressent le sexe féminin, il fait bon d'entendre ce funck jazzy d'un autre temps. Car aujourd'hui, les hommes sont fatigués de passer soit pour de gentils inoffensifs rejetés des womans, soit pour des bad boys à l'attraction fatale.

 

Biens de consommation

promotion canapé

poupée siliconée

cougars en chasse

casse-croûte pour la nuit.

Sortez couvert

et tous à découvert.

Va y avoir de la meuf.

 

Il y a des keufs à nénés

partout aux entrées

qui surveillent de près ton coeur.

Tu pourrais bien tomber en miettes.

T'arrête plus sur les midinettes.

Elles n'aiment pas les gentils,

les doux, les romantiques.

Elles veulent que ça saigne.

Et du sang, il y a partout.

 

Bang Bang!

Choisis bien ton gang.

Les gangsters de la nuit

sont sortis.

Et toi le gentil,

t'aurais du prendre un flingue

pour la garder dans ta zingue.

Car jouer à Gandhi

entouré de grands bandits

c'est comme si le Christ

avait été chef de gang

au lieu d'être lui,

cool avec les filles

mais honnête en amour.

 

00:26 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)