01/12/2011

Désert Désespérados

 

Novembre Noir, sans eau, comme un Sahel de nos coeurs en souffrance. Novembre Noir, dépouillé, qui va finir. Décembre Blanc, décharné, qui vient mourir à sa jouissance floconneuse. Comme un Noël qu'on attend plus tant le dégoût et l'échec sont immensément suspendus aux étoiles de notre sapin féérique. L'amour d'un nouveau-né qu'elle attendait avec joie dans le creux de ses reins et qui sera mort de soif, avorté dans le désert des sentiments évanouis. Octobre de révolution et mes yeux effarés devant l'injustice commise et l'arrache-coeur. J'étais parti en terre promise avec elle trouver et prendre notre coin de paradis. Je vivais comme ces enfants du désert Désespérados qui tentent de faire de leurs soyeux ricochets des mirages d'eau désertique sur le visage extatique d'une sainte vierge noire. De leurs prunelles joyeuses, des cierges s'illuminent devant l'autel des miracles perdus, des joyaux d'humanité fleurissent de leurs coeurs enchantés mais plus personne ne les entend. Qui sait encore aller à la source des femmes et aimer dans les yeux rieurs des enfants du monde abandonné? Au cinéma, le sublime. Dans la réalité, l'habit déchiré des épouses abimées et la déprime tenace des hommes sacrifiés. Rejoindre à la fin du scénario tous ces mômes sur leur îlot en perdition pour préserver nos âmes de la folie meurtrière.

 

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