05/01/2012

7 seconds chance with Djemâa

 

L'heure d'hiver a sonné de tout nous dire.

Et je reste sonné devant ton sourire

malgré nos larmes et le désert

dans lequel le capitaine nous a plongé en enfer.

 

Je rougis de grande timidité

devant tes mots fort déshabillés,

et je les rhabille, faible de ma belle nudité,

restant pur et chaste de péché

devant la virginité de ta neige blanche.

 

Nous sommes lilliputiens nés à la marge de ce monde,

chassant les géants, les pieuvres, et les tyrans.


Un grand écrivain a écrit un jour

que c'est dans le blanc de ses marges

que le monde tenait sa route et sa ligne de front,

debout, fier, sans jamais reculer,

continuant à vivre et à aimer,

refusant à jamais de se coucher

devant quiconque voulût rompre sa jonque

même s'il se trouvait fatigué de nuit en Asie,

même s'il ne pensait soudain qu'à baiser de jour

dans les petites rues de Singapour

plutôt qu'à aimer d'un seul baiser sans retour

dans La mer des Caraïbes.

 

Se perdre et renaître, puis mourir enfin.

Solitaires et solaires, la fille éclose et le garçon libertin.

 

Ce monde en marge du monde

qui cherche sa liberté féconde

pour battre le fer et rompre les chaînes

de celles et ceux qui sont tombés en peine.

 

Nous sommes les voyageurs clandestins,

les hors-la-lois citadins,

les mutins montés sur le navire « La Julie »,

et nous angoissons notre Capitaine des Sots

à chaque fois que notre encre fraîche

saigne et sèche rouge vive sur la page d'accueil.

 

Nous sommes des vampires modernes

sortant de nos cercueils d'or nos histoires gore

et nous remontons du royaume des morts

pour chanter notre cri anti-Matamore de la liberté.

 

Pleutre? Neutre?

Non. Plutôt mourir sur le champ

que vivre sans justice, sans conviction et sans idéal.

 

Vive le monde de la blogosphère!

 

(voir le billet de Djemâa « L'enfer de la blogosphère »)

 

7 Seconds (7 Secondes)

Don't see me from a distance
Ne me regarde pas de loin
Don't look at my smile
Ne regarde pas mon sourire
And think that I don't know
En pensant que je ne sais pas
What's under and behind me
Ce qui est au-dessus et sous moi
I don't want you to look at me and think
Je ne veux pas que tu me regardes et penses
What's in you is in me
Que ce qui est en toi est en moi
What's in me is to help them
Ce qui est en moi est là pour les aider
I assume the reasons that push us to change everything
J'ai supposé les raisons qui nous poussent à vouloir tout changer
I would like us to forget about their color
J'aimerais que nous oublions leur couleur
So they can try to be optimistic
Pour qu'ils puissent être optimistes
Too many views on rave that make them desparate
Il y a trop de paroles dites dans la colère, ils sont désespérés
Let's leave the door wide open
Laissons les portes grand ouvertes
So they can talk about their pain and joy
Pour qu'ils puissent parler de leurs douleurs et joies
Then we can give them information
Puis on pourra leur donner de l'information
That will bring us all together
Qui nous rassemblera tous ensemble

[Chorus]
[Refrain]
It's not a second
Ce n'est pas une seconde
7 seconds away
7 secondes de cela
Just as long as I stay
Simplement tant que je reste
I'll be waiting
J'attendrai

Nothing can move us, we should be moving
Rien ne peut nous ébranler, nous devrions nous bouger
From the ones who practice wicked charms
Loin de ceux qui pratiquent les mauvais sorts
For the son and the stone
Pour le soleil et la pierre
Bad to the bone
Mauvais jusuq'au sang
Man is not evil, even when it's born
L'homme n'est pas maléfique, même quand il naît
And when a child is born into this world
Et quand un enfant naît dans ce monde
It has no concept
Il n'a aucun concept
The tone the skin is living in
Que la couleur de la peau déterminera son destin

[Chorus]
[Refrain]

There's a million voices
Il y a des millions de voix
There's a million voices
Il y a des millions de voix
To tell you what she should be thinking
Pour te dire ce qu'elle doit penser
So you better sober up for a second
Alors tu devrais te dégriser, juste pour une seconde

 

18:21 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Merci le poète pour ces tendres mots qui consolent et qui font que l'on se sent moins seuls à converser avec les étoiles.

Écrit par : djemâa | 05/01/2012

De rien, Madame. La lune chemine dans le creux de mes mains par amour au féminin.

Écrit par : pachakmac | 05/01/2012

@pachakmac
Oui tu sais que c' est impossible de ne pas être jaloux alors t' as besoin de le confirmer pour être sûr d' être aimé. Pourtant j' étais contente aujourd'hui d' avoir réussi à m' éloigner de ça mais y a toujours ce pacha qui veut que je me ramène à son rythme. JALOUX.

@djemâa
Vous êtes sympa.

Écrit par : Cristal Gagnante | 05/01/2012

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