22/01/2012

Concordia: Merci les sauveteurs de la restauration-hôtellerie

 

Costa Concordia. Honneur à ma profession. Honneur aux gens de l'hôtellerie-restauration qui sauvent leur honneur et montrent le cran de notre métier souvent mal rétribué, aux horaires pénibles, aux vacances et jours fériés toujours décalés, aux tâches ingrates parfois. Merci amies et amis Philippins et autres nationalités qui avez été solidaires des passagers en détresse. Vous êtes la fierté de notre profession.

Ci-dessous, un nouveau témoignage émouvant de Julien Fourquet, un cadre de la société Raimondi, qui se trouvait à bord du Concordia pour un séminaire. L'extrait ci-dessous se retrouve dans le témoignage complet de cette personne sur 20 Minutes.fr

«Arrivés sur le pont, Il n’y avait aucun personnel gradé, seuls ceux que l’on a appelé les «Philippins», cuisinier, serveurs… avec des gilets de sauvetage, qui essayaient de débloquer les chaloupes en frappant avec des haches. Certaines tombaient, se fracassant sur les rochers…»

«Moi aussi je suis enceinte !», hurle cet homme de 40 ans

Du côté des passagers, l’affolement tourne à la panique, provoquant des scènes auxquelles Julien Fourquet et ses amis assistent révoltés: « Certaines réactions étaient inhumaines: des gens repoussaient des enfants pour prendre leur place dans les chaloupes ! Nous-mêmes avons voulu faire passer en priorité la dame de notre groupe qui était enceinte; un homme d’une quarantaine d’années l’a écartée en hurlant : «Moi aussi, je suis enceinte !» Là, ça a été un moment très difficile.

«C’est à ce moment-là que nous entendons une voix, «celle d’une dame, une cuisinière, je crois qui nous appelait de l’autre côté du bateau». En suivant cette voix, les deux collègues passent d’un bord à l’autre et du 4e au 3e pont. «Et là, commente ému le salarié qui commençait à perdre espoir, on voit, je n‘ose pas dire une haie d’honneur, mais un cordon formé par les serveurs, les cuisiniers… Calés sur l’extérieur du bateau pour nous empêcher de tomber, ils nous guidaient vers des chaloupes qui étaient à la mer. L’eau était en train de monter sur le pont n°3…»

A la lecture de ce témoignage, on se rend compte qu'il y a plus lâche et plus salaud que le Capitaine. Schettino aurait-il eu le mépris et la honte de repousser des enfants pour prendre leur place sur une chaloupe? On ne connaîtra jamais la réponse. Mais une chose est certaine. On pourrait aussi juger ces hommes qui n'ont point porter assistance aux enfants et aux femmes en situation de faiblesse. En danger, un homme est sensé être le capitaine de lui-même et devenir le secouriste par excellence de chaque femme et de chaque enfant. C'est la loi de Dieu et la loi, non inscrite au fronton de la justice humaine, des hommes qui le veut ainsi.

15:51 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

ça donne des frissons
la glace...rompue

Écrit par : Cristal Gagnante | 22/01/2012

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