11/03/2012

Sarkozy: non, non, rien à changer tout peut continuer

Le miracle Sarkozy. La poudre à lessive qui lave plus blanc que blanc. Il est fort dans sa communication, Nicolas. Il est fort en émotion ("aidez-moi, j'ai besoin de vous"). Il ne va pas jusqu'à rajouter: "Ô secours". Cela ferait navire en perdition finale.

Il n'a pas eu besoin des chômeurs pendant toutes ces années, pas eu besoin des 50% de jeunes formés, diplômés qui ne trouvent pas de boulot et les 25% autres qui sont exploités honteusement en effectuant des stages à durée déterminée, et nettement sous-payés. A quelles occasions Nicolas Sarkozy s'en est-il pris réellement aux grandes entreprises du CAC 40 et aux banques en quasi faillites avant que les Etats viennent à leur secours durant sa Présidence? Quand Nicolas Sarkozy a-t-il trouvé le temps de dire aux chômeurs que l'Europe allait changer, allait produire mieux et plus sur le territoire de France pour retrouver la croissance économique au lieu de soutenir les fermetures d'usines, les délocalisations à outrance, lutter contre les contrats de travail de plus en plus flexibles, précaires, et d'une rénumération souvent honteuse? La France sous Sarkozy, cela a été comme l'Italie sous Berlusconi. Place aux people, argent et gloire aux V.I.P., mépris des couches défavorisées ou marginalisées, reproches à celles et ceux qui ne s'en sortent pas, les working poors, et les "profiteurs", celles et ceux qui n'arrivent plus jamais à trouver du travail. Quand Nicolas a-t-il dit à tous ces Français et Françaises là: "Je vais être le Président de tous, et je vais m'adresser à une Europe solidaire plutôt que cette Europe suicidaire qui a mené librement son deal financier pendant des années et des années non pas pour donner protection et pouvoir d'achat aux peuples mais pour pouvoir enrichir les banques, les traders, les conseils d'administration, les PDG des grandes firmes aux parachutes dorées et aux primes absolument scandaleuses.

Alors qu'en Allemagne les syndicats ont obtenu le partage des bénéfices par des primes réparties à tous les employés, la France des riches a racketté ses employés. Il ne faut pas mentir au peuple. Il faut regarder les choses en face. Tant de souffrance dans ce pays, et le Président des Français n'aurait pas sa part de responsabilité dans ce fiasco? Un Président qui était déjà aux affaires sous Chirac, avant sa Présidence?

Nicolas promet beaucoup de changements. Mais plus personne n'est dupe de ses promesses. Et même si on aimerait bien le croire, le peuple a peur. Peur qu'il mente encore une fois à tous et que ces cinq prochaines années à venir soient encore celles des profiteurs de l'ultra-libéralisme qui engrangent bien plus de milliards que les gens ne trouvant pas de travail, se trouvant exclu du système, appauvris (je le répète, 75% des jeunes Français n'ont soit pas de travail soit un statut de stagiaire où les profiteurs du système ne sont pas celles et ceux qui ne veulent pas travailler mais des boss qui tirent un maximum profit du vivier de jeunes dynamiques et bien formés qui rapportent gros à l'entreprise pour peu de responsabilités sociales et salariales en retour).

Nicolas Sarkozy, j'aimerais bien vous croire. Hélas, je crois que quelqu'un d'autre ajourd'hui mérite sa chance. C'est comme cela que toute entreprise responsable fait quand son directeur ne donne pas satisfaction en cinq ans de gouvernance. Licencier le directeur pour ne pas couler l'entreprise et le remplacer par une étoile montante. Si la France ne vous licencie pas. C'est qu'elle n'a pas envie de retrouver sa place, son degré de compétence et de maturité qui l'éloigne des affaires troubles, du copinage et du pistonage et qu'elle reste sous l'influence d'un Président beau parleur qui leur fera encore boire la tasse. Si vous passez, Monsieur le Président, vous aurez 5 ans pour montrer que vous pouvez devenir un autre Président des Français. A plus de 50 ans, peut-on vraiment devenir un champion du peuple plutôt qu'un champion du CAC 40 et des bureaux d'affaires?

Je vous laisse honnêtement le temps d'y réfléchir et d'apporter votre réponse...Peut-être, si les Français vous croient, durant les cinq années à venir.

 

"Nos valeurs correspondent à l'idée que chaque être humain est en soi un absolu. Il peut être malade, paralysé, sans capacité de production, génial, formidablement entreprenant... Il n'y a pas de différence, pas de balance où l'on pèse celui qui sert et celui qui ne sert pas. On ne peut soutenir l'un et abandonner l'autre. Et c'est cela notre choix".

François Bayrou

 

Commentaires

T' es beau Pacha ! Et par l' émotion qui parle en ce billet.
Bonne soirée.
Qui est-ce qui chantait " passe le message à ton voisin " ?
Je crois que c' est tonton David. Normal de le citer, droit d' auteur oblige.
Bisou autant à toi qu' à ton coeur.

Écrit par : Cristal Gagnante | 11/03/2012

Cher Pachakmac, si vous le voulez bien... Je vous adresse...
Encore une petite note pour la nuit attentive et patiente.
Ce soir, voyez-vous par la fenêtre de mon train à l' arrêt, je suis juste partante pour vivre avec mon chéri... Je m' explique... Par cette nouvelle...J' imagine assez bien impressionnante comme ça... Vous pourriez le mettre au courant ?
Si je vous parle d' une façon tranquille, cette fois-ci dans mes propos... C' est que... Attention...
Voilà, c' est pour ainsi dire la raison de mon charabia d' aujourd'hui:)
Je vous le dis car quand ce sera officiel, vous serez invité à participer à la fête avec votre chérie...
C' est mon élan et ma ferveur qui me fait dire ça.
Après, c' est vous qui avez le temps d' en parler à ma place.
Je vous attends sur la voie de l' espoir qui vous importe.
Car vous savez maintenant où j' en suis

Écrit par : Cristal Gagnante | 11/03/2012

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