13/03/2012

Le grave secret de Kadhafi ne fera pas tomber Sarkozy

 

C'était il y a un an. Mouammar Kadhafi disait détenir un lourd secret sur le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, un secret qui ferait tomber le Président français.

Aujourd'hui, le site Médiapart a relancé l'affaire avec des documents de "preuve". Le Président Sarkozy juge grotesque l'affirmation qu'il a touché 50 millions du Guide libyen. Il trouve même assez scandaleux que TF1 et Laurence Ferrari osent la question sur le sujet. Crime de lèse-majesté, sans doute.

Mais en France, le roi peut commettre des bêtises et des extravagances aussi grosses que le palais de Versailles. Il ne tombera pas. 1789. Le peuple a compris. Il prend la Bastille. 2012. Le peuple dort-il?

Pendant ce temps, l'Europe se fâche avec le Président français et ses délires contre Schengen.

Le Président est fiévreux. Il devrait s'aliter et faire de la place à François Bayrou. Mais le roi ne quittera pas son Etat de son plein gré. Donc ce sera à François Bayrou et ses troupes de conquérir la Bastille. Sinon, cinq ans de Sarkozysme ou de socialisme sauce Hollandaise feront de la France le pays qui fera tomber l'Union européenne.

10 mars 2011:

Suite à la déclaration de reconnaissance du Conseil national de transition libyen comme représentant légal, le régime de Kadhafi a affirmé qu'il possédait un "grave secret" qui entraînerait la chute de Nicolas Sarkozy. L'agence officielle du régime libyen Jana a annoncé avoir "appris qu'un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale".

"Et je peux témoigner de la collaboration des services français avec les services libyens pendant les quatre années où j’étais ministre de l’Intérieur. J’ai dit au président Kadhafi, combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des Droits de l’Homme dans tous ses aspects, tout ce qu’il restait à faire. Mais à l’inverse, que dirions-nous aujourd’hui aux dirigeants iraniens si nous ne tendions pas la main au dirigeant libyen qui a choisi lui-même de tourner le dos à l’arme nucléaire et au terrorisme ?"

Nicolas Sarkozy, 10 décembre 2007 lors de la visite du Guide libyen à Paris. Depuis, il a largement changé d'opinion sur le Guide libyen qui en est mort. Sarkozy a peut-être cru que Ben Ali, Moubarak, et Kadhafi ne tomberaient jamais et qu'il fallait donc être ami-ami avec eux.


Le fiasco total d'une politique gouvernementale intervient quand le peuple décide de faire sa Révolution. La France serait-elle plus bête que la Tunisie, l'Egypte, ou la Libye? La France croit-elle vraiment en Nicolas Sarkozy? Si oui, on lui laisse le choix de son destin. Si non, peut-elle donner sa voix à un homme sur lequel un lourd secret sera peut-être mis à jour après l'élection présidentielle? Est-ce moins grave que l'affaire DSK, qui a exclu Strauss-Kahn du FMI et de sa course à la Présidence, si Nicolas Sarkozy a reçu 50 millions d'euros de Muammar Kadhafi pour financer sa campagne en 2007?

 


Voyage en Libye en 2007. Notez le sigle "USA" sur l'avion écrasé en arrière plan...

Auriez-vous, comme Sarkozy, posé avec Kadhafi devant l'avion écrasé américain?

Impartialité d'un Président? Non. Duplicité. Tout simplement.

 

Quel est le fondement du sarkozysme ?
C’est sa conception de l’homme. Chaque discours, chaque programme, chaque promesse, chaque acte posé depuis cinq ans – mais les racines sont plus anciennes – dessinent la figure d’un homme particulier. Nous sommes toujours aux antipodes de l’humanisme et de ses valeurs de compréhension, d’espoir et de confiance. La société qu’on nous propose est celle de l’émotion, de la méfiance et de la peur au service d’un individu à la recherche permanente de la réussite, de la richesse, dans un monde de compétition acharnée. Le sarkozysme repose sur une vision frileuse et parcellisée de l’humanité où pointe toujours un ennemi potentiel. Il y a toujours un Autre inquiétant et menaçant : l’immigré, l’étranger, le chômeur, le délinquant, le fraudeur, le malade mental…
Au lieu et place d’un pays solidaire où tous les hommes – surtout les plus pauvres, les plus démunis, les plus frappés par la crise économique ont leur place –, le sarkozysme dessine une citadelle assiégée qu’il entoure de remparts, une nation divisée qu’il divise encore plus, une France de la performance où la fraternité est ridiculisée en assistanat. Ont ainsi fleuri, entre autres, ce débat pervers sur l’identité nationale, dont on a osé faire un ministère, ces propos honteux sur des civilisations inégales pour fustiger une fois de plus l’islam. Le sarkozysme n’a ainsi cessé d’utiliser les mots et les idées de l’extrême droite. « Quand on aime la France, on veut que la France soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle », disait encore Nicolas Sarkozy il y a quelques jours à Marseille, avant que ne resurgisse la polémique pathétique sur la viande hallal…

Lire tout l'article "La chute de Sarkozy ne signifiera pas la fin du Sarkozysme" sur le site "Résistance Inventerre"


 

Plus la campagne avance, plus le train démagogique déraille dans les entrailles de l'enfer. Croix de moi, croix de toi, si je dis vrai nous tiendrons tous les deux sur un trapèze.

 

 

 

Commentaires

Je te croix.

Écrit par : Cristal Gagnante | 13/03/2012

Vous connaissez la vertu à la carte ?
MMMiam Miammm.

Écrit par : Cristal Gagnante | 14/03/2012

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