06/04/2012

Bayrou Mordicus seul à sauver la France

François Bayrou perpétue sa volonté de faire cavalier seul. Mordicus. Il a raison dans ses intentions d'être le chevalier blanc qui ne tombe pas dans la compromission des petits arrangements électoraux. Il a tort dans son attitude figé. Il est dans le déni de réalité le concernant directement. Les Français ne lui donnent pas leurs voix, sauf 10% d'entre eux selon les sondages. On pourrait dire "pas encore" si François Bayrou bénéficiait d'une marge de manoeuvre importante dans les quinze jours qui viennent. Hors le temps presse pour modifier et renverser la table. Les Français préfèrent actuellement la démagogie des Mélenchon et Le Pen ou le "StandBy" de Sarkozy et Hollande. La sagesse Bayrouiste n'attire guère. La France ne veut peut-être pas du Gandhi français. Pas encore. Peut-être jamais.

François Bayrou a pourtant l'opportunité de tenir tête à Sarkozy. De devenir son Premier Ministre avec une grande marge de manoeuvre dans l'action. Car Nicolas Sarkozy est en état de faiblesse pour le second tour. La France lui dit encore non et préfère François Hollande. Hors Bayrou est le politicien en fonction le plus apprécié des Français. Son poids est considérable dans l'appréciation que se feront les Français en cas d'une dynamique de second tour Sarkozy-Bayrou. A Bayrou de faire sauter le verrou de sa résistance à Nicolas Sarkozy tout en négociant sans compromis un poste de Premier Ministre. C'est à prendre ou à laisser plus pour Nicolas Sarkozy que pour lui qui ne serait pas au second tour. Sa position d'éliminer lui serivrait paradoxalement à imposer son point de vue et une bonne partie de son programme à Sarkozy. Cela se jouera à quitte ou double. Si la gauche passe, la droite pourra se mordre les doigts. Elle a en François Bayrou l'homme Ministre des humanités. Elle a en Nicolas Sarkozy l'homme Président qui réfléchit à devenir un Président différent.

Entre les deux hommes, un destin commun semble les souder l'un à l'autre. François Bayrou ne peut pas revenir sur ses engagements de sauver la France. Donc sa participation au Gouvernement s'impose. Nicolas Sarkozy ne peut et ne veut abandonner la France. L'UMP pourrait imploser. Le centre se refaire. Mais à quel prix? Cinq ans de perdus? Peut-être dix? Et le Grand Soir de Mélenchon, dans l'autre camp, se heurtant à la Jeanne d'Arc de l'extrême droite de façon frontale? Une guerre civile? Nicolas Sarkozy et -François Bayrou peuvent-ils, par fierté et manque d'ouverture réciproque, laisser faire ce désastre-là en France?

 

Commentaires

je peut comprendre ce que vous voulez dire ! merci beaucoup pour cet grand effort

Écrit par : moving companies | 15/04/2012

Les commentaires sont fermés.