14/04/2012

Bayrou l'Iceberg; l'UMPS et le Titanic

 

Nous en sommes là. A huit jours de l'élection présidentielle. A une nuit du naufrage du Titanic. Il y a cinq ans se détachait complètement un candidat à l'élection présidentielle 2007 de la structure d'acier bâtie sur le triomphe de l'architecture mégalo de Nicolas Sarkozy. Tout le monde venait alors à lui. Tout le monde courtisait la nouvelle star de la politique. Les journalistes en premier qui courraient après lui...même à cheval. Partout. De la Camargue à Paris en passant par Marseille. Le gourou de la politique s'imposait comme un prophète politique d'un nouveau genre. Style agressif, gueule de boxeur ou de petite frappe de cinéma, un Belmondo de la politique crevait les écrans plasma et séduisait les femmes comme les hommes. La flamboyante structure toute neuve de Sarkozy s'imposait face à sa rivale Blanche-Neige, Alice au Pays des Racailles, Bécassine, c'est selon comment ses ennemis voulaient bêtiser la leader socialiste, Ségolène Royal.

Tout se figeait alors. Les cabines du parlement français dégageaient alors une odeur de glace. Beaucoup prédisait pourtant le Sarkophage de la Nation. L'Iceberg se détachait en même temps de sa banquise centrale et venait à la rencontre du « France » sachant exactement le moment, l'heure et le jour ou la collision prendrait sa réalité avec le peuple. Mais ce peuple le reniait comme une menace diffuse et sans grand pouvoir. Que venait foutre ce résidu de glace sur la route de la « Croisière s'amuse », ode à l'action du plus grand petit mégalo que la France ait produit depuis Napoléon? « Air Sarko One » et sa suite nuptiale. Tout le monde connaît le style. Certains aiment. D'autres haïssent. Le « France » refait banquet pour la dernière fois ce dimanche à Paris. L'UMPS rassemble pour un ultime repas communautaire à la gloire du « France ». L'orchestre y tient son rôle sur sa gauche du côté des Fanfan la Tulipe. Tout le monde est satisfait. Presque tout le monde. Les prophètes de malheur ont parlé. Les horoscopes, les voyantes, les diseuses de bonne aventure ne racontent plus un destin futur heureux pour ce peuple frivole. Pas davantage de balivernes. L'oracle de Delphe, Jacques Attali, a parlé. Comme les autres diseuses, il prévoit la catastrophe pour « Le France ». A tribord, Le Capitaine Sarkophage animé par sa Marine du « France de Jeanne d'Arc » ennemi des Anglais, prétendant à sa propre succession, harangue le peuple: « Nous allons vaincre! A bâbord. Le challenger « Tulipe de Hollande » enivre de rhum subventionné ses partisans habité d'un parfum racoleur et animé par le bateleur Mélangeons Meschansons « Nous allons vaincre! ». Au gouvernail, plus personne. Le peuple chante et boit de tout son soul aux bonnes paroles des Maîtres de Capharnaüm. « The Voice », ce soir, complète l'équipage du « France » et notre plaisir à aimer la France et ses chanteurs et chanteuses sublimes au moment de couler.

Et voici l'Iceberg du « France ». Celui qui revient du froid électoral prêt à faire rendre gorge à l'UMPS. Il ne fera peut-être qu'une petite brèche dans la carcasse à caissons étanches du système. Mais cette petite brèche de 10% sera suffisante pour ébranler tout l'édifice et le faire partir par 5000 mètres de fond dans les abîmes de l'Histoire. L'Iceberg Bayrou est un Roc de granite. Rien ne sert de vouloir le détourner de sa trajectoire. Il a rendez-vous avec l'Histoire. Il est sur la trajectoire et va percer cette foutue coque construite par l'arrogant système UMPS:

Passagers du "France", préparez tous vos gilets de sauvetage orange et soyez prêts à sauter dans les canots du MoDem. C'est votre chance de survie politique à l'hécatombe après le passage de l'Iceberg. Bonne résurrection à toutes et à tous.

 

Commentaires

Autrefois, je poussais ma passion d'être remarquée par le chant parce que personne ne m'offrait la simplicité d'une étreinte toute particulière.
Je voulais qu'on sente mes offres et demandes de bien-être... Plus loin que les apparences d'une chercheuse d'or... Alors...
Alors maintenant que ma voix est là sortie du fin fond de la mort pour des bases solides ou faire avec ce que j'ai sans mettre la barre trop haute pour ne pas (m')abuser, mes directives se tempèrent. Mes inquiétudes se sont estompées pour une vraie vie. Je n'ai fait que mettre le paquet pour qu'on entende le minimum dont j'ai besoin : l'étreinte ! Et qui l'a trouvé ? Hein !
Oui, c'est mon amour ! D'où un besoin second et pas premier d'être adulée ou d'aduler. Je veux juste sentir d'abord la profondeur du minimum de la tendresse. Et qui sait qui dit tout le temps qu'il aime vivre avec un minimum ? Oui, c'est mon amour ! Je veux prendre soin parce que je commence à savoir comment on fait pour y arriver, merci.

Écrit par : Cristal Gagnante | 14/04/2012

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