07/05/2012

La signature Sarkozy et déjà la rature Hollande

 

L'axe Berlin-Paris avait choisi le plan d'austérité pour contrer la catastrophe sous l'impulsion du couple Merkel-Sarkozy. La frugalité hollandaise vient semer un peu plus la zizanie dans la politique européenne à suivre. Le yaourt grec a rencontré ce dimanche le flan hexagonal pour soutenir une croissance artificielle aux pays des merveilles subventionnées afin de creuser encore les déficits des Etats. Merkel n'en veut pas. Elle sait le drame des plans kolkhoziens fussent-ils remixés pour les temps modernes. Elle voudrait éventuellement une France qui tente d'oublier ses utopies réalisées sur le succès des trente glorieuses, retraite à 60 ans, les 35 heures de travail hebdomadaire pour tous, ses contrats de travail inflexibles, ses maxi vacances et ses grèves géantes. Mais Hollande ne va quand même pas désavouer Mitterrand et son idéal rose. Il ne va pas non plus prendre le risque de devenir impopulaire comme Sarkozy. Il n'est pas allé jouer le flambeur au soir de son élection dans un quelconque foutoir à pognon ni griller sa popularité comme un joueur de casino qui lance sa roulette russe d'épouse sur la piste d'un yacht luxueux en risquant sa crédibilité présidentielle. Non. Un flan socialiste ça aime d'abord les barquettes aux framboises genre Ségolène et les corps intermédiaires qui défendent le travailleur mais démontent les patrons d'entreprises pour cause de richesses excessives même si le boss en question gagne à peine plus que le cadre moyen de son entreprise. Parce que chez les socialistes on a souvent aucune pitié pour le petit boss qui fait faillite sur soupçon d'incompétence mais beaucoup d'indulgence pour l'ouvrier qui perd son emploi...même par sa propre faute. Parce que le patron, quand il perd, c'est un raté de la société. Alors qu'un employé cela reste une victime...un peu à l'image du rapport homme-femme. Et quand le boss réussit il devient un gros bourge voleur et abuseur de main d'oeuvre. Bref, un patron, pour un socialiste moyen à la Mélenchon, il n'apporte jamais rien de bien au pays. La preuve, Sarkozy le big boss a fait faillite. Aucune pitié. C'est bien de sa faute. Il l'a avoué lui-même comme tout bon patron qui se respecte. C'était lui le responsable et il a conduit la France dans l'ornière. Sarkozy est un boss. Mort au boss flambeur et sa Rolex. Hollande, lui, est un camarade. Longue vie au Vélosolex...même si son moteur tousse et entraînera plus tard le fascisme au pouvoir.

Merkel aime bien les patrons et les ouvriers. C'est une boss. Elle vient de l'Est. Elle sait ce que le communisme des camarades a amené comme dégât dans son pays qui était alors l'Allemagne de l'Est, Elle sait aussi ce que les ouvriers ont besoin comme sécurité syndicale et ce dont ils ne doivent pas exiger au-delà du fonctionnement économique correcte d'une société ouverte et libérale soumise à la mondialisation des échanges. Etre un peu solidaire avec les peuples d'ailleurs, c'est aussi savoir partager et respecter les droits économiques de chaque citoyen de la Terre ... Vaste programme d'investissement personnel dans un monde en crise. Où placer le curseur de notre propre liberté économique? Entre l'austérité de nos gains et dépenses qui nous réduisent à peu de chose socialement ou nos appétits gargantuesques qui sont des comportements prédateurs, quelle est notre droit individuel à la consommation sans se sentir coupable de gaspillage et d'exploitation de l'Autre comme des richesses naturelles de la Terre?

Merkel est un boss comme Sarkozy. Elle se retrouve avec le yaourt grec qui s'en va faire paître sa brebis et faire trempette dans la Mer Egée. Le flan français vient de plonger avec tuba et lunettes dans le Grand Bleu de la Méditerranée. Le flanc du sud ne va guère mieux côté plongée en eaux troubles et corrompues après le départ imposé du big boss mafieux. Plus à l'Ouest, l'Espagne et le Portugal ne réitèrent pas leurs grands exploits de jadis et leurs conquêtes navales mondiales. Au nord, une autre Hollande fait diversion avec son extrême droite ravageuse. A l'Est, la Hongrie a pris l'option d'un Sarkozy puissance dix au pouvoir. Cela n'a pas du tout gêné les Hongrois. Mais en France, on rêve toujours au Grand Soir version Lénine. Si loin de nous ce temps du communisme triomphant. C'était il y a un siècle...Un autre communisme peut naître...tout neuf, tout rose, tout frais, tout beau...

La France Backwards de Hollande est d'une nostalgie à couper le souffle libéral de l'Europe. Une nostalgie de 100 ans...contre la nostalgie du premier jour après la chute d'un chef d'Etat qui a fait rayonner la France internationale en Europe et dans le monde après un départ chaotique et un final dans la relance.

Le flan communiste, devant un panzer économique, il s'effondre ou il esquive? Nicolas Sarkozy ne dira plus rien. Pourtant on peut imaginer sa cinglante réplique.

"Ni l'un ni l'autre. Il a de la repartie. Moi, président de la République je"

 

Commentaires

Contente de vous, votre chaleur.
Merci pour ça.
Bien.

Écrit par : Cristal Gagnante | 07/05/2012

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