31/05/2012

Patti Smith, le retour de l'étoile sur fond de misère sociale

 

Elle revient nous enchanter avec un nouvel album créé en cette année 2012. La grande star féminine de la chanson underground des années 70 revient nous offrir du tout grand bonheur et de la culture au sommet de l'Amour. Patty Smith because never you have gone without her sound.

 

Free Money (Argent facile)

Every night before I go to sleep
Chaque nuit avant d'aller dormir
Find a ticket, win a lottery,
Trouver un ticket, gagner la loterie
Scoop the pearls up from the sea
Ramasser les perles de la mer
Cash them in and buy you all the things you need.
Vends-les et achète-toi toutes les choses dont tu as besoin
Every night before I rest my head
Chaque nuit avant que je repose ma tête
See those dollar bills go swirling 'round my bed.
Regarde tout ces billets tourbillonnant autour de ma tête
I know they're stolen, but I don't feel bad.
Je sais qu'ils ont été volés, mais je ne me sens pas mal
I take that money; buy you things you never had
Je prends cet argent, achete toi les choses que tu n'auras jamais

Oh, baby, it would mean so much to me,
Oh bébé, ça signifiait tellement pour moi,
Oh, baby, to buy you all the things you need for free.
Oh bébé, t'acheter toutes les choses dont tu as besoin pour la liberté
I'll buy you a jet plane, baby,
Je t'achèterai un avion, bébé,
Get you on a higher plane to a jet stream
Monte dans un avion le long du jet Stream
And take you through the stratosphere
Et passe à travers la stratosphère
And check out the planets there and then take you down
Et jette un coup d'oeil sur les planètes et décroche-toi
Deep where it's hot, hot in Arabia, baby, then cool, cold fields of snow
Profond ou c'est chaud, chaud en Arabie, bébé, cool, froides étendues de neige
And we'll roll, dream, roll, dream, roll, roll, dream, dream.
Et nous roulions, rêve, rouler, rêve, rouler, rouler, rêve, rêve
When we dream it, when we dream it, when we dream it,
Quand nous le rêvions, Quand nous le rêvions, Quand nous le rêvions,
We'll dream it, dream it for free, free money,
Nous le rêvions, le rêver pour de la liberté, Argent facile,
Free money, free money, free money, free money, free money, free money
Argent facile, Argent facile, Argent facile, Argent facile, Argent facile

Every night before I go to sleep
Chaque nuit avant d'aller dormir
Find a ticket, win a lottery.
Trouver un ticket, gagner la loterie
Every night before I rest my head
Chaque nuit avant que je repose ma tête
See those dollar bills go swirling 'round my bed
Je vois tout ces billets tourbillonnant autour de ma tête

Oh, baby, it would mean so much to me,
Oh bébé, ça signifie tellement pour moi,
Baby, I know our troubles will be gone.
Bébé, je sais que nos ennuis s'en iront
Oh, I know our troubles will be gone, goin' gone
Oh, je sais que nos ennuis s'en iront, s'en irons
If we dream, dream, dream for free.
Si nous rêvons, rêvons, rêvons pour la liberté
And when we dream it, when we dream it, when we dream it,
Et quand nous le rêvons, nous le rêvons, nous le rêvons,
Let's dream it, we'll dream it for free, free money,
Laissez-moi le rêver, nous le rêvons pour la liberté Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money,
Argent facile Argent facile Argent facile
Free money, free money, free money, free
Argent facile Argent facile Argent facile

Sixty Days

Honey, the way you play guitar makes me feel so, makes me feel so masochistic. The way you go down low deep into the neck and I would do anything, and I would do anything and Patty Hearst, you're standing there in front of the Symbionese Liberation Army flag with your legs spread, I was wondering will you get it every night from a black revolutionary man and his women or whether you really did and now that you're on the run what goes on in your mind, your sisters they sit by the window, you know your mama doesn't sit and cry and your daddy, well you know what your daddy said, Patty, you know what your daddy said, Patty, he said, he said, he said, "Well, sixty days ago she was such a lovely child, now here she is with a gun in her hand."

Hey Joe
Hey Joe, where're you going with that gun in your hand ?
Hey Joe, I said where're you goin' with that gun in your hand
I'm gonna go shoot my ol' lady,
You know I found her messing around town with another man
And you know that ain't cool, watch me.

Hey Joe, I heard you shot your woman down,
You shot her down to the ground, you shot her.
Yes I did, yes I did, yes I did I shot her, I shot her,
I caught her messin' round with some other man,
So I got on my truck, I gave her the gun and I shot her,
I shot her, shoot her one more time for me.

Hey Joe, where you gonna, where you gonna run to,
Where you gonna run to, Joe, where you gonna run to ?
Go get a cover.
I'm gonna go down South, I'm gonna go down South to Mexico,
I'm going down, down, down to Mexico where a man can be free
No one's gonna put a noose around my neck,
No one is gonna give me life, no.
I'm goin' down to Mexico, I'm going down.

You're not going to hear 'em stand there
And look at the stars as big as holes in the arms
And the stars like a back truck electric flag
And I'm standing there under that flag with your carbine
Between my legs, you know I felt so free of death beyond me
I felt so free, the F.B.I. is looking for me baby,
But they'll never find me, no, they can hold me down like a
And I'm still on the run and they can speculate what I'm fee
But daddy, daddy, you'll never know just what I was feelin',
But I'm sorry I am no little pretty little rich girl,
I am nobody's million dollar baby, I am nobody's Patsy anymore
I'm nobody's million dollar baby, I'm nobody's Patsy anymore
And I feel so free.


 

09:47 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (12)

30/05/2012

Fidélité égal servilité ou noblesse d'aimer?

 

Elle a pris le large. C'était pour elle une question de survie. Rester pour l'amour d'un homme quand la routine,. sans aucun compromis en dehors de la nécessité absolue de s'adapter aux possibilités du réel, saccage l'élan romantique et remplace le sentiment amoureux en peur de la précarité existentiel l'amenant à douter grave sur la possibilité de survie de son couple, ses capacités économiques à faire des enfants, un mari stressé qui n'a pas une grande confiance sur sa volonté à elle de tenir la barre contre vents et marées dans des conditions trop difficiles.

Elle a pris le large. Son mari l'a laissée faire en lui criant sa peine. Elle a vacillé entre deux hommes, ne sachant plus qu'elle route suivre. Puis est arrivé le bébé. Elle a fait son bébé ailleurs, avec un homme plus jeune, plus apte peut-être à lui créer les conditions favorables à l'épanouissement d'une famille. Elle aime désormais deux hommes. L'un qui lui apporte la rassurante stabilité d'une famille à venir. L'autre qui la soutient malgré la souffrance et la douleur de son départ vers des rivages moins incertains.

Une femme exprime son besoin de vivre, de construire avec les pieds posés sur une terre stable. Mais elle conserve la loi du chaos universel en elle, celle qui lui permet de garder indépendance et liberté, de s'enfuir ailleurs quand tout lui paraît trop instable et néfaste à son équilibre personnelle. Dieu semble la regarder sévèrement du côté de Son livre comme pécheresse adultérine et femme volage. Mais c'est sous le regard d'un Dieu et de lois divines que seuls des hommes ont écrit et prêché au cours des âges. Si la femme se mettait à prêcher et à trouver sa religion, serait-elle pour la mixité des sentiments? Pour le droit à l'adultère? Pour le partage entre deux hommes? Le premier pour construire sur le dur une maison avec des enfants? Le second pour partir à l'aventure et l'emmener vers d'autres horizons, ceux de sa jeunesse, de ses rêves de petite fille, de princesse qui a toujours voulu d'un grand cavalier blanc venant l'arracher à sa routine quotidienne et aux interdits lourds qui pèsent sur sa vie, interdits masculins qui veulent l'empêcher de vivre et d'aimer en femme libre?

Si Dieu avait été écrit par une femme, serait-ce le retour aux origines d'une Terre de paix et d'harmonie où l'homme a appris de la femme son autonomie d'aimer et accepte que la fidélité à l'amour, pas forcément à l'homme, passe par la liberté des femmes?

Une femme a pris les risques de l'expulsion rapide et irrévocable de son pays d'accueil où elle était arrivée pleine d'espoirs en l'amour et la liberté. Elle n'a pas choisi le chemin courant et si répandu de l'hypocrisie. Elle a assumé sa liberté quitte à déstabiliser et à contredire la loi. Son pays d'accueil va-t-il l'expulser pour fraude à l'amour et mariage bidon? Son pays d'origine va-t-il la recevoir comme femme possédée du Démon qu'il va falloir rééduquer dans le droit chemin du Livre? Ou pourra-t-elle suivre le chemin et le destin qu'elle s'est tracée et forgée toute seule?

L'amour est libre. Sa seule loi est celle des sentiments profonds. Fidélité à l'Amour. Allah est Miséricordieux, Bon, Majestueux, Amour.

J'écris et je cris en long et en large que seul Allah est Amour.

Billet écrit en relief à celui du blog « Regards croisés » de Djemâa « La fidélité, véritable mouroir!? »

 

09:08 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (29)

29/05/2012

La Caverne d'Ali Baba et la Tunisie

 

«Si les Suisses veulent se débarrasser de ces importuns (les réfugiés économiques, ndlr) de façon brutale, ce sera très mal vécu» en Tunisie, a-t-il toutefois averti. «Personne ne peut accepter que l'on chasse 3000 pauvres qui ont quitté la Tunisie parce qu'ils n'arrivaient pas à y vivre alors que l'argent qui pourrait les faire vivre est dans les banques suisses. J'espère que nos amis suisses vont prendre en compte cette contradiction.»

C'est le Président tunisien Moncef Marzouki qui s'exprime ainsi. 800'000 chômeurs au pays du jasmin, un pays près à exploser de nouveau. Et la Suisse qui traîne les pieds sur le tapis d'or du clan Ben Ali-Trabelsi qui végète dans nos coffres. Le problème c'est que cet argent a pris des formes très diverses, recyclé dans des entreprises, probablement aussi dans l'immobilier. Et le simple fait du retour de l'argent dans le pays serait-il un gage de nouveau départ pour les Tunisiens? A court terme, la survie de nombreuses personnes seraient assurées. Mais l'assistanat n'a jamais été un programme économique à grande échelle digne de l'aventure humaine. Nous pouvons tous verser de l'argent dans des paniers troués. Ils resteront à jamais trouer si nous ne faisons pas en parallèle un travail éducatif, social, scolaire, et formatif qui permet ensuite de donner le goût de sortir du ghetto de la misère assisté et préférer la prise en charge de sa propre personne.

La Tunisie est loin du compte. La mentalité de mendiant ou d'assisté y est devenue couramment répandue. Celles et ceux qui y résistent perdent parfois courage sur la route devant le manque de perspectives de travail. La Tunisie comme tous les pays du Maghreb ne peuvent plus trop compter sur l'Europe elle-même prise dans une grave crise politique, financière, et industrielle. La Suisse est un coffre-fort, une caverne d'Ali-Baba. Celles et ceux qui en profitent sont toujours les mêmes. La clique internationale des gangsters règne en maître du terrain de jeu économique global. Et à part l'argent liquide de Ben Ali et sa famille directe qui dort dans nos banques, représentant selon Marzouki 10% de tous les fonds volés au peuple, la Suisse ne pourra guère aider la Tunisie pour récupérer les 9/10 du pactole recyclé et mis en circulation dans des entreprises internationales qui génèrent du capital et du travail. L'argent est un pouvoir qui ne laisse que rarement derrière lui trace et odeur. Il va d'une poche à l'autre et garde le silence sur tous ses crimes sordides et abjectes. Difficile dans le contexe actuel de s'entraider et de construire des ponts économiques entre pays sinistrés et nantis.

L'idée neuve pourrait être qu'une partie des fonds tunisiens volés soient mis à disposition des Tunisiens et Tunisiennes en Suisse même pour aider ces réfugiés à se trouver une situation ici en obtenant une formation et des possibilités de développement économique en empruntant un crédit sur ces fonds pour créer leur propre entreprise ici avec des possibilités de ramifications industrielles au pays d'origine. L'idée est-elle applicable et réaliste?

 

 

07:40 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3)

28/05/2012

Cannes 2012: l'Ange de la mort pour palmer d'Or l'Amour

 

Le Festival de Cannes 2012 a célébré l'Amour au bout de la route. Un vieux couple qui va subir les affres de la déchéance physique et mentale et luttant pour la survie de leur union dans l'anti-chambre de la mort. Pour le meilleur et pour le pire, un rappel de la valeur sacrée du mariage qui dépasse par l'Amour le tabou du rejet de l'Autre, le ou la partenaire d'existence, quand tout se présente mal pour elle ou/et lui dans le futur à venir.

Ce mot "Amour" est celui d'un Festival qui a vécu plus dans la souffrance que dans la jouissance d'oeuvres cinématographiques qui ont davantage creusé du côté de la tragédie de la vie que de sa comédie.

Un Festival qui a vu aussi l'apparition de rebelles libyens et syriens qui nous ont jeté à la figure et sur le tapis rouge, le triomphe de la violence de notre monde et sa victoire sur le combat non-violent, une valeur très ambigüe et contestable des combattants de notre temps pour la liberté qui sont souvent des combattants anarchiques ne défendant, et de loin, pas toujours de coeur et de convictions les valeurs démocratiques et droits humains de l'Occident. Faire tomber la dictature, certes. Mais au nom de valeurs théocratiques, est-ce bien là le rôle de l'Occident de venir au secours des populations massacrées par un tyran qui ne seront pas moins brimées et enfermées sous de nouveaux régimes obscurantistes? Le regard voilé dans leur drapeau national, ces combattants syriens nous interrogent et nous les interrogeons. Vous attendez quoi de l'Occident? Que l'on vous aide à chasser le tyran pour mettre en place une autre tyrannie, une oppression plus forte sur les femmes et les hommes désireux de vivre leur propre chemin de vie et de liberté? Où une solidarité occidentale et orientale fondamentale afin de faire triompher les valeurs de liberté et d'expression de la démocratie? Le combat par la violence n'a de noblesse aujourd'hui que si à la fin, ce sont des valeurs pluralistes et libres qui triomphent en forgeant une paix durable et hautement désirable. La mort par le sang de victimes innocentes n'est jamais une mort qui annonce des lendemains d'Amour.

Cannes 2012 s'en va. Espérons que Cannes 2013 n'aura pas la mauvaise surprise de se voir agresser par les fous de Dieu. BHL a pris un risque pour l'ensemble de l'art cinématographique. Voir de vrais combattants actifs d'une vraie lutte sanglante sur les marches du Festival donne automatiquement une légitimité à la violence. Nous pouvons applaudir au courage de ces combattants. Mais est-on sûr que nous applaudissons à la victoire de la liberté, de la démocratie, et de la paix sur la barbarie et la dictature? Les plateaux de télévision invitent déjà les révolutionnaires du nord Mali qui imposent des lois drastiques d'un islam pur et dur. Les femmes se voilent intégralement par obligation. Petites sueurs froides dans les dos féminins et les jambes dénudés des festivalières, stars et starlettes. N'est-ce pas cette image-là de la femme libre de s'habiller comme elle l'entend que ces combattants que l'on invite et à qui on offre paroles et tribunes royales sont venus justement combattre?

Hors l'Amour, il n'y a pas d'avenir pour l'Humanité

 

BERNARD-HENRI LÉVY EXPOSE …

 

26/05/2012

Cannes 2012. ambiance de sale gosse sur la Croisette

 

Un titre de billet trouvé sur le site de "L'Express Culture" à propos du film "L'ivresse de l'argent" du Coréen Im Sang-Soo.

Oui. Ambiance de sales gosses. D'un côté, la réussite sociale, le pouvoir, l'argent, le sexe. De l'autre, la chute et l'évanouissement dans les tréfonds de l'Humanité.

Pendant que BHL se pavane sur la Croisette à travers le documentaire présentant son impériale intervention qui a sauvé le monde de la dictature de Kadhafi en Libye(sic et re sic); pendant que la Grèce s'enfonce et que le présentateur de The Voice, crie son désespoir et craint pour l'avenir de toute l'Europe; pendant que tout semble retourner à l'anarchie puis à la dictature idéologique en passant soit par le fascisme, soit par le communisme, soit par la théocratie, il fait bon être un sale gosse qui n'en fait qu'à sa tête, qui ne croit qu'à la liberté individuelle et au destin d'une humanité riche en amour mais pauvre en corruption, en magouilles, en hypocrisies, en rejet des autres.

« Sale gosse » ça pourrait figurer au générique d'un film. Les enfants soldés du monde moderne. Les enfants largués et déshabillés, nus, sans protection sociale, sans chance de réussir leur existence, sans soutien moral ni financier d'aucune sorte, sans avenir. No Futur. Et nous préparons tous ce temps-là du survivre pour sa propre peau, uniquement pour sa propre peau. Car la démocratie subit les attaques du pourrissement intellectuel et moral. Elle n'arrive plus à résister devant les forces destructrices de l'égoïsme individuel et l'irrésistible ascension du fric. Facebook et son entrée en Bourse en est l'exemple le plus récent et le plus flagrant. Malgré les nombreux avertissements de personnes bien informées du système, ils ont foncé têtes baissées dans le tas d'actions mises en ligne. Tout se résume à une seule obsession: gagner du fric et le garder pour soi. Gagner du fric par tous les moyens, même au mépris de la vie humaine et du droit au partage des richesses. La société mondiale est en train de se déchirer les lambeaux de l'opulence. La route s'annonce apocalyptique. Qui va oser nager à contre-courant et devenir un sale gosse qui ne respecte que la loi de l'amour et envoie balader les lois d'airain des pouvoirs qui écrasent et oppressent les peuples, leurs sentiments fraternels comme leurs idéaux de sauver l'essentiel, soit l'amour?

« Sale gosse ». Une expression que ma fille adorée Priscilla utilisait souvent pour son frère adoré JeanFrançois. Un chien et un chat qui se chamaillaient mille fois par jour mais qui s'aimaient et s'aiment toujours. « Sale gosse ». oui, j'aime bien et j'adopte sans réserve l'expression de ma fille Priscilla.