15/08/2012

1'300 enfants tués en Syrie, près de 700 emprisonnés!

 

En dix-sept mois, le conflit syrien à fait 1'300 victimes parmi les enfants alors que 700 autres ont passé par la case prison, certains torturés à mort.

Osons la question crue: et combien de soldats du régime ainsi que de combattants de l'opposition morts dans les combats? Sans doute pas un nombre beaucoup plus élevé que celui des enfants. Les enfants, qui y pensent quand les adultes se massacrent et s'invectivent par la haine réciproque?

Voici des mots d'enfants de Syrie

Les enfants qui ont souffert de violences, directement ou indirectement, développent un haut niveau de résilience. Il leur sert à la fois de bouclier psychologique contre l’horreur, mais dans le même temps les pousse à accepter comme normal ce qui ne l’est pas.

«Mon neveu a sept ans mais se conduit comme un adulte», confie Omar, joint par Skype. Recherché par les autorités, le militant envoie régulièrement son neveu inspecter la rue pour vérifier s’il y a à proximité des militaires ou des forces de sécurité. «En tant qu’oncle, je suis triste de voir qu’il a perdu sa jeunesse».

La psychologue Lina Issa, basée au Liban, travaille avec des Syriens réfugiés dans ce pays lui-même marqué par des décennies de guerre civile. «La mort est devenue bien trop normale pour de nombreux enfants», regrette-t-elle.

«Même si les enfants sont présentés comme des héros par les deux parties, ce n’est pas comme ça qu’ils doivent grandir. Ils ont besoin que la situation change», souligne-t-elle.

Le déni comme bouclier

Selon la psychologue, les enfants ont une grande capacité à rebondir. «Mais les véritables symptômes de leur détresse mettront très longtemps à émerger. Ce n’est qu’une fois la stabilité rétablie qu’on connaîtra les dégâts psychologiques réels de ce conflit», estime-t-elle.

Chaque enfant réagit à sa façon: certains «qui devraient déjà marcher et parler, n’ont pas commencé à le faire», relate-t-elle. «D’autres sont dans le déni» et ne dessinent que des cœurs et des fleurs.

Une vidéo amateur poignante mise en ligne par des militants montre ainsi une jeune fille blessée par balle, pleurant dans les bras de son père à Alep, assurant au docteur qui tente de la soigner «je vais bien, je vais bien».

Les enfants ne sont pas des héros agissant pour les crimes des adultes. Les enfants sont l'âme de l'Amour. Les offrir en pâture à l'appétit inhumain d'une meute vengeresse assoiffée du sang de l'ennemi c'est assassiner leur âme.

Il est temps d'intervenir avec Amour pour les enfants de la Syrie.

 

 

Des enfants syriens pris en photo dans un camp de réfugiés de Jordanie, le 11 août dernier.

Des enfants syriens pris en photo dans un camp de réfugiés de Jordanie, le 11 août dernier.
Image: Keystone

 

16:30 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

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