18/08/2012

"Livrez-les aux cosaques!"

 

"Brûler les sorcières!" "Livrez-les aux cosaques!" telles sont les exclamations d'une foule très remontée contre les Pussy Riots à Moscou. Procès en sorcellerie, mêlé de religieux et de politique. Cela rappelle la crucifixion du Christ sauf que le Tribunal russe n'a pas jugé bon de livrer à la foule les trois filles déjantées pour qu'elles subissent les derniers outrages et les sévices du pal...Il aurait manqué plus que ça...

Qui sont les plus cinglés dans cette affaire? Les jeunes folles qui aiment provoquer et agir de façon anarchique sur le plan politique et spirituel? Ou les ultra-conservateurs qui rappellent l'époque romaine et un peuple prêt à torturer à mort le porteur d'Amour sur la planète Terre?

2000 ans plus tard, on dirait que nous n'avons pas avancé d'un iota au sujet des croyances en Dieu. Les dogmes tiennent en échec toute indépendance d'esprit, de liberté artistique, de joie, de bonheur, d'amour, de révolte, de cris d'espoir pour une Humanité enfin réconciliée décidée à avancer sur le chemin de l'Amour de Dieu et de Sa miséricorde.

N'avons-nous rien appris de neuf en près de 2'000 ans sur la façon d'interpréter la volonté divine? Nos artistes sont-ils des démons sortis de l'enfer? Et nos religieux des enfants du paradis? Allons bon... Quand on voit la haine prêchée parfois dans les mosquées, les églises, et les synagogues; les autorités religieuses de toutes confessions imbriquées dans des scandales pédophiles, homosexuels, financiers, et de soutien à des dictatures partout sur la planète, on a de la peine à imaginer Dieu, Allah, impliqué avec ces autorités religieuses corrompues et vicieuses.

Laissons aux humains le droit de vivre librement leur sexualité et de s'exprimer en artistes par des oeuvres provocantes et parfois choquantes pour des gens plus tranquilles et moins portés sur les extravagances de chairs et d'esprit de certaines personnes. Dieu nous a donné le bien le plus précieux: la liberté. Et le devoir d'en faire bon usage. Quand à l'interprétation du bon usage de la liberté, Dieu, au-delà de la justice des êtres humains, est seul Juge impartial des comportements humains. Nous ne détenons pas les clefs du mystère de la vie. Et l'humilité nous oblige à faire confiance à Dieu au-delà de nos propres limites personnelles et de nos éventuels désirs à vouloir condamner autrui sur des bases morales et religieuses.

Que l'Etat laïc et démocratique règne partout sur la planète Terre afin de donner sa chance à la Paix et à l'Amour. Tel est mon voeu le plus cher. 2 ans de camp pour une prestation musicale d'un goût très douteux, ce n'est pas la réponse à donner à ces demoiselles. La réponse était de dire que la prestation autant en choix musical qu'en paroles étaient très kamikaze pour le Seigneur et pas forcément de haute portée spirituelle. Courageuses les Pussy Riot? Oui, c'est certain. Grandes artistes? On attend de voir la suite. Le départ marketing, lui, est en tout point réussi:)) (je me permets de sourire en réponse au sourire de ces demoiselles à l'énoncé du verdict). La preuve qu'elle n'ont pas la Haine mais l'Amour...même pour Monsieur Putin qui les place en camp de rééducation civique. L'auréole planétaire et deux ans de camp. Une sorte de victoire. C'est peut-être pas trop cher payer sa liberté artistique à l'heure où il est si difficile de se faire sa place au soleil et de se faire respecter. Sauf pour les enfants des deux dames qui attendent leur maman à la maison. Chapeau les filles. Le combat continue et le plus surprenant dans cette histoire c'est de voir toutes ces cagoules colorées faisant face dans un défi des plus mondialisé, aux cagoules noirs des terroristes islamiques. Elles explosent avec le trash de leur art et prônent l'Amour. Ils explosent avec le trash de leurs ceintures meurtrières et prônent la Haine. Qui aura droit au Paradis? Qui finira en Enfer? Et surtout qui va gagner la guerre spirituelle qui se joue sur Terre entre les êtres humains.

Histoire des religions...A suivre, tout simplement et à s'impliquer spirituellement...

 

16:12 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

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