16/09/2012
L'Histoire du vin dans les religions du monde
La culture de la vigne est, à l'origine de son Histoire, une affaire entre les dieux et l'Homme. Elle sert dans les cérémonies et les sacrifices dans de nombreuses religions. Elle est aussi importante chez les juifs jusqu'à considérer, dans certaines sectes que l'abstinent est un suppôt de Satan (!) tandis que d'autres sectes juives vont à l'inverse être à l'origine de l'interdit du vin dans la région où verra naître le Prophète Muhammed.
Mais ce sont les chrétiens qui, avec Jésus-Christ, vont donner la plus grande des noblesses au vin et à la culture de la vigne.
Toute l'Histoire de la vigne et du vin est une Histoire sacrée avec Dieu, primitivement les dieux. Voir la page Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Vin_et_religion concernant le vin et la religion qui est très instructive.
L'islam, à travers le Coran, a interdit le vin après avoir prôné la modération dans un premier temps. Le Prophète ne l'a prohibé de l'existence du musulman que vers la fin de sa vie. Mais, paradoxe et perplexité du croyant, le Prophète a en vision un vin paradisiaque parmi les dernières sourates.
« À l'image du paradis, qui a été promis aux fidèles, et où couleront des fleuves d'une eau incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vins exquis » (Sourate XLVII, 15)36.
« Les purs seront abreuvés d'un vin rare » (Sourate LXXXIII, 25)37.
Voilà qui lève un coin du voile sur la vie du Prophète qui avait une relation pour le moins complexe avec le vin. D'un côté, le bon génie de Dieu. De l'autre, le mauvais génie de Satan. Tout est dans la consommation qu'on en fait...et de quelle façon on se comporte suite à notre consommation divine ou infernale...
Voilà. Bonne lecture. J'espère que les musulmans prendront la peine à consulter cette page de Wikipédia. Merci. L'ignorance est le ferment de toutes les passions fanatiques destructrices. La connaissance est le ferment de toutes les jouissances constructives. (sage socratique du XXIème siècle qui attend l'heure de lecture de ses fidèles amis tous prêts à réfléchir par eux-même).
L'âme du vin
Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
« Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !
« Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
« Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
« Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;
« J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
« En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "
Charles Baudelaire
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