22/10/2012
Pour la nuit d'Amour, Emily Loizeau à Beyrouth
Sur la route d'amertume
des bites du bitume
débitent et déchargent
leurs explosives charges
sur des corps maculés
de leur sang éjaculé
C'est l'orgasme des dictateurs
de Babar Bobar le tueur
qui trompe les oiseaux-plumes
volant à la lisière des brumes
Dans la rue des coeurs bleu-blafard
la nuit enlève avec douceur le corbillard
d'un homme juste dans sa solitude
et tombé sous le joug du maître de l'absurde
A toi Babar Bobard le condamné
BB pour tes intimes damnés
n'oublie jamais ta petitude
devant l'immensité de ta propre incompétude
à aimer le monde et ne point haïr ton peuple rebelle
Un oiseau t'enverra ailleurs voir si la terreur est belle
Terre inconnue d'exil
emporte cette âme malade et perverse vers ton Île
Un point minuscule,
un vertige,
Allah et Sa majuscule
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