24/12/2012

Ce soir de Noël avec Carlos Santana

Toutes ces fêtes d'amour

qui partaient en lance-femme

avec ton corps incendie

 embrasant ma vie

dans un océan de bonheur.


Toutes ces fêtes en fenaisons

avec nos enfants entrant tour à tour

dans la danse

et jouant d'abondance

le rythme de nos saisons

où le blé mûr et d'or

emplissait le grenier de nos moissons

sur les murs d'érotisme emportés par les 

  images de notre bonheur immense.


Et puis cette fin insupportable dans l'horreur

de ce cauchemar irréparable et sans fin.

Tu partais alors à la dérive.

Je te suivais, au lieu de te retenir,

après toi mon amour,

ivre et fou d'élixirs,

en contemplant ta farouche liberté

prendre la mer vers la passion d'autres amours.


Alors je partis aussi à la conquête

de territoires interdits jusqu'alors inconnus

et je tombai un soir sur la lune

à côté d'une fille qui fut ma foudre

mon tonnerre et mon bang.


Je l'aimai tant en une seule nuit

que je te perdis en un seul jour.

Tu voulus me rattraper dans la falaise

en me faisant encore et encore l'amour de braise.

Une cascade d'amour

où nous tombions tous les deux dans notre enfer.


Et nos cendres descendaient tout doucement

en terre dans la tombe obscure et froide.

Le sablier d'amour égrénait le temps

et la haine nous détruisait tout autant

alors même que l'amour revenait tout autant

comme dans un tourbillon final

où le navire lutte pour ne point sombrer

corps, âmes, et famille.


Trop tard!

Le capitaine que j'étais

saborda notre propre paquebot

sauvant l'essentiel de son crime passionnel.


D'abord nos enfants,

ensuite toi

qu'il fallût mettre à l'abri de notre folie

protégée d'un nouveau capitaine.


Et je finis seul par couler dans les souvenirs

de notre grand amour défunt

passant d'une femme à une autre

et encore à une autre

pour m'oublier dans les bras

de femmes cobras

sans jamais cesser de penser

à la magie de notre famille perdue.


C'est Noël.

je croyais avoir retrouvé l'idéal

d'une nouvelle famille enfantée.


Mais déjà le temps est pressé.

Elle est toujours là dans mon coeur oppressé.

Elle me garde toujours dans son coeur blessé.

Mais elle vit déjà ailleurs.


Sa délicieuse enfant

contre son sein chaleureux.

Comme une nativité en cadeau

à la noblesse de l'Amour.


La cygogne a fait son choix.

Je reste celui qui a fait le voyage

pour l'emmener vers son enfant nouveau-né.


Je deviens l'homme d'amour

qui se laisse guider par l'Amour


Sur une terre,

il y a des âmes qui m'attendent.

Il est temps de laisser à l'amour

faire connaissance du don surnaturel.


à toi et nos enfants, pour nos Noëls passés


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