19/02/2013

Oscar n'a pas entendu la voix de Reeva

Deux questions à Oscar Pistorius :

Premièrement, peut-on se présenter devant la porte fermée de sa salle de bain avec une arme chargée et tirer à bout portant 4 balles à travers la porte sur une personne sans jamais l'avoir interpellée auparavant, sans lui avoir demandée qui elle était, et sans l'avertir qu'on allait la flinguer si elle ne répondait pas aux questions?

Deuxièmement, peut-on croire aveuglément, avoir la certitude de la présence d'un voleur dans la maison qui s'enfermerait dans sa salle de bain dans un quartier surprotégé par des gardiens et par des murs aux barbelés électrifiés ?

Si intrus il y a vraiment eu dans la tête de Pistorius, son esprit devait être ravagé par un stupéfiant pris durant la nuit. C'est la seule façon possible d'imaginer crédible et sincère la déclaration du coureur de piste et... de jupons.

Pistorius, à travers toutes les conquêtes qu'on lui accorde, est un chasseur de proie et donc pas forcément un homme très attaché aux sentiments amoureux. Reeva était-elle une proie dont il n'avait pas envie qu'elle sorte de sa vie ? Oscar était-il pour une fois très amoureux de sa proie et ne pouvait pas imaginer une rupture avec elle ? Le voleur prétendu et imaginé par Pistorius était-il symboliquement l'amant de Reeva qui allait lui enlever sa proie ?

Oscar Pistorius est coupable de meurtre. C'est une évidence. Un accident ? Comment prétendre à l'accident sauf à penser alors que la personne enfermée dans la salle de bain n'avait aucune valeur à ses yeux et déjà plus aucun droit à la vie selon la toute-puissance mentale d'Oscar Pistorius.

Cela donne : « Un animal s'est enfermé dans ma sale de bain. Moi, Oscar Pistorius, chasseur émérite, l'ait simplement tué en toute innocence pour en faire un trophée. Je demande la remise en liberté immédiate à la justice des Hommes »...

Oscar Pistorius ne se rend même pas compte que sa façon d'agir sous son toit était follement déshumanisée et complètement irréelle. Reeva n'a pas eu droit à la parole. Oscar a tiré sans aucune précaution d'usage, sans aucune idée sur la personne qui était dans la salle de bain, alors même que sa petite amie n'était pas couchée dans leur lit... Ses larmes et ses explications devant le Tribunal de Pretoria sont aussi irréelles et déshumanisées. Indécent et sans aucun scrupule, il demande sa remise en liberté pour un crime qu'il a vraiment commis sur une personne qui, en la situation, était sa petite amie.

La légitime défense ne tient pas. Oscar Pistorius devra accepter une condamnation et peut-être trouver une autre façon que les larmes pour tenter d'émouvoir la planète sur le sort qui l'attend.


Une voix s'est tue

et tue celui qui est malade

parmi ce monde de Sade


Malade de la vie

Malade dans son âme

Malade de ses amours


Une voix s'est tue

et sa voix s'est vêtue

de tout le soleil du monde


Ecoute la voix qui s'est tue

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