25/02/2013

Petit traité de Femenologie ou Le vide de l'Esprit

Elles avancent la poitrine qui pointe comme deux obus jetés aux regards de la foule. Des écritures ordurières inscrites sur le poitrail en guise de représailles contre un peu n'importe quoi et n'importe qui. Mais contre un mâle, assurément. Une première fois, c'est contre le régime fort de Poutine ; une deuxième fois ce sera toutes les religions du monde et la foi en Dieu ; une troisième fois, c'est au tour de la prostitution et les hommes, en général, qui en prennent pour leur façon d'exploiter le sexe fort (oui, vous avez bien lu, le sexe fort puisqu'il est présent médiatiquement pour terroriser les faibles mâles et les réduire à leur propre néant) ; une quatrième fois, c'est bunga bunga pour Son Royal Caniche, le Bouffon el signore Berlusconi, qui ramasse dans l'urne les obus des deux canons de Navarone, la citadelle des Femen. Ensuite, on ne sait pas encore. Peut-être le mâle qui vous écrit en ce moment...ou un autre qui sévit sur la blogosphère de la Tribune de Genève, l'homme libre qui ne les blaire ni ne les reluque plus faute de cette séduction homme-femme indispensable à la survie heureuse d'une dualité amoureuse qui se respecte.

Le Traité de Femenologie se résume à l'attaque radicale du mâle par quelques sottes méchantes qui se montrent moitié nue sous les caméras à travers des coups médiatiques rabaissant la femme à une vulgarité violente de gargote. Dans les Misérables, elles seraient les filles du couple Thénardier.

« Les lecteurs ont peut-être, dès sa première apparition, conservé quelque souvenir de cette Thénardier grande, blonde, rouge, grasse, charnue, carrée, énorme et agile ; elle tenait, nous l’avons dit, de la race de ces sauvagesses colosses qui se cambrent dans les foires avec des pavés pendus à leur chevelure. Elle faisait tout dans le logis, les lits, les chambres, la lessive, la cuisine, la pluie, le beau temps, le diable. Elle avait pour tout domestique Cosette ; une souris au service d’un éléphant. Tout tremblait au son de sa voix, les vitres, les meubles et les gens. Son large visage, criblé de taches de rousseur, avait l’aspect d’une écumoire. Elle avait de la barbe. C’était l’idéal d’un fort de la halle habillé en fille. Elle jurait splendidement ; elle se vantait de casser une noix d’un coup de poing. Sans les romans qu’elle avait lus, et qui, par moments, faisaient bizarrement reparaître la mijaurée sous l’ogresse, jamais l’idée ne fût venue à personne de dire d’elle : c’est une femme. Cette Thénardier était comme le produit de la greffe d’une donzelle sur une poissarde. Quand on l’entendait parler, on disait : C’est un gendarme ; quand on la regardait boire, on disait : C’est un charretier ; quand on la voyait manier Cosette, on disait : C’est le bourreau. Au repos, il lui sortait de la bouche une dent."

Victor Hugo, Les Misérables (Deuxième partie, Livre troisième, chapitre II)

Tout est dit. Si les Thénardier prennent le pouvoir médiatique et les autres, les bombardiers ne seront plus très loin. Les cochons sont les hommes. Mais pire que cochons, il y a les truies qui ne savent plus rappeler à l'homme la Beauté, l'élévation de l'amour à un autre chose que la simple activité triviale et mécanique du sexe offensant l'âme quand elle se réduit au vide sidérant de l'esprit grossier se concentrant sur l'abjection des sentiments et la banalité de la violence.

Une autre façon de se révolter contre la violence du monde et des hommes, toute féminine, et tellement plus sincère et proche de l'âme. Ci-dessous, la Femme dans tous ses états...

Commentaires

Le fantôme de la Thénardier est ma foi bienvenu. Et Mylène, là elle survole le sujet avec finesse là où les autres tentent d'exister par quelques slogans. Yo!
:-)

Écrit par : hommelibre | 26/02/2013

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