27/03/2013

La presse suisse pressée comme un citron

Tu cours. Vite un nouvel édito sur la crise. La crise, elle est partout. Elle envahit notre quotidien, nos consciences, nos libertés individuelles et collectives. Chypre, le sommet du blues capitaliste. Les requins ne connaîtront aucun problème. Ils partent déjà dans des eaux plus calmes où leurs petites affaires seront de plus en plus florissantes. On n'arrête pas le crime financier. On ne bloque que les poissons normaux qui nagent en eaux territoriales ; les poissons qui maigrissent ou grossissent d'anxiété à vue d'oeil à force de rester au chômage ou de toucher des salaires de plus en plus chiches. C'est la crise. Elle est mondiale. Elle touche aussi la Suisse.

Tamedia pense généreusement à ses actionnaires. Un taux de rentabilité de 15% est exigé de la part de la direction. Le groupe de Presse pense un peu moins à tous ses employés : grille des salaires revues au rabais, plan de licenciement probablement à venir. Le même groupe de Presse ne pense pas plus à la diversité de la presse, à la qualité de ses titres, aux lectrices et lecteurs qui se plaignent déjà du manque de qualité éditoriale actuelle de nos journaux. Et surtout, Tamedia semble oublier qu'il ne vend pas des hamburgers ni des frites. Tamedia finance les ressources intellectuelles de tout un pays. Tamedia irradie la pensée, source capitale d'une société démocratique qui fonctionne pour le meilleur, si possible, en réduisant les facteurs de risque du pire, jamais impossible.

Je suis blogueur, pas journaliste. J'ai la chance d'avoir une fenêtre ouverte sur le monde grâce à ma place privilégiée que j'utilise sur la plate-forme 24 Heures pour participer à la diversité de la presse romande. J'y travaille chaque jour gratuitement sans jamais penser au profit et à la rentabilité. La liberté qui m'est octroyée, j'essaye d'en faire le meilleur usage. En retour, j'ai la chance d'avoir des lectrices et lecteurs qui s'intéressent à mon travail sortant des sentiers battus et coutumiers. Cette chance n'arrive pas à tous les blogueurs et blogueuses qui souvent abandonnent en chemin tellement le travail peut leur paraître ingrat et manquer de reconnaissance.

Il est important de soutenir la presse et les journalistes. Sans eux, la démocratie ne pourrait survivre. La propagande au service du pouvoir, ce n'est pas du journalisme. C'est du lèche-botte au dictateur. Pour moi, le seul et le vrai journalisme au monde, c'est celui qui se vit et se crée chaque jour par les artisans de la critique citoyenne permettant à la démocratie de respirer plutôt que d'étouffer sous la pression totalitaire d'un seul ou d'un groupe d'êtres humains s'accaparant tous les pouvoirs.

Soyons tous édito-responsables. La société démocratique s'effondrera si la presse n'est plus plurielle.

 

 

Commentaires

Oui, vite! Luttons pour la sauvegarde de notre presse plurielle afin que soit maintenu l'acquis de la pensée unique!

Écrit par : Yves Lassueur | 27/03/2013

"Pour les presses, purée! Par le Saint monopole des groupes et des agences de pressing (swp), pourvu que survive la démocratie, cette démocratie dont mon blog est le dernier bassetion, ou je donne tout de moi-meme, brandissant baston et frappe életronique, édictant fatwa, ébourrifant du vent de la liberté programée et obligatoire de la shariakamak!
Et mort aux pisseux, athées massacreurs, gauchistes goulaguants et anars anarchisants, qui survivent dans leurs trouharas, que l'on dresse enfin des camps de religion pour les redressez!
Laissez-venir à moi les esprits rebelles à l'Ordre Nouveau, je saurais -à l'instar de la presse-les formater par la confusion de la pensée! Pour que pas un n'en réchappe!
Que propriétaires des médias et actionnaires haré, bénis soient-ils, dans leur bonté et miséricorde, me récompensent de mon acharnement et mes applaudissments à l'épuration de janvier 2013! Qu'on me laisse mon blog diversifié et représentatif de la nouvelle ignorance parée des attributs du savoir, du génie de lavabo!
Afin que ma parole luminescente telle une fusée éclairante ouvre la voie sacrée entre les barbelés des champs de bataille, que l'on puisse contempler les massacres libérateurs ou tombent ces hitlers et stalines, et qu'enfin l'humanité soit asservie à ceux qui comme en 1933 les financères! L'important finalement c'est que le fascisme soit démocratique!
Que les artistes me rejoignent, moi dans ce nouveaux combat pour les maitres de ce monde"

Écrit par : crystal spirit | 27/03/2013

Crac...Crack. La curée pour la liberté de pensée. Bravo! Profitez bien de la démocratie pendant qu'elle existe encore. Après vous pourrez dire à vos enfants qu'il faut suivre les ordres du grand manitou en chef qui veillera sur vous et vos enfants, Big Brother prêts à vous fusiller si vous et vos enfants ne filez pas droit dans le coton de votre dieu terrestre super armé pour vous dégommer si vous osez le critiquer et manifester contre lui. On a compris depuis quelques temps que la démocratie plaît à de moins en moins de monde. Tous pourris. Forcément. Vive les chars, les armées, les généraux prêts à défendre dieu le nouveau père. Reste à mettre le nom de votre dictature sur votre honneur à défendre.

Pour ma part, un seul idéal. La liberté de vivre et de penser pour tous. Mais pas de dictature au pouvoir. Car c'est totalement incompatible avec ce que j'ai écrit précédemment. A vous de voir...

Écrit par : pachakmac | 28/03/2013

Son Nom, pachakamak (psw), petit p d'une ere de la planète, car IL l'a écrit, IL veut la liberté de penser POUR TOUS! UN SEUL IDEAL!
Les initiales de son nom, qui ne pourra plus etre prononcé, sont j-M G. va-t-il enfin louer son nom?
Que sa juste colère cloue avec un marteau la langue de ses adversaires!
Je t'aime mon Pacha, je connais les méandres de ton cerveau servile.
crystal de blog spirit

Écrit par : crystal spirit | 28/03/2013

Les commentaires sont fermés.