30/03/2013

Etat de Guerre, Drapeau et Résurrection

Le Christ était en guerre. Son arme unique : l'Amour. Son combat unique : l'Amour. Son cri ultime : l'Amour. Il n'avait pas le goût de la violence. Pourtant sa violence verbale l' a mis au ban de la société et fait ensuite condamné à mort. Sa violence verbale n'encourageait pas à la haine de l'Autre. Sa violence verbale répondait à l'appel de Dieu et à ses Commandements. Tomber du Ciel ou créer dans l'intimité la plus profonde du cœur des hommes ces 10 Commandements de la Bible qui interdisent ?

Jésus, au plus profond de la détresse des gens, défendait encore celles et ceux qui avaient péché et qui étaient condamnés par la justice expéditive des hommes. A la lapidation de la femme adultère, la loi divine faite par les hommes, Jésus y répondait : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ». Quelle force d'Amour chez cette homme, fils de Dieu. Lui qui, le premier, aurait dû appuyer la Loi sacrée, il en modifiait la cruauté pour en appliquer d'abord le premier des Commandements : « tu ne tueras point, donc tu ne lapideras pas ni torturera tes soeurs et tes frères » devenant priorité absolue face à l'autre Commandement : « tu ne commettras point l'adultère ». Il avait inventé les Droits de l'Homme. Il avait fait de sa voix le vote pour la fin de la peine de mort. Il a fallut le XXème siècle pour que certains Etats démocratique mettent en application, dans leurs lois, ce Commandement Suprême !

Jésus, premier des démocrates. Celui qui défend le plus faible. Celui qui lui donne sa voix pour sa défense. Avocat de tous, moins souvent procureur, jamais bourreau, toujours aimant et consolant. Le Christ est un exemple pour le drapeau que je porte en mon cœur « Peace & Love »

 

http://www.editionsmondialis.com/tag/musulmans/

 

29/03/2013

Le long chemin de croix de la démocratie

Imaginons trois votes possibles en ce Vendredi Saint:

Premièrement, le vote identitaire ou fasciste. La peur de l'autre est telle, l'envie de purifier votre atmosphère de toutes les personnes qui n'agissent pas, ne pensent pas, ne vivent pas culturellement comme vous, vous aimeriez les enfermer dans des goulags, ou les éliminer, ou les pousser à s'enfuir ailleurs (mais où ?) ou même à mourir car leur place n'est pas ici.

Deuxièmement, le vote communiste, La haine du riche, du capitalisme, de la fortune des uns faite sur le dos des autres, les travailleurs et travailleuses, vous pousse à voter pour une dictature du peuple. Tous égaux devant les Tribunaux du Dictateur (le polit bureau ou polit bourreau, comme vous le pensez). Celles et ceux qui veulent agir et penser autrement sont exécutés, ou condamnés aux camps de travail forcé, ou encore enfermés en asiles psychiatriques.

Troisièmement, le vote démocratique. L'envie de se laisser libre et responsable devant la société civile et d'accorder cette même liberté et responsabilité à l'Autre, cet étranger qui nous est différent en tout ou partiellement, qui pense autrement, qui agit autrement tout en étant redevable devant les Tribunaux de la même loi commune choisie et modifiée démocratiquement par tous selon des votes majoritaires du peuple. La condamnation à la prison n'y est pas arbitraire et elle est toujours passible de recours devant les tribunaux; la condamnation à mort n'y est pas arbitraire et même inexistante dans les démocraties les plus évoluées.

Et vous, maintenant, en tant que témoin du Christ mort sur la Croix, conspué, injurié, vomi d'un peuple qui lui crache au visage et le crucifie, vous choisissez quelle tendance politique dans votre façon de vivre avec les gens? En âme et conscience, pensez à ce que le Christ vous aurait dit en Amour devant le doute envahissant du Mal qui vous prend et l'envie de voter pour un Etat fasciste ou un Etat communiste.

A lire d'urgence ce billet paru ce jour :

http://www.marianne.net/Fascisme-ou-communisme%C2%A0-l-al...

 

 

 

El Assad et son régime sont seuls au monde

Un site arabe l'avait annoncé mort dimanche dernier. Fausse info. Sauf que durant cette semaine cruciale, le siège de la Syrie à la Ligue arabe vient d'être accordé et occupé par l'opposition syrienne. Sauf que durant cette semaine cruciale, Bachar le désespéré, qui avait fait appel aux BRICS (entre autres qui regroupent Chine et Russie) en ces termes:

« Vous seuls, qui, grâce à votre puissance politique, économique et culturelle, cherchez à renforcer la paix, la sécurité et la justice dans le monde troublé d’aujourd’hui, êtes en mesure d’atténuer les souffrances du peuple syrien, » a écrit Bachar al-Assad. Puis il a qualifié le groupe des BRICS de « force juste cherchant à consolider la paix, la sécurité et la justice entre les peuples et à les protéger des puissances hégémoniques, qui oppriment peuples et nations depuis des décennies ».

s'est vu recevoir un camouflet en retour:

A la fin du sommet des BRICS, un communiqué a été publié sur le sujet. Les participants y ont « exprimé leur profonde inquiétude devant la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Syrie et condamné les violations croissantes des droits de l’Homme et du droit humanitaire international dans un contexte de poursuite de la violence. »

Le communiqué ajoutait que le cadre de l’accord signé le 30 juin dernier sous les auspices de la Ligue arabe, et devant permettre la création d’un gouvernement de transition en Syrie, « fournit les bases à la résolution de la crise syrienne ». Les cinq pays ont aussi rappelé leur opposition à une poursuite de la militarisation du conflit.

http://www.jolpress.com/brics-bachar-al-assad-syrie-bresil-russie-inde-chine-afrique-sud-article-818465.html

L'exigence de l'existence d'un gouvernement de transition est exprimée par tout le monde ou presque. On n'y mentionne pas, dans ce communiqué, que Bachar el Assad doit participer à ce gouvernement de transition. Communiqué qui met par ailleurs en évidence l'accord signé le 30 juin dernier sous les auspices de la Ligue arabe, cette même ligue qui a accordé cette semaine le siège exclusif à l'opposition. Les BRICS ne critiquent même pas la position de la Ligue arabe d'accorder le siège de la Syrie à l'opposition.

Bachar n'est pas mort samedi passé. Mais sa mort politique sur le plan international a été déclarée. Le monde entier lui signifie la fin de son régime.

C'est une grande victoire diplomatique pour la Syrie libre.

28/03/2013

Lit-on un journal pour se conforter ou asseoir sa propre opinion ?

Pour que la presse soit de qualité, il faut aussi des lecteurs et des annonceurs de qualité qui acceptent la divergence d'opinion, le regard de l'Autre qui n'est pas toujours conciliant, la contradiction afin de comprendre telle ou telle situation dans la géopolitique du monde, l'économie, la science, un fait de société, la spiritualité des êtres humains.

Hors ce qui manque le plus à la liberté de la presse, c'est de pouvoir s'exprimer sans se faire boycotter des publicitaires mécontents sur le développement d'une affaire traitée, de se faire boycotter par des lecteurs mécontents d'une prise de position politique ou sociétal d'un édito, de se faire menacer de licenciement ou de disparition du titre par des hommes et des femmes puissants qui détiennent les cordons de la bourse au cas où la ligne rédactionnelle du média se distancie un peu trop de l'intransigeance de la pensée unique voulue des propriétaires du titre.

En fait, la démocratie se construit exclusivement dans un monde évolutif qui admet la pluralité des opinions et des libertés tout en posant sur la table les problèmes d'éthiques et de morale que tel ou tel sujet impose. En fait, la démocratie, c'est d'abord des cerveaux souples qui s'adaptent aux nouvelles situations, aux nouvelles révolutions scientifiques, aux créations artistiques dérangeantes, aux nouvelles façons de réfléchir et de méditer sur son athéisme ou sur sa croyance en Dieu. En fait, la démocratie est d'abord l'affaire de tous, ensuite une histoire personnelle.

Une presse de qualité va de pair avec un esprit démocratique développé. Hors de nos jours, l'esprit démocratique développé à tendance à se noyer dans une multitude de dérives intolérantes et totalitaires ainsi que dans l'abêtissement général du à une addiction consumériste qui empêche une réflexion volontaire poussant les êtres humains à construire des relations multipolaires empruntes d'interrogations sur l'univers de l'Autre, cet étranger qui n'est pas soi et qui n'a pas un parcours de vie et de culture similaire au miens.

Avant de vouloir mettre la faute exclusivement sur la presse et les journalistes qui seraient médiocres et assujettis à une pensée unique, chacune et chacun est appelé à s'interroger sur son niveau d'aptitude à l'esprit critique et sa volonté de le développer pour éviter le retour aux dictatures.

27/03/2013

La presse suisse pressée comme un citron

Tu cours. Vite un nouvel édito sur la crise. La crise, elle est partout. Elle envahit notre quotidien, nos consciences, nos libertés individuelles et collectives. Chypre, le sommet du blues capitaliste. Les requins ne connaîtront aucun problème. Ils partent déjà dans des eaux plus calmes où leurs petites affaires seront de plus en plus florissantes. On n'arrête pas le crime financier. On ne bloque que les poissons normaux qui nagent en eaux territoriales ; les poissons qui maigrissent ou grossissent d'anxiété à vue d'oeil à force de rester au chômage ou de toucher des salaires de plus en plus chiches. C'est la crise. Elle est mondiale. Elle touche aussi la Suisse.

Tamedia pense généreusement à ses actionnaires. Un taux de rentabilité de 15% est exigé de la part de la direction. Le groupe de Presse pense un peu moins à tous ses employés : grille des salaires revues au rabais, plan de licenciement probablement à venir. Le même groupe de Presse ne pense pas plus à la diversité de la presse, à la qualité de ses titres, aux lectrices et lecteurs qui se plaignent déjà du manque de qualité éditoriale actuelle de nos journaux. Et surtout, Tamedia semble oublier qu'il ne vend pas des hamburgers ni des frites. Tamedia finance les ressources intellectuelles de tout un pays. Tamedia irradie la pensée, source capitale d'une société démocratique qui fonctionne pour le meilleur, si possible, en réduisant les facteurs de risque du pire, jamais impossible.

Je suis blogueur, pas journaliste. J'ai la chance d'avoir une fenêtre ouverte sur le monde grâce à ma place privilégiée que j'utilise sur la plate-forme 24 Heures pour participer à la diversité de la presse romande. J'y travaille chaque jour gratuitement sans jamais penser au profit et à la rentabilité. La liberté qui m'est octroyée, j'essaye d'en faire le meilleur usage. En retour, j'ai la chance d'avoir des lectrices et lecteurs qui s'intéressent à mon travail sortant des sentiers battus et coutumiers. Cette chance n'arrive pas à tous les blogueurs et blogueuses qui souvent abandonnent en chemin tellement le travail peut leur paraître ingrat et manquer de reconnaissance.

Il est important de soutenir la presse et les journalistes. Sans eux, la démocratie ne pourrait survivre. La propagande au service du pouvoir, ce n'est pas du journalisme. C'est du lèche-botte au dictateur. Pour moi, le seul et le vrai journalisme au monde, c'est celui qui se vit et se crée chaque jour par les artisans de la critique citoyenne permettant à la démocratie de respirer plutôt que d'étouffer sous la pression totalitaire d'un seul ou d'un groupe d'êtres humains s'accaparant tous les pouvoirs.

Soyons tous édito-responsables. La société démocratique s'effondrera si la presse n'est plus plurielle.