27/04/2013

Aucune brigade internationale pour la démocratie en Syrie ?

C'est ainsi, mon fils. Cinq cents combattants européens partis faire le djihad en Syrie. Aucun d'entre eux parti pour oeuvrer en faveur de la démocratie. En terre d'islam, soit tu fais la guerre pour la religion, soit tu ne la fais pas.

En terre d'islam, Ali le Cham tentait l'impossible fusion entre son mode de vie à l'Occidentale et sa vision d'un Proche-Orient qui combattrait le terrifiant génocidaire de son propre peuple, Bachar El Assad, pour y installer, après ce monde funeste et dramatique, un état libre et démocratique. Si tous les pays du monde se liguaient contre la tyrannie... Mais les Etats n'ont pas d'amis. Seulement des intérêts. Mais les peuples ne savent pas s'apprécier dans leurs différences, leurs coutumes, leurs mœurs, et leurs croyances. La haine comme jouissance, la guerre comme acte de puissance.

Ali le Cham serait-il un citoyen déconnecté, hors de son temps et des réalités cyniques de son temps ? Il ne faisait partie d'aucune brigade ni appartenait à aucun embrigadement. Seule certitude, quand le jour viendra, son chemin de Damas, il le fera la plume comme flingue à la main, la kalachnikov USB comme le dragon dans sa poche et, en fin de son énigme personnelle, la poudre divine du Ciel comme ultime protection à sa vie de bohème.

D'avoir mis son âme dans tes mains
tu l'as froissé comme un chagrin
et d'avoir condamné vos différences
nous ne marcherons plus ensemble

Sa vie ne bat plus que d'une aile
dansent les flammes, les bras se lèvent
là où il va il fait un froid mortel
si l'homme ne change de ciel pourtant, j'ai rêvé

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

à quoi bon abattre des murs
pour y dresser des sépultures
à force d'ignorer la tolérance
nous ne marcherons plus ensemble

les anges sont las de nous veiller
nous laissent comme un monde avorté
suspendu pour l'éternité
le monde comme une pendule
qui s'est arrêtée

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
j'avais rêvé du mot AIMER

 

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