03/05/2013

Trois buts et quelques autres pour la balade en Syrie

 

Si nous n'étions pas dans le groupe de la mort concernant de grandes nations du foot, je dirais que nous sommes dans un match hors catégorie qui se jouent entre les journalistes-blogueurs trompe-la-mort se rendant avec bravoure en Syrie et les oppresseurs, d'où qu'ils surgissent, de la presse libre mondiale.

 

 

Nous sommes bel et bien aujourd'hui dans une foutue guerre de l'information entre des personnalités libres et démocrates trouvant sur leur chemin des forces obscures de la dictature humaine qui sévissent en Syrie pour amener le chaos intégral sur la planète Terre. Je n'écrirai pas que nous sommes les tous bons d'un côtés et qu'eux, les ennemis de la démocratie, ils sont les tous méchants de l'histoire. Nous avons pourtant un club mondiale des lumières qui tentent de sauver la démocratie et la liberté des peuples d'un côté et un club mondial des ténèbres qui tentent par tous les moyens d'imposer sa loi religieuse ou mafieuse, c'est selon. Blancs contre noirs. Mais le match se joue en gris avec des blancs qui rusent et mentent aussi parfois, jouant dans certains cas loin du geste parfait, de la technique humaine infaillible, soumis aussi à une passe maladroite ou à une mauvaise relance de l'âme, d'un cœur qui s'assombrit et même s'obscurcit de haine devant la violence visible de l'ennemi obscur s'avançant avec tous les coups permis dans sa besace. Mais où est donc passé l'arbitre ? Il n'y a plus d'arbitre. L'ONU est une vaste cours aux palabres hypocrites. Plus personne n'est capable de siffler la faute et d'exclure du match les tous mauvais joueurs, tueurs mortels de la vie. Donc tous les vices et toutes les perversions se sont invitées sur le terrain de la mort et tous les crimes autorisés par la loi sadique sur le terrain de Syrie.

 

 

Alors permettez-moi un instant de vous aligner quelques buts espérés de mon voyages improvisé, qui tenteront d'être beaux, émouvants, somptueux, une fois que je jouerai sur ce terrain tragique. Voici trois buts visualisés dans mon âme (quelques autres encore seront marqués, je l'espère) :

 

 

Premier but intitulé « gens de Syrie dans la guerre » :

 

 

Parler des gens ordinaires qui vivent sous la coupe d'une guerre et d'un conflit au résultat très improbable ne distinguant même plus qui serait la méchante armée trahissant et tuant le peuple de Syrie, et qui serait la bonne armée libre permettant de mettre fin à l'oppression, d'offrir au peuple sa liberté, sa démocratie, sa victoire. Alors simplement parler des gens, de leurs vies, de leurs espoirs de continuer malgré tout un combat pour la paix dont les idéaux se déchirent pourtant dans la haine de l'autre, l'autre qui devient de plus en plus l'étranger, la menace, l'ennemi, l'infidèle à qui ne plus se fier. Parler d'eux tous, prendre aussi leurs images avec leur permission et donner au monde la vision humaine de la douleur d'un peuple perdant son âme, sa conscience, voir son honneur et sa beauté, pour se réfugier dans la folie de la peur, de la haine, et du crime. Tenter de surmonter avec eux cette méfiance et cette haine à travers les images et la parole commune. Vivre de beaux instants d'humanité d'où qu'ils arrivent, que les personnes soient favorables au groupes islamiques d'al-Nosra, à l'armée libre et laïque syrienne, aux forces de Bachar, où même à personne d'entre eux, sauf à l'idéal de réussir enfin la paix coûte que coûte, vaille que vaille. L'être humain sur le terrain de sa vraie authenticité humaine et de sa non-violence provisoire.

 

 

Deuxième but intitulé « Tu te foot de moi » :

 

 

Prendre avec soi un ballon de foot que je porterai dans mon sac à dos. Ma rubrique s'appellera « Tu te foot de moi ». Ce ballon ira aussi loin que j'irai. Il portera toutes les signatures de nos stars, les enfants de Syrie que j'aurai croisé sur la route et qui auront joué avec le ballon. Ce ballon sera le symbole d'un monde de paix, de joie, de jeu, de bonheur. Ce ballon sera le représentant et le lien de tout un peuple uni dans la paix. Des photos de nos stars en herbe qui auront signé le ballon accompagneront la rubrique.

 

 

Troisième but intitulé « le jeu de la cocotte-minute de Damas » :

 

 

J'ai trouvé un jeu par hasard dans une boutique. Il ressemble à une mini cocotte-minute rouge vif métallisé avec de petits bâtons métalliques et deux dés à l'intérieur. Ce jeu que je porterai aussi sur mon dos, je l'ai rebaptisé le jeu de la cocotte-minute de Damas. Les bâtonnets ont pris le nom de Bachar. Les Bachar seront distribués équitablement à tous les joueurs d'une même famille syrienne. Sur la cocotte-minute il y a 5 premiers trous borgne et le sixième ouvert. Chacun des joueurs, maximum 5, dépose un de ses Bachar sur le trou correspondant du chiffre qu'il s'est choisi. Chaque joueur lance ensuite le dé. S'il obtient un résultat entre 1 et 5, il doit prendre le Bachar correspondant qui se trouve sur la cocotte-minute. Le joueur ou la joueuse qui s'est débarrassé(e) d'un de ses Bachar en pose un nouveau dans le trou borgne devenu libre. S'il y a moins de 5 joueurs, le joueur peut jouer aussi longtemps qu'il ne tombe pas sur un trou occupé par un Bachar. En cas d'un 6 réussi, il le glisse alors directement dans le 6 de la cocotte-minute et passe le dé au suivant. Celui qui s'est débarrassé le premier de tous ses Bachar, a le droit d'avoir un rêve pour lui et sa famille. Il le prononce et je l'écrirai sur mon blog avec l'intitulé commun à tous « I have a dream ». Si une famille est pro-Bachar, elle aura droit aussi à son rêve comme toutes les autres familles.

 

 

Voilà. Quelques pistes pour ce voyage en Syrie qui formeront mon fil rouge...ou rose si vous préférez. Quelques pistes qui restent dans ma ligne de conscience universelle de l'Amour. Je ne veux pas voir des bons et des méchants en Syrie. Je veux y rencontrer des êtres humains avec leurs passions, leur foi, leur sens de l'humanité. Mon rêve est sans doute trop grand. Mais c'est pour cela que je l'aime mon rêve en XXL et c'est pour ce rêve que je combattrai encore.

 

 

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, c'est mon hommage rendu à toutes les femmes, à tous les hommes, journalistes, écrivains, photographes, blogueurs et blogueuses, qui sont privés de leur liberté, torturés, tués par les génocidaires de la liberté.

 

 

Lire :

 

 

http://www.amnesty.ch/fr/pays/moyen-orient-afrique-du-nor...

 

 

 

Les commentaires sont fermés.