01/06/2013

« Classée X quand je rêve en XL »

Ce bout de chanson libertine appartient à Sandrine Ott, la politichienne qui est passée du parti libéral à l'UDC sans renier son passé.

1992. Nous étions fous en ce temps là. Où alors juste assez inconscients pour oser le tournage d'un film d'amour en liberté à visages découverts. C'était un temps où Lausanne voyait ses salons érotiques éclore comme des fleurs clandestines en mal de reconnaissance. Que recherchaient ses femmes et ses hommes à la conquête de leur libido? Nous étions encore éloignés de l'époque Internet et de son porno vulgarisé à l'extrême et à très large échelle, de la banalisation du sexe dans tous les espaces publiques. Sandrine Ott abordait alors les questions du sexe et de la pornographie avec Jean-Luc Bideau à la télévision. On croyait à la liberté de ton, sans tabou. On croyait tout simplement à l'amour libre et à sa représentation cinématographique sous toutes ses coutures.

 

Rodéo 1992

 

Notre amour tourné en vidéo

sur un jaune pédalo,

le cygne et ses bébés,

le klaxon du vieux-vapeur

et la liberté,

Ouchy et ses quais,

nos rires fiévreux en chaleur,

l'amour et la vague d'O,

le hors-bord au jus de cassis,

la bague d'amitié de Cassis,

avec elle, tes premiers échanges lesbiens

et nos soleils baudelairiens.


Nous vivions alors à toute allure

dans l'urgence et l'aventure

à la rencontre de nos fièvres amoureuses.

 

Nous étions alors au début de l'Odyssée qui durent depuis 20 ans. Départ en exil de l'acteur. L'homme est trop sulfureux, trop libre, trop exposé, trop tout pour apparaître à la lumière médiatique. 20 ans plus tard, vous qui me lisez, devez savoir le point de départ et de désespoir à ma vie littéraire. Sans ce film, sans cet interdit transgressé, quel genre d'homme serais-je aujourd'hui ?

Le Diable se déshabille en Zahia.

 

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