31/07/2013

Syrie: combien d'âmes disparues dans le funeste tirage aux morts?

"Âmes Sham gram / Pic et Pic et Instagram / Bour et bour et ratatam / Âmes Sham gram. T'es mort, toi l'enfant de la paix et de l'amour! #Syrie"

Les enfants jouent à la survie dans les ruines de Damas, d'Alep ou de Homs. Les enfants jouent à la mort. Un poète a passé. Il a laissé ce petit mot sur Twitter, le réseau des oiseaux. Le poète s'appelle Ali le Cham. Il n'est plus vraiment un enfant. Et pourtant, il regarde la vie comme l'enfant qui refuse de perdre son innocence. Il écoute de la musique, attend de partir en Syrie écrire avec les enfants une nouvelle page heureuse de la Syrie.

Pour cela, il a besoin d'un tout petit visa de rien du tout, d'un peu de paix, d'un peu d'amour, d'un peu d'humanité du Président Bachar al Assad. Après... l'histoire dira ce que peuvent encore faire les poètes en ce monde avant la mort.

Capture d'écran du compte Instagram de la présidence syrienne. Où quand les enfants, tous les enfants de Syrie, ont besoin de poésie et d'amour... STOP THE WAR!


Capture d'écran du compte Instagram de la présidennce syrienne.

 

Syrie: Am stram gram pic et pic et Instagram

La famille Assad fait son show sur Instagram afin de redorer le blason de la Présidence qui résiste pourtant à tout les terroristes de la terre arrivant sur son territoire grâce à la complaisance de tous les pays du monde. Bon, d'accord, pour renverser une dictature on ne regarde jamais sur la qualité des soldats...pourvu qu'ils détruisent tout le pays avec le dictateur. C'est comme si on jetait le bébé avec l'eau du bain de sang... Mais n'aller pas répéter cela à nos chers dirigeants... C'est un peu comme si, pour renverser l'impérialisme capitaliste, on avait admis, nous tous citoyennes et citoyens lambda, tous les actes terroristes des Brigades Rouges ou même d'al-Qaïda au nom de la purification de notre système ultra-libéral pourri...

Assad peut bien supporter tous les noms d'oiseaux de la planète Twitter, recevoir des flèches empoisonnées sur Instagram, je ne vois aucun président américain, à ce jour, s'être vanté sur les réseaux sociaux des bombes larguées sur des populations civiles, et des personnes qu'elles ont tué ou mutilé à vie. C'est comme si Nixon avait posé en son temps sur son compte Instagram le cliché de la fillette de 9 ans brûlées au napalm, Phan Thi Kim Phüc. Un Nixon qui avait été d'ailleurs jusqu'à mettre en doute l'existence réelle de cette photo à une époque où les trucages photographiques n'étaient pas aussi sophistiqués qu'aujourd'hui. Nick Ut, le photographe avait d'ailleurs répondu ceci à la déclaration de Nixon :

« La photographie était aussi authentique que la guerre du Viêt Nam elle-même »

Une réponse qui coule à pic tous les pères de la morale occidentale à dix mille vitesses. Car Richar Nixon, hors Wartergate, n'était-il pas encore davantage un criminel que Bachar al-Assad avec ses tonnes d'armes chimiques à travers son défoliant orange, ses bombes au napalm, et les millions de victimes disparues ou déportées durant cette guerre impérialiste qui dura un quart de siècle? Il ne manquait que la bombe atomique pour faire de Nixon un président honni... Et même alors, l'Occident l'aurait peut-être disculpé de sa terreur...au nom de la justice occidentale.

En fait, Assad est un salaud qui résiste aux salauds qui se partagent le monde. Assad se bat sur son territoire pour la liberté de son territoire visé par les rois du pétrole du Golfe. Assad est un roi du septième siècle qui se bat contre des hordes de barbares religieux payés par des empires obscurs se prétendant laïcs et voulant sa destruction et celle de son pays afin d'en contrôler les richesses naturelles. Je ne vois pas où sont passés les démocrates... Ah si, peut-être. Ils sont les chevaliers blancs esseulés dont personne ne veut plus écouter la sage parole. Des enfants du paradis perdu qui refusent la guerre au nom de la Paix et de l'Amour. Mais c'est tellement ringard et naïf par les temps qui courent. Et surtout, un chevalier blanc n'a ni pouvoir, ni argent, ni rien à offrir si ce n'est ses compétences en humanité. Qui veut encore de cela aujourd'hui ?

Emstrang Gram
Bigà bigà ic calle Gram
Bure bure ic raede tan
Emstrang Gram


Toujours fort Grain
Viens donc viens, j'appelle Grain,
Surviens car je mande au brin,
Toujours fort Grain.
À manger ! (Mos- incantation finale)

 

Toujour fort Assad (Loup)

Viens donc viens, j'appelle Assad (Loup),

Surviens car je mande la baguette des sorts

Toujours fort Assad (Loup)

A manger!

Un chaman qui cherche l'Amour et la Paix en Syrie et en souvenir de Phan Thi Kim Phüc toujours bien vivante et même rayonnante en notre monde.

 



 

La réalité du Vietnam transposée sur la réalité en Syrie aujourd'hui

Et ci-dessous, sur Y-Tube, la réalité Instagram d'Assad

ainsi que de tous les milliardaires au pouvoir du monde qui nient les atrocités de leurs crimes...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Phan_Th%E1%BB%8B_Kim_Ph%C3%BAc

http://fr.wikipedia.org/wiki/Am_stram_gram

 

29/07/2013

L'opposition syrienne doit éviter le as-sāh māta (échec et mat)

Sāh māta. Homs est tombée...aux mains du régime. La capitale de la révolution est reconquise par les troupes d'Assad. Sāh māta.Le roi est mort, en persan. Dans une partie d'échecs, le joueur qui perd est généralement déclaré échec et mat. Le roi défait est alors la seule pièce qui reste en vie. Avant cette fin tragique sur tout le territoire syrien, l'opposition syrienne doit absolument chercher le pat, la partie nulle, celle qui permet de repartir dans une nouvelle partie sans y avoir laissé le goût amer de la défaite totale. Soit, au nom de la raison et de la survie du peuple, ne plus vouloir la fin par les armes des armées d'Assad mais au contraire se mettre à chercher toutes les conditions propices à de nouvelles règles du jeu démocratique issu de ce conflit fratricide qui a laissé au moins 100'000 personnes qui ne reviendront plus jamais à la vie, une multitude de vies et de consciences mutilées, des villes et des campagnes dévastées par deux ans et demi d'un conflit affolant qui pourrait encore dégénérer et basculer vers une horreur encore plus définitive si les conditions de la paix ne sont pas préférées aux affrontements violents entre les forces unies d'Assad et celles, très fragmentées et incompatibles entre elles, de l'opposition syrienne.

Si l'opposition ne peut plus obtenir plus qu'un match nul pour une sortie de guerre c'est que son équipe composée de combattants hétéroclites n'était pas du tout compatible avec les règles voulues par les forces justes d'un conflit moral mené au nom du bien et opposées aux forces du mal d'un tyran. Au fur et à mesure que le conflit durait, Assad, le dictateur, a su montrer plus de forces morales et cohérentes que ses adversaires mal aidés par moult pays et milices extérieurs barbares uniquement intéressées par les richesses et la mort du régime d'Assad sans jamais être préoccupés par un avenir démocratique du pays. Au contraire, une théocratie clanique et mafieuse pointait le bout de son nez totalitaire, le morcellement de la Syrie, la mise en pièce de la nation syrienne, devenaient alors la seule perspective très noire au pays et tous les buts recherchés étaient devenus négatifs afin d'asseoir des pouvoirs locaux illégitimes et cruels en toutes parties de la Syrie. Un chaos, une obscurité, une chute dans les Ténèbres religieuses et politiques que les démocraties du monde ne peuvent vouloir ni espérer sauf à se renier de façon abjecte et honteuse.

La situation en Irak suffit à notre honte occidentale et orientale.

Le mal est fait. Personne ne ressortira innocenté de ce conflit. L'ONU, en premier, doit assumer ses erreurs ainsi que tous les pays qui ont influencé à la destinée de cette guerre. Il est grand temps de redonner sa chance à la diplomatie. L'opposition, celle qui dit vouloir la démocratie, se doit d'entrer dans le jeu des pourparlers et des négociations afin que la Syrie puisse enfin imaginer un avenir possible.

Assad était le plus fort. Mais à travers cette guerre, il a énormément appris à propos de la solidité des valeurs démocratiques incontournables pour épargner à son pays d'autres atrocités mettant à feu et à sang le Cham, le pays d'origine de notre Civilisation et de notre modernité. Notre avenir à tous est en jeu. A nous de savoir ressortir la tête haute de cette guerre impensable il y a encore deux ans et demi.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/267767-jarba,-pr%C3%AAt-%C3%A0-dialoguer-avec-assad-sans-condition

 

 

 

 

 

Monde arabe: les révolutions poupées russes

D E G A G E !

 

 

Les poupées islamistes

Poupées russes matryoshka madness

Les poupées militaires

 

 

 

Les poupées Mères musulmanes



Les Poupées Russes des frères Slokoski  - 9

 

Les poupées Tamarod

 

 

Les poupées fashion victims

 

 

 

https://www.google.ch/search?q=poup%C3%A9e+russes&cli...=_

 

28/07/2013

Gamal Abdel Nasser, l'ennemi de la Confrérie

Les Frères musulmans d'Egypte avaient un puissant ennemi entre les années 1952 et 1970: le Président égyptien lui-même, Gamal Abdel Nasser, nationaliste socialiste et maître idéologique du panarabisme, idéologie qui unissait les peuples arabes contre l'impérialisme occidental. Cet homme est sans doute un des modèles si ce n'est le modèle préféré de la résistance arabe, à part son propre père, du président Bachar al-Assad.

Nasser accomplit de grandes oeuvres architecturales et économiques pour son pays. Il nationalisa le Canal de Suez ce qui passa pour une hérésie politique et un danger extrême aux yeux de l'Occident qui craignait un blocus sur le passage des pétroliers géants. Il osa même s'engager dans une guerre contre Israël, la guerre des Six Jours, dont lui et son armée sortirent défaits. Pourtant sa popularité au coeur du monde arabe fut maintenue et aujourd'hui encore, après une éclipse, son aura et son autorité transmises aux peuples arabes resurgit. Il faut dire que cet homme a laissé une trace indélébile dans la mémoire et les coeurs du monde arabe à travers un événement stupéfiant lors d'une tentative d'assassinat sur sa personne.

"Pendant qu'il faisait un discours, Mahmoud Abd al-Latif, un supposé membre des Frères musulmans, tira huit balles vers lui. Bien qu'à courte distance tous les tirs échouèrent. Nasser continua à parler en disant : « Laissons-les tuer Nasser. Il n'est qu'un parmi beaucoup. Mes chers concitoyens restez où vous êtes. Je ne suis pas mort. Je suis vivant, et même si je meurs vous êtes tous Gamal Abdel Nasser ». Ce sens de l'à-propos et l'absence de réaction des gardes du corps font penser que cela était un faux attentat. Pour autant la plupart des études sérieuses sur le sujet ainsi que l'audition du discours de Nasser après l'attentat laissent peu de doutes sur la réalité de la tentative d'assassinat. Jean Lacouture ayant assisté à la scène a témoigné de la véracité de cette tentative. Il utilisa l'angoisse nationale pour lancer une répression visant à l'éradication des Frères musulmans.

Dès cet épisode, Nasser obtint une aura d'invincibilité, d'autorité, et de maîtrise des conflits armés que personne n'osa lui contester même lors de ses futures défaites militaires contre Israël.

Si je vous parle de Nasser dans ce billet, c'est pour le comparer à Bachar al-Assad, président syrien honni en Occident, dictateur en train de réussir un pari qui semblait impossible au départ alors même que lui le présentait comme tou-à-fait possible à la télévision soit: être plus fort que Ben Ali, Moubarak, et Kadhafi, en même temps. Ils ont tous été destitués du pouvoir, chassés par leur peuple et avec l'aide occidentale. Mais lui, Assad, résiste au temps assassin, à la guerre, et à l'Occident. Son peuple meurtri et déchiré ne l'abandonne pas. Ils sont des millions à le préférer à une invasion de l'extérieure organisée et fomentée par les monarchies théocratiques du Golfe, les Frères musulmans, et l'Occident.

Alors même que tout va au plus mal pour la Confrérie depuis la chute forcée du Président égyptien Morsi, que la Tunisie et la Libye s'apprêtent à chasser eux aussi les Frères musulmans du pouvoir suite à une mauvaise gestion des pays et des assassinats ciblés, le panarabisme revient en force et les peuples se libèrent lentement, et malheureusement dans la violence, des dictatures militaires laïques ou théologiques. Nasser avait raison :

« Je ne suis pas mort. Je suis vivant, et même si je meurs vous êtes tous Gamal Abdel Nasser »

Le Président Bachar al-Assad semble avoir assimilé pleinement la prophétie pan-nationaliste arabe du Président Nasser en luttant pied à pied, durant deux ans et demi, contre une destinée funeste qui lui était promise. Tellement de gens ont désiré sa disparition qu'aujourd'hui il acquiert une aura, une autorité, et une maîtrise des conflits armés que personne ne pourra plus lui contester au sein du monde arabe. Et pas même l'Amérique qui, sur ce coup-là, semble d'une impuissance qui frise le ridicule et l'affront magistral...

Reste à savoir ce que fera Assad de cette forte autorité internationale acquise. Démocratie ou dictature persistante? Faiseur de paix et de démocratie au sein du monde arabe et partisan de la démocratie pour tous les peuples ou alors chef militaire déclarant d'autres conflits armés dans le monde menant vers des tragédies encore plus graves et coûteuses en vies humaines?

Assad doit déjà réussir le premier de ses nouveaux paris. Réussir la paix dans son pays saccagé et sa population meurtrie, prouver sa clémence et son amnistie pour ses adversaires dans la guerre, chasser les terroristes étrangers qui ont causé un tort moral et physique considérable au peuple syrien, et revenir plus fort qu'avant avec une volonté de faire de la Syrie un pays moderne et démocratique. Si cet homme, ce président, arrive à réaliser tout ça, alors on pourra dire qu'il aura bien mérité du nassérisme malgré toute l'horreur qu'il nous a inspiré lors du conflit syrien.

Il faut enfin se rappeler, et sans doute peu de personnes le savent encore, que la Syrie et l'Egypte n'ont formé qu'un seul pays entre les années 1958 et 1961, la République arabe unie.

Lors du décès de Nasser, un sement est prononcé sur son tombeau :

« Serment par Gamal, le plus chéri des hommes, le libérateur des travailleurs, le chef de la lutte ! Serment sacré, inébranlable. Par Dieu et par la patrie, nous jurons que la voie de ta lutte sera notre voie (…) Nous jurons de travailler à la puissance et à l'unité de la nation arabe. »

Nul doute que Bachar al-Assad porte ce serment en lui et qu'il va plus que jamais continuer à lutter pour la dignité et la prospérité des peuples arabes, y compris en chassant l'islam politique des terres arabes. Les Frères musulmans n'en ont pas fini avec Bachar le Terrible.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gamal_Abdel_Nasser