21/09/2013

Café turc à la Syrienne (5)

 En cloque de la guerre

 

Elles se retrouvent concubines

se frottant à leurs combines


Des hommes qui les usinent dans leurs turbines;

des gamines qui se prennent leurs baramines.

 

De dociles fesses bookiennes

succombant sous leurs orgues staliniennes.

 

Toutes ex-lycéennes

candidates au djihad al-nikah.

 

Toutes futures sidéennes

au service et à la gloire d'Allah.

 

Ton triste bar baigne dans sa friteuse;

tu t'es pris la ligne directe d'une religieuse.

avant d'aller décharger tes mitrailleuses.

 

Ton poisson pourri encore qui frétille.

 

Mais toi qui l'a mise en cloque,

beau gosse de la guerre adepte des jeux de quilles,

grosse de la guerre, elle reviendra ventriloque.

 

Quel silence de marbre ?

Quelles révoltes contre ta mascarade macabre ?

 

Toi, tu auras toujours un visage,

ô héros martyr du village.

 

Mais que deviendra le visage de cette fille de bars ?

 

Je n'en vois déjà aucune vivante dans vos lupanars.

Pestiférées, elle emporteront leur secret dans la tombe.

 

Est-ce ainsi que les musulmans vivent avec leurs soeurs prisent sous les bombes ?

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