29/10/2013

Sauf ta vie je t'aime

Sauf ta vie je t'aime

sauve ta vie de poèmes

qui feront de toi cette pluie

de bonheur sous un parapluie

 

Envahis ton coeur de lumière

monte ta jument dans la clairière

volant jusque sous la lune altière

en franchissant toutes les barrières

 

Sauf ta vie je t'aime

sauve ta vie de bohème

qui fera de toi cette fille libre

retrouvant la beauté de l'équilibre

 

au milieu de cette prairie Franche-Montagne

 

Sors du ghetto de ta peine

sors de cette emprise malsaine

croque au fruit mûr de ton existence

et suis la route de ton enfance


La vie est bien plus en rires

que ce que la mort voudrait t'en dire


Sauve ta vie ma fille


à Priscilla, ma fille bien-aimée


 

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Commentaires

"(...) et suis la route de ton enfance(...) J'apprécie votre beau poème, à votre fille et pense à ces levres, dès notre petite enfance qui, sans qu'on s'en doute, sur le moment, nous laissent une impression, nous donnent une orientation. Il y a longtemps, cela fera sourire, non à l'époque, les fillettes lisaient la comtesse de Ségur et l'orientation donnée à l'une de ces enfants est qu'à choisir, il faut opter pour la "route du haut" (de l'élévation d'esprit, noblesse des sentiments et valeurs humaines. L'une de ces fillettes, atteignant sa vingtième années, un jour, eut un affreux chagrin. Stagiaire, non seule, chez elle, en privé, elle voulut pourvoir pleurer, pour s'"exprimer"¨! et "sortit marcher"! Soudain, elle se trouve face à trois chemins, celui qu'elle suit, le second, descendant, le troisième montant... Influencée par ce qui vient d'être écrit, la jeune fille choisir le chemin montant, la route du haut... Lorsqu'elle retourna à son lieu de travail elle était, disons, pacifiée, bientôt rassérénée...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/10/2013

Merci beaucoup Myriam. Priscilla, un coeur d'or qui n'arrive plus à croire à sa bonne étoile. Je veille sur elle à ma façon de père. Mais où vont les papas quand leur fille se perd dans la toxicomanie de leur existence?

Écrit par : pachakmac | 30/10/2013

Les papas, pachakmak, se diront, comme je l'ai fait, pour des raisons qui sont celles dont vous parlez en votre réponse ci-dessus qu'il faut, d'abord faire confiance à leur enfant... toujours... préparerons, avec tout leur amour, un bon (simple) repas, ou feront couler un bon bain... sachant que leur enfant connaît parfaitement bien son propre problème... Inutile de le lui redire, puis, c'est une suggestion (je ne suis pass théologienne) puis, quant à la bonne étoile en laquelle notre enfant ne peut plus croire, disons-lui d'écouter au fond de son coeur ce que Dieu lui dit: "La bonne étoile de ceux qui croient être nés sans bonne étoile, c'est moi!"

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/10/2013

Juste encore un point, ouisque vous me posiez une question, une question à mon tour, en aucun cas indiscrète, nul besoin de me répondre, juste à vous-même; il y a le papa, vous, il y a sa fille, la maman?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/10/2013

La maman? Un peu différente que le papa face aux attentes de sa fille... C'est long le parcours d'un enfant jusqu'à sa vie d'adulte. C'est long et incertain. Les erreurs des mères et des pères, les bêtises des enfants... La maman fait se qu'elle peut avec les armes qu'elle a ou n'a pas reçues pour faire face à la dérive de notre fille. Une chose est sûre. Elle en est malade et l'angoisse la tenaille. Elle veut le bien de sa fille, c'est certain. Mais parfois vouloir faire le bien c'est aussi faire le malheur de ses enfants quand on est trop maladroit où que l'on ne sait pas répondre à une situation pareille. Je suis comme elle, et je ne sais pas si je fais juste ou faux dans mon approche de cette situation. Je fais au mieux selon mon feeling, mes connaissances de la vie, et les traits les plus sensibles de ma fille.

L'avenir seul dira si Priscilla a réussi à chasser les vilains démons de la drogue. En attendant, sa mère et moi la suivons en essayant de rester sur un chemin qui la mène vers la guérison. Espérons... L'amour d'une mère et d'un père peut beaucoup mais pas tout.

Écrit par : pachakmac | 31/10/2013

...Et merci de tout, Myriam

Écrit par : pachakmac | 31/10/2013

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