28/02/2014

Erasmus, Nostradamus, et la boule de cristal

Erasmus, Nostradamus, Academicus. La nouvelle ENA helvétique résumant le parcours administratif du combattant étudiant suisse pour éventuellement obtenir un échange avec une université européenne. Christoph Blocher est notre grand Prophète national...

 

Centurie XI

Quinte et Pique

 

D'estranger viendront des hordes

cris putréfiant la brune d'Helvétie

Dany le Rouge d' orgueil rougira

le fer à millions fascos à genoux

et d'estudiants seront chassés

 

 

27/02/2014

Ianoukovitch, 70 milliards en off shore, Yes, we Shame !

Mieux que tout l'argent pour les jeux Olympiques de Sotchi ! Ianoukovitch a fait disparaître 70 milliards d'argent public, dont 37 milliards de dollars donnés à l'Ukraine par des donateurs pas trop regardant sur la manière dont l'argent allait aider le peuple ukrainien à se développer. Dilapider, envoler, au nom du luxe, de la corruption, des hommes de main et des putains du président !

C'est le nouveau premier ministre par intérim ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui affirme ce casse gouvernemental du siècle.

Dire que Ianoukowitz faisait office d'élu du peuple aux yeux de nombres d'Occidentaux éblouis par les fantastiques autocrates de l'Est qui se servent de la démocratie pour se servir sur son dos. Sacrilège de vouloir sa destitution dans la bouche de ces grands démocrates. Sacrilège de se libérer d'un tel brigand et de sa clique de salopards. Mais quand chez nous, le peuple aurait voulu punir les grands banquiers qui ont joué avec le feu et qui ont fait perdre des milliards à la Suisse, les mêmes démocrates éblouis vitupéraient contre la justice qui n'a pas puni Ospel et consort à de lourdes peines d'emprisonnement... Vision réduite, on s'en doute, du droit de voler le peuple à travers les urnes...

Comme quoi, à force de cracher sur notre Europe en soutenant les autocrates de tous poils, certains ont grand plaisir à préparer le lit des futurs autocrates qui voudront nous gouverner, nous voler la démocratie, nous appauvrir encore plus, et, cerise majestueuse sur le gâteau, se feront un malin plaisir, par exemple, à fracasser la gueule de votre blogueur ci-présent, pour le jeter en prison, le torturer sans doute, et l'assassiner enfin.

Bref. A croire que certains et certaines n'ont toujours pas compris que la démocratie se mesure déjà par la liberté de ton et d'écriture d'une personne ou d'une autre sans qu'elle encoure d'intimidations et de menaces de répression sur elle et sa famille par les autorités du pays...

Vive Viktor Ianoukowitz de Las Vegas, le grand joueur du casino ukrainien ! Continuons à légitimer les autocrates en les soutenant bec et ongles. Ils sauront nous envahir et faire mourir la démocratie, la vraie démocratie, celle qui permet à toutes et à tous de vivre en paix et en sécurité, avec la possibilité pour tous et pour toutes de progresser, avec de vrais droits individuels mais aussi de vrais devoir de protection des institutions en place.

 

 

26/02/2014

1er mars : tous à Berne en faveur des étudiants guillotinés

C'est fait ! Je dirais même que le crime est parfait. L'Europe coupe Erasmus aux étudiants suisses dès cet automne ! Avant même que des discussions aient eu lieu sur des contingents, avant même qu'une loi soit votée, et acceptée ce qui est loin d'être acquis, par le peuple sur les dits contingents ! La punition arrive déjà pour les étudiants, la jeunesse qui a voté plutôt contre l'initiative de l'UDC.Quelle misère crasse!

Pendant ce temps, les Européens vont continuer à venir en Suisse sans aucun soucis, à part pour les Croates dont la Confédération a suspendu la libre circulation des personnes en attendant le choix définitif des Suisses sur son avenir européen ou son exclusion définitive à travers la fin des accords bilatéraux. L'Europe des fonctionnaires agit avec une inconséquence encore plus grande que celle de certains citoyens et citoyennes suisses.

L'Europe de Bruxelles a vraiment agi avec une brutalité extraordinaire, sans aucune sagesse, sans aucune connaissance des institutions suisses, et sans aucune mesure avec le choix des Suisses qui est d'abord un vote de mauvaise humeur, protestataire, et pas forcément un vote définitif contre l'Europe et la libre circulation des personnes.

Il faudra bien mesurer la responsabilité de ces gens élus à Bruxelles qui se comportent moins bien qu'un simple citoyen suisse ne suivant pas jour après jour la politique européenne et qui vote parfois caricaturalement avec l'idée et l'image d'une Europe Empire et d'une Suisse assaillie à travers des acteurs populistes qui ne cessent de marteler que l'Europe c'est le Mal. Le manque de sang froid des députés européens fait vraiment peine à voir. Allons-nous vraiment nous couper de l'Europe ? La question est à l'ordre du jour suite à cet acte manqué des Européens élus. Une décision lourde de conséquence pour notre jeunesse et les centres universitaires.

Neuchâtel fête la date de son indépendance le 1er mars. Bonne occasion de montrer à Berne que Neuchâtel et la Suisse toute entière n'acceptent pas que l'Europe guillotine la première sans aucune concertation avec notre pays quant à la suite à donner à la dernière votation helvétique qui a tout de même un cadre et un délai de trois ans pour dire ce que nous allons faire en vrai de nos relations futures avec l'Europe. Un délai de 15 jours pour actionner la guillotine européenne contre trois ans pour prendre une décision cruciale qui n'ira pas forcément contre notre éloignement de l'Europe. Les gamins sont à Bruxelles plus qu'en Suisse. Hélas, mille fois hélas.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6de1df52-9ec8-11e3-b5ed-5...

 

Salaire minimum, salaire de la peur

Faut-il voter « oui » à un salaire minimum de 4'000 francs brut par mois ? Pour celles et ceux qui gagnent moins que cette somme, cela paraît logique et tout-à-fait normal. On ne peut pas vivre correctement avec un salaire brut inférieur à cette somme, surtout si la personne à charge de famille.

Mais en y regardant de plus près, il n'y a pas de justification suffisante à placer la barre salariale à ce niveau pour la protection des salariés. Il y a même beaucoup de dangers à voir s'affaiblir le niveau de compétence au travail, certaines professions n'ayant alors plus aucun attrait pour l'obtention d'un CFC, car diplôme en poche ou pas, le patron ne pourra pas mieux payer la personne qualifiée que celle non qualifiée. Pourquoi perdre du temps et de l'argent à se former pour se retrouver dans la même situation que celle ou celui qui aura le même droit au salaire sans avoir jamais accompli de formation qualifiée ? Trois ans d'apprentissage pour rien alors que pendant ce temps, la personne sans apprentissage aura déjà gagné son argent ? Il ne faut pas disqualifier la formation car nous aurons alors de gros problèmes de qualité et de services dans certains secteurs comme le commerce de détail et l'hôtellerie-restauration,

Si les Conventions collectives sont rompues par le fait d'une introduction d'un salaire minimum, ce sera le personnel qualifié qui paiera la facture. Car un patron a une masse salariale à respecter qu'il ne peut parfois pas dépasser sous peine de faire faillite à terme. Cela créera un problème d'embauche, de salaire à l'engagement revu à la baisse pour les mieux qualifiés, un stress supplémentaire à assurer par le personnel, le non remplacement systématique de la personne malade ou accidentée, le travail de cette personne devant être assurée par le personnel valide. Pour le patron, pris entre le marteau et l'enclume, il devra soit accepter de voir s'en aller une partie de son personnel qualifié en engageant du moins qualifié à un salaire moindre, soit réussir à garder son personnel tout en augmentant la masse salariale globale pour parvenir à payer le salaire minimum aux personnes non-qualifiées. Tous les patrons ne peuvent se permettre d'augmenter le coût des salaires versés aux employés à cause d'un salaire minimum inscrit dans la loi qui ne correspond pas vraiment au rendement fourni par un travail. Nous aurons aussi une augmentation du chômage due à une dynamique du marché de l'emploi moins performante et à une recrudescence des petites et moyennes entreprises mettant la clef sous le paillasson.

Dans les faits, le recours aux aides de l'Etat (assurance maladie subventionnée, impôt faible voir inexistant, logement subventionné) pour les petits salaires est plus profitable aux salariés qualifiés comme non-qualifiés des branches économiques à faible valeur ajoutée comme le commerce de détail, la paysannerie, ou l'hôtellerie-restauration. Le personnel qualifié maintient ainsi son intérêt à la formation et à la valorisation du métier choisi tout en obtenant des salaires déjà à la limite de l'acceptable par rapport aux autres formations nettement mieux reconnues et protégées par de plus hauts salaires. Il faut rappeler ici que, par exemple, l'hôtellerie restauration n'offre aucun dédommagement salarial pour travail du soir, du week-end, et des jours fériés, ce qui se traduit en centaines de francs, voir davantage, en terme de salaire en moins à la fin du mois par rapport à d'autres branches qui indemnisent le travail hors des heures de bureau. Si en plus, le personnel sans formation professionnel et qui, il faut aussi le dire ici, doit tout de même être formé tant bien que mal par le personnel qualifié engagé, prend une partie de la masse salariale des personnes qualifiées, c'est toute une économie qui risque de souffrir d'une dégradation de la qualité des services. Comme la gastronomie et l'hôtellerie, en particulier, souffre déjà bien assez d'un manque de personnel qualifié, il me semble que le « non » à cette initiative est plus profitable à tout le monde au final.

http://www.24heures.ch/suisse/philippe-leuba-salaire/story/10485262

 

 

 

 

 

25/02/2014

De la légitimité des pouvoirs autocratiques au XXIème siècle

Une constatation tout d'abord. Les pouvoirs politiques forts voir dictatoriaux sont des freins aux économies libérales. Partout dans le monde, les gouvernements politiquement forts permettent une plus grande concentration des richesses parmi une couche de la population et un degré de corruption élevé parmi les fonctionnaires au service du pouvoir alors que dans les pays démocratiques à fort accent libéral, la surveillance du pouvoir par le peuple lui-même est mieux assuré, plus vigilant, puisque les libertés d'expression et d'enquêtes y sont mieux assurées que dans des régimes où le pouvoir est menaçant avec l'opposition en emprisonnant ou disqualifiant facilement les activistes, voir réduisant au silence total les contestataires les plus dangereux pour le pouvoir en place.

Une contradiction ensuite. La démocratie exige une bonne gouvernance, donc un pouvoir qui assure une belle autorité et une belle confiance en ses visions et ses choix politiques. Dans le même temps, la démocratie a horreur des têtes qui dépassent. Le citoyen ne peut pas arriver au sommet de l'Etat par la brutalité. Mais il ne peut pas y arriver non plus sans charisme et donc leadership. Un président démocrate est toujours soumis à la question du peuple, y compris des ignorants qui ont la gueule ouverte bien plus grande que l'esprit. Il est donc en situation de fragilité de gouvernance alors qu'on lui demande en même temps d'être fort et de tenir un langage assuré et sans hésitation visible.

Pour les autocrates, c'est nettement plus simple et binaire. Il doit plaire à une partie du peuple au détriment de l'autre partie qui ne l'accepte pas au pouvoir. Son effort se concentre sur le maintien d'une population acquise à son pouvoir et qui récolte les miettes que lui offre la sensation suffisante d'appartenir au peuple élu opposé qu peuple banni chassé des bons postes de fonctionnaires et des entreprises plus ou moins nationalisées ou pour le moins acquise à la cause du gouvernement... en attendant sa chute. Car l'entreprise est pragmatique et opportuniste. Elle est neutre tout en accordant son vote à celui qui détient la puissance provisoire. L'autocrate peut donc aisément corrompre en toute impunité. Il est au pouvoir. C'est à l'autre de venir le chercher. Il peut truquer les votations, acheter les votes, et toujours gagner. Et l'autre viendra alors le chercher par la violence...au nom de la démocratie exigée...qui elle-même sera soutenue par des régimes démocratiques qui offriront secours et assistance financière pour réussir la révolution attendue. Mais comme les mêmes régimes démocratiques s' acoquine souvent avec les autocrates qui les arrangent (la France, les Etats-Unis, avec le Qatar et l'Arabie Saoudite, par exemple) le message en devient complètement troublé et le terrorisme devient alors la propriété de toute la société, celle qui se révolte au nom d'une révolution démocratique, et celle qui tient encore les cordons du pouvoir au nom d'un pouvoir légitimiste et très autoritaire.

Un vœu pour finir. Si nous voulons que la démocratie prenne vraiment son envol sur notre planète, il est temps que les régimes libéraux ne fassent plus le lit des pouvoirs autocratiques en pratiquant un double langage les rendant de fait coupables et pas très crédibles quant à leur propre volonté de faire régner la démocratie, les droits et les devoirs de l'être humain, et la liberté, l'égalité, la fraternité parmi les nations du monde.

Le chemin est encore long et source de chaos. Mais acceptons l'idée que la démocratie est un désir et un choix irrésistible pour les peuples du monde connectés et au courant de ce qui se passe sur la planète Terre.

Pour reprendre une belle image de Bahar Kimyongür à propos du choix urgent à faire aujourd'hui en Syrie

« Le dilemme ne se situe plus entre dictature et démocratie depuis belle lurette mais entre Madaniya, la civilisation, et Mad Max, le chaos post-apocalyptique. »

En Ukraine, avant d'en arriver au chaos postapocalyptique que subit déjà la Syrie et qui relégitime de fait la survivance provisoire d'un régime dictatorial, il serait précieux que toutes les parties face de gros efforts pour arriver à un résultat démocratique axé sur les intérêts du peuple ukrainien tout entier. La Russie de Poutine comme l'Amérique d'Obama pourrait y trouver un avantage certain. L'Europe aussi. Car une guerre civile en Ukraine, et le monde entier en deviendra forcément un peu plus dangereux, illisible, et morbide. Nous avons assez de feux allumés qui nous menacent tous. Alors Messieurs les Présidents du monde, assez de cynisme et de connerie. Il est temps de travailler tous ensemble à un monde plus libre et démocratique.

Dans ce monde global, il n'y a que deux sortes de leaders. Ceux qui oeuvrent pour la liberté et la démocratie. Et ceux qui oeuvrent à leur propre pouvoir et à leur propre gloire en ayant qu'une seule maxime branchée à leur intelligence cynique : « Après moi, le Déluge ». Oeuvrons tous pour donner à nos sociétés un maximum de leaders du premier type.