20/09/2014

« Nevermind » par Léonard Cohen

Peu Importe

 

La guerre finie,

La paix, on signe

Pas pris, j’ai pu

Franchir la ligne

Sur ma vie, j’ai

Fermé la porte

J’avais un nom,

Mais peu importe

 

Votre victoire

Fut si complète

Que vous vous êtes

Mis dans la tête

D’enregistrer

Nos petites vies

 

Couteaux, bérets

Marmites, habits

Les jeux de dés

De nos soldats

Nos pierres taillées

Nos opéras

Nos lois de paix,

Celles qui s’entendent :

L’époux dirige,

La femme commande

 

Les formes de haute

Indifférence

Que l’on appelle

Amour, je pense

La haute indifférence

Qu’on nomme sort

Nos noms sont plus

Intimes encore

Noms si profonds,

Et noms si forts

Perdus pour moi

Et, pour vous, morts

 

Point n’est besoin

Que ça demeure

Des vérités vivent

Et d’autres meurent

Des vérités vivent

Et d’autres meurent

J’ignore lesquelles

Alors qu’importe

 

Je n’ pouvais pas

Tuer comme vous

J’essaie de haïr

Mais j’y échoue

Nul homme ne voit

Le grand dessein

Ni qui sera

L’ dernier humain

L’histoire abonde

De faits, de contes

Vous tenez le monde

Alors qu’importe

L’époux dirige,

La femme commande

 

Les formes de haute

Indifférence

Que l’on appelle

Amour, je pense

La haute indifférence

Qu’on nomme sort

Nos noms sont plus

Intimes encore

Noms si profonds,

Et noms si forts

Perdus pour moi

Et, pour vous, morts

 

Point n’est besoin

Que ça demeure

Des vérités vivent

Et d’autres meurent

Des vérités vivent

Et d’autres meurent

J’ignore lesquelles

Alors qu’importe

 

Je n’ pouvais pas

Tuer comme vous

J’essaie de haïr

Mais j’y échoue

 

Nul homme ne voit

Le grand dessein

Ni qui sera

L’ dernier humain

L’histoire abonde

De faits, de contes

Vous tenez le monde

Alors qu’importe

 

Léonard Cohen

 

http://leonard.cohen.polyphrene.fr/never-mind

 

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