19/12/2014

Pas touche au territoire du grizzli

Les Russes ont toujours besoin d'un protecteur à défaut d'avoir la volonté de fonder une démocratie puissante. Vladimir Poutine est un chef respecté et aimé de l'immense majorité des Russes, des Russes qui tenaient à se rassurer quant à la grandeur de leur nation. Après le chancelant Boris Eltsine, il fallait bien la solidité d'un tsar...

Vladimir Poutine choisit ses oligarques qui doivent tous lui prêter allégeance comme au temps des tsars. Pareil à un chef de meute, il ne laisse personne le dépasser car il saurait alors que la fin de son règne approcherait. Quant aux Occidentaux, il a une dent très aiguisé contre eux. Il les tient responsables de tous les malheurs du monde, à commencer par la guerre en Syrie et celle d'Ukraine. Les dictateurs ont ça pour eux. Quand cela va mal dans leur pays, ce sont les autres qui ont cherché la guerre en voulant détruire le terrible animal politique qui vit en eux. Pour Vladimir Poutine, on s'arrêtera sur l'ours polaire ou le grizzli.

Comme pour sa parano, les Occidentaux veulent le vassaliser, l'empailler et le mettre au musée en même temps que de lui voler son miel, il est temps pour la bête de montrer ses crocs et ses griffes. Gare à ses coups de pattes et ses coups de gueule qui pourraient encore se montrer sanguinaire.

Heureusement, nous les Suisses, notre palais fédéral est à Berne, ville emblème de l'ours qui connaît particulièrement la nature de la bête humaine. Le miel se trouve planqué dans les bunkers des banques et notre diplomatie fait patte de velours. Nous ne sommes pas prêts de nous faire empailler par les technocrates européens. Et il ne faudrait qu'une étincelle supplémentaire de Bruxelles pour faire sauter les bilatérales en créant un mur virtuel entre eux et nous. C'est tout dire.

Quand je vous écris que la Sibérie est en Suisse et qu'elle se trouve à la Brévine, je vois très bien Didier Burkhalter inviter Vlad l'Emmerdeur en ce lieu célèbre pour son froid glacial, et fêter le Réveillon, comme la fin de son règne d'une année, dans ce charmant village avec le grizzli de Moscou, histoire de briser la glace entre un verre de vodka et un autre d'absinthe.

Puis ils pourraient à minuit pile s'entourber ensemble sur le lac des Taillères en chaussant des patins sur glace. Un slow diplomatique brûlant entre le grizzli de Moscou et le héron cendré de Neuchâtel pourrait alors s'engager et ferait son plus bel effet sur la diplomatie mondiale. En même temps, Didier pourrait retirer quelques saumons fumés du cerveau de son invité, histoire de servir le caviar d'Interlaken dans une coupe démocratique. Ce serait fooorrrrmidable.

Santé ! "Za zdarovié" . Et merci pour votre année présidentiel, cher Monsieur Burkhalter. Quant à vous, Monsieur Poutine, prenez un peu de recul. Nous aimons la Russie et son peuple. Pas de guerre froide mais d'amours juvéniles sur la Place Rouge. Gilbert et Nathalie, cela ne vous rappelle-t-il donc rien? On ne les a pas encore empaillé ces deux là.

Ils ont même réussi leur révolution électro... Neuch à Toi, Vladimir. Za zdarovié!


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