30/12/2014

Permis de conduire et permis d'écrire

Michel de Nostradamus, pardon Michel Houellebecq, nous a pondu de nouveaux quatrains concernant la fin de la République. Ses prédictions sont cataclysmiques pour l'Occident puisque la France se soumet à l'Ordre religieux de la charia. Entre le choix de Marine le Pen et un certain Mohammed soutenu mollement par l'UMPS à défaut de pouvoir faire passer un de leur candidat au second tour présidentiel, les Français se résolvent à voter pour le parti islamique préféré au Front National par la majorité...

C'est à peu près du n'importe quoi...mais la bonne grosse provocation fait toujours bien vendre. Michel n'aime pas le monde dans lequel il vit. Michel aime écrire et faire du mal à la communauté en lui mettant le visage dans sa merde. Il faut qu'il fasse peur avec quelques prophéties terrifiantes sans pour autant proposer quelque chose de plus libéré, jouissif, et heureux. Les happy end ne sont pas du genre de la maison Houellebecq. L'univers de Michel est lugubre, cynique, sans joie, plein d'amertume et de non-avenir, nos humanités plantées dans le mur. Et il faut s'en réjouir avec lui en dégustant son humour sarcastique. Et les gens courent à son cinéma comme voulant jouir à cette danse macabre proposée par la maître de la littérature française actuelle. Sans limite, à 300 km/heure sur l'autoroute médiatique, Michel fonce et embarque ses lectrices et lecteurs enivrés et heureux de s'éclater sans réserve ni précaution.

Personne ne veut lui retirer son permis de conduire à Michel... Et pourtant, il y avait de quoi ! 300 kilomètre heures sur l'autoroute, pour d'autres que lui se serait la tôle et le retrait de permis assuré. Que fait la police !

Au-delà de ses frasque sur les autoroutes de France, Michel écrit. Et plutôt bien que mal. Mais personne ne lui retirera son permis d'écrire pour mal penser... La liberté d'expression est sacro-sainte et tout le monde a le droit de penser mal du monde actuel. Il y a de quoi, d'ailleurs.

Il faudrait simplement que les libraires osent une petite manchette bien sentie pour accompagner les livres de Michel :

« Attention, littérature réservée aux chauffards et aux suicidaires, fans d'écrivains désespérés ».

Les ventes seraient sans doute toujours aussi importantes mais au moins, comme pour la cigarette, les consommateurs fanatiques de ce goudron-là seraient prévenus que leurs cerveaux risquent grave l'enfumage et les maladies liées au racisme et au communautarisme. Rire de tout, oui. Mais que cela reste du rire qui ne nous empêche pas de vivre en communauté multiculturelle fière de ses valeurs et quand même un peu optimiste sur le futur de nos démocraties.

Michel a quand même dit: "Je ne recommencerais pas". Mais une fois grisé, peut-on revenir à plus de sagesse?

http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Alain-Finkielkraut-Le-...

http://people.premiere.fr/Photos-people/PHOTOS-Michel-Houellebecq-meconnaissable-pour-evoquer-son-enlevement-4048496

Houellebecq et le Veau d'Or

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Faut-il déclencher une guerre pour le Veau d'or?

Ou demander à Michel quel est son désir d'avenir?

 

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