30/01/2015

Médine, la foudre mais pas la guerre...

"Don't Laïc"

ton cri de révolte

comme une danse macabre qui virevolte

autour du sale vautour Blanc

ce colon et cochon de mécréant.

 

"Don't Laïc"

cette exclusive vision

construite sur une exclusion

ce désir de ne croire qu'en Allah

et le Coran qui ne ment,

ce désir de religion, ce ferment

qui a fait de toi ce bon musulman.


"Don't Laïc"

Tu me lances une flèche mortelle.

Je te réponds par mon coeur sanglant.

Tu transperces mon flanc immortel.

Je te réponds par mes mots cinglants.

 

Je te refuse la haine

mais bien à toi si tu m'aimes;

mais mal à moi si de vrai je blasphème.

 

Et toi, que m'accorderas-tu

sans laïcité

sans liberté

sans libre arbitre?

Et toi, que feras-tu de mon Je,

de l'Être? Ou m'enverras-tu au néant?

 Qu'en feras-tu

des mécréants, des LGBT,

des adultères, des infidèles,

des croyants différents,

des juifs pourchassés,

des chrétiens crucifiés,

des bouddhistes immolés,

et autres cultures condamnées?

Tu veux lier Adolf à notre Prophète?

 

Ton monde n'est pas meilleur

même si le miens n'est pas meilleur

Ton monde est une vision valable

que d'autres visions du monde bouleversent et dérangent.

Est-ce là l'origine de ta haine?

Est-ce là ta façon de me faire de la peine?

Tu as des mots qui me percutent

et tu me mets ton uppercut.

Tu aimes le culte à Allah

mais moi j'aime la culture d'Allah

et aussi les autres cultures

et aussi les autres visions

et aussi les autres vérités

et aussi les autres mensonges

et aussi les autres gens

et aussi les Blancs,

et aussi les Noirs,

et aussi les Beurs,

et aussi les Jaunes,

et aussi les rouges,

et encore plus les métisses,

les arc-en-ciels qui font de l'amour

leur bataille pour la vie.

 

Petit Cheval, enfant du destin,

tu te souviens, hein?

Il n'est pas mort orphelin

car le Grand Esprit protège les Indiens.

 

Médine, j'aime ce clip de toi

et je sais très bien pourquoi

 

Ali X

c'est mon jumeau

dans le désert sur un chameau.

Un mirage d'amour et de paix.


Va en paix, Médine, mon frère.

 

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