10/02/2015

Courtisane, une description désuète de la profession

« C'est une bague qui, passée au doigt d'une dame, lui fait dire tout haut ce que l'on pense en général tout bas et encore plus bas que tout bas dans le bas du bas. Voici ce qu'elle fait dire à la belle Cypria, ornement de la cour de Mangogul : "Duxit me Viernnam in Austriâ patriam suam, ubi venereâ voluptate, quantâ maximâ poteram, ingurgitatus sum, per menses tres integros ejus splendidè nimis epulatus hospes. Illi, rugosi et contracti Lotharingo more colei, et eo usquè longa, crassaque mentula, ut dimidiam nondùm acciperem, quamvis iterato coïtu fractus rictus mihi miserè pateret. Immanem ast usu frequenti vagina tandem admisit laxè gladium. Modô me resupinum agitabat ; modô etc." »

Diderot, Les Bijoux indiscrets,

Quand les filles de joie commencent à parler pour de vrai, sans menterie, sans hypocrisie, c'est de leurs bijoux intimes que la voie céleste s'élève vers la bouche féminine. Diderot aurait éclaboussé de son talent le procès de Lille. Aujourd'hui, on a droit au spectacle affligeant des Femen et à celui non moins affligeant des accusés qui se barricadent dans leur défense comme ils peuvent. Les filles ne sont plus des courtisanes. Elles sont soit des Femen soit des filles soumises à l'ordre des puissants. Les filles n'ont plus la connaissance des courtisanes. Elles sont soit libertines consommatrices d'appâts masculins soit religieuses soumises aux règles d'un homme mais trop rarement amoureuses libres de leurs corps, de leurs sentiments, et de leurs passions.

Il faudrait peut-être reparler des courtisanes d'un autre siècle pour retrouver l'amour romantique mêlée à une suavité parfumée et une sexualité explosive.

Tout me laisse de glace dans ce procès aux allures de boucherie sexuelle sans mystère, sans aphrodisiaque, sans passion. Une sexualité sous Viagra. Voilà en résumé succinct ce que m'inspire les aventures dégoûtantes de Monsieur DSK au pays du lupanar.

Au final, je pense que l'on ferait censure autour d'un Monsieur Diderot d'aujourd'hui alors que toute cette fiente s'étale en long et en large dans la presse. C'est d'une vulgarité. C'est d'un voyeurisme sans imagination, sans âme, sans attente, sans rien du tout. Du nihilisme à l'état pur. Vivement demain que les poètes soient remis au goût du jour!

 

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Saint-Valentin 2015, un coeur clitoris


 

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Commentaires

@Pachkamc si les filles d'aujourd'hui semblent ne pas correspondre à ce que vous désirez c'est la faute à qui? humm,rire
En effet trop parler nuit dit l'adage et se plaindre de sa femme en contant fleurette aux nanas ou prétendre ma carte bancaire ne répond plus peux-tu payer ,alors la faute à qui et ils sont nombreux à pleurnicher de leurs malheurs , souvent aussi faux que leurs prétendus exploits et ce dés la première rencontre
Ces hommes là on les nomme des madeleines
Mais si cela peut vous rassurer nombre de femmes disent la même chose,ou sont passé ces hommes qui eux ne passaient pas leur temps à gémir pour tout et rien et qui savaient faire preuve d'une très grande galanterie ?
Comme quoi tout se perd y compris les bonnes manières
Toute belle soirée pour Vous

Écrit par : lovejoie | 10/02/2015

Vous avez vu comme on pleure au procès DSK, chère lovejoie? On dirait que le sexe prend des allures de mare à crapauds. Pleurer sur sa misère sexuelle, c'est comme un cri du coeur qui étouffe sa joie d'avoir connu de tels beaux moments avec les femmes. C'était hier...Mais c'est peut-être aussi demain. Quand à aujourd'hui, je travaille beaucoup trop pour avoir ne serait-ce qu'un début de regard amoureux avec une femme. C'est bien mieux pour elle. Comment pourrait-elle supporter une telle absence physique et mentale? Je devrais d'abord me sevrer de mon activité blogueuse. C'est faisable à condition que la femme en vaille vraiment la peine et qu'elle me laisse quand même des instants de liberté pour la vie de mon blog... Bonne soirée à vous.

Écrit par : pachakmac | 10/02/2015

@Pachakmac Merci pour la réponse .Sans doute faites vous partie d'un bataillon d'hommes qui pensent de même .Cependant le plains ces messieurs rencontrant une donzelle avec bracelet électronique mesurant l'intensité de leurs ébats .Vous parlez d'un romantisme !rire

Écrit par : lovejoie | 10/02/2015

Vous me faites penser à une célèbre bande dessinée érotique "Le Déclic" de Manara que je lisais avec ma première épouse... C'est l'histoire d'un pôv type qui veut contrôler la sexualité de sa femme et la rendre dépendante à toutes sortes de fantasmes avec les hommes. La femme, très belle bourgeoise, se met en situation de faire l'amour avec son voisin de cinéma devant son mari ou dans un magasin de vêtement avec le vendeur. Tout se dérègle et le type n'arrive plus à contrôler sa femme qui n'a plus besoin de stimulant pour tromper son vieux. Enfin bref, c'est l'histoire de la libération de la femme par un bédéiste assez perspicace. Et si aujourd'hui vouloir contrôler les orgasmes de son épouse revient en force, c'est que notre époque veut tout dominer, la toute-puissance comme résultat. Cela va encore finir en guerre civile dans les ménages... C'est un homme expérimenté qui parle de cela. Mieux vaut une femme libre qui s'assume qu'une femme qui se veut en cage, se sent coupable, et qui ment à son mari pour ne pas parler de ses inavouables penchants adultères. Un mari libre dira à sa femme libre: éclate-toi bien, chérie. Un mari libre, cocu, et trompé dans tous les sens du terme ne reconnaîtra plus celle qu'il aime depuis très longtemps. Et tout cela finira très mal...

Écrit par : pachakmac | 10/02/2015

Avec les avancées de la technologie, je conseillerais à ces dames de s'équiper de Gopros à fixer entre les miches, les fesses, etc., partout où des "popols" circonscrits ou non pourraient s'aventurer contre le consentement des propriétaires des dites miches, des dites fesses, etc.

Parce que, par les temps qui courent, c'est encore que les «salopes» qui en prennent plein le fion.

Écrit par : petard | 10/02/2015

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