03/03/2015

La République perdue des Barbarapas

Quatre leitmotivs : l'argent, la drogue, la violence, les pétasses. La vie de ces très jeunes garçons de banlieues touche au néant. Quatre light motifs de l'obscurité conduisent cette jeunesse vers un avenir lumineux, sans travail, sans études, sans diplôme, sans culture autre que celle du culte de l'argent mal acquis, du sexe sans amour, du cerveau embrumé à jamais, hymne aux fêtes sataniques du butage de gueule et de la nique barbare en chopant les filles comme des gazelles prises dans la gueule du lion entre deux prises de H et un rap qui dérape comme jamais.

C'est en France, à Sarcelles. Les gosses n'ont que 10 ou 12 ans. Leurs parents ne leur ont pas interdit. Leurs profs ne leur ont rien appris. Leurs grands frères font leur éducation sur la scène du crime et du clip qui va rapporter des centaines de milliers de vues sur You Tube.

Cela s'appelle la décadence de notre monde, la bien réelle décadence. Pas la décadence des artistes hués et houspillés par les pouvoirs conservateurs et ultralibéraux. Pas la décadence artistique des morts de Charlie Hebdo qui dérangent ces même pouvoirs conservateurs. Non. C'est la décadence des enfants filant vers un univers sans aucune référence artistique autre que le gangsta rap et ses crimes avoués qui conduiront quelques-uns à venir buter les artistes, les vrais, ceux qui se battent pour une Humanité libre et joyeuse, cultivée et amoureuse, internationale et sans frontière mentale, sans racisme, sans communautarisme, sans haine.

Le monde et sa décadence. Tout un programme de festivités à venir.

http://www.liberation.fr/societe/2015/03/02/un-clip-de-ra...

P.S. D'habitude, je fais honneur à la musique et aux musiciens, y compris aux rapeurs qui donnent un sens à leurs textes de combat. Mais ici, je ne peux tout simplement pas, tellement ces jeunes enfants me font pleurer l'âme. Vous pouvez prendre connaissance de leur clip vidéo sur le lien que je vous ai donné. En lieu et place, je vous propose cette sauvagerie fauve...

Tout au creux de ton vent j'irai bâtir les cathédrales de sel sous les étoiles qui étincellent. Sous la voûte du ciel, je visiterai tes pupilles de mes yeux qui scintillent. Ce sera une nuit à la belle étoile, tout là-haut, tout là-haut sur la montagne. Et de mes doigts surgira une étoile de papier qui ira prendre sa place dans le cycle de ta vie. Le silence se fera et l'amour sera roi. Entre toi et moi.


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