12/03/2015

Inconsolable tristesse

Un être magicien

soul de ses rêves étoilés

s'est couché sur l'oreille de la mer

 

Une magicienne

s'est glissée sous le duvet éternel

de ses nuits lumières sans retour

 

Un marin

nous a bercé de sa grande histoire

et nous étions distraits par le dérisoire

 

Une Copernicienne

nous a parlé de révolution amoureuse

et nous étions dans notre fièvre acheteuse

 

 

 

L'amour était si plat

qu'il en devenait écoeurant et dégoûtant,

indigeste jusqu'à mourir à jamais

dans le pornographique.

 

Et soudain l'amour avec elle devenait rond.

Tout allait soudain si loin,

si fou, si vite, si infiniment moderne,

et nous n'avions rien vu

pris dans nos tourmentes et nos factures,

nos petits bobos de cœur,

nos images racoleuses,

notre sexualité sex-shop,

nos haines si ridicules et honteuses.

 

Allons-nous quitter un instant notre terre à terre

pour la suivre dans son sillage de rage neptunienne,

de bonheur vécu derrière les persiennes,

au creux de cette baie qui se plisse et se rétracte

va et viens comme un théâtre géant avant l'entracte

comme son amour flamboyant à chaque acte

rugissant devant nos cœurs dépravés

en nous criant de survivre à la mort lente ?

 

 

 

J'ai vu une épave;

et sur ma vieille coque une éponge.

J'ai tout effacé,

la rouille et les embruns exceptés,

pour rejoindre tes songes.

Je suis à flots

et je quitte le quai.

M'attendras-tu quelque part?

 

Jean-Marie

 

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