30/03/2015

Junky Lubitz ne se soignait ni au lait ni à l'Ovomaltine

De plus en plus accablant pour le pilote Andreas Lubitz, pour ses médecins et la compagnie aérienne aussi. Si tout le monde savait et ne faisait rien, la coresponsabilité est partagée entre le pilote, le milieu médical, et Germanwings.

A-t-on le droit de donner les commandes d'un avion à un homme qui consomme régulièrement des médicaments puissants, un junkie de la médecine moderne, des grands fabricants et distributeurs de l'euphorie sous contrôle ?

Si seulement Lubitz avait su se diriger vers une autre aide moins chargée de psychiatrie médica-menteuse et nettement plus chargée de rapports humains authentiques et gratifiants. Si seulement les médecins et la compagnie aérienne avaient consacré un peu d'humanité au cas Lubitz.

C'est trop tard pour dire ce qu'on aurait pu faire pour cet homme, le sortir de son délire, et ramener les 149 passagers à bon port, là où ils auraient du parvenir sans encombre dans une situation normale.

Il est temps de prendre conscience que les médicaments peuvent être aussi dangereux que de l'héroïne de de la cocaïne, que la dépendance à ceux-ci font des malades des junkies, voir limite des zombies, qui auront toutes les peines du monde à regagner une humanité de type dit « normal ».

Prendre des neuroleptiques et des antidépresseurs n'est pas du tout anodin. Encore moins pour un pilote d'avion. Il faut savoir que, très souvent, les terroristes sont d'abord drogués par leur gourou pour accomplir leurs actes atroces. L'état second est presque une nécessité pour commettre de tels assassinats sur des personnes humaines.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/crash-a320-an...

Je termine par ce texte écrit alors par un jeune chanteur qui filait du mauvais coton au début des année 70 et qui est devenu un grand artiste. La guitare et le succès l'ont sauvé du pire. S'il était croyant, ce serait un don du ciel...

On a monté toutes les combines
Pour échapper aux grandes usines
Vendu du cuir et de la peau
Vendu des tigres et des crocros
Vendu du speed acheter de l'huile
Yellow sunshine et submarine
Coupé du henné et de l'eau
On était vraiment de drôles d'oiseaux

Raconte pas ta vie dit bonjour à la dame
Redresse ton képi sois poli avec ta femme

Monté des boites de nuit bizarres
Bourrées de putes et de cafards
Gagné du blé chez peace and love
Pour s'éclater chez Molotov
Barré un peu chez les flippés
Les cosmiques les grands initiés
Et devenir rosicrucien
Pour une place de road et un joint

Raconte pas ta vie dit bonjour à la dame
Redresse ton képi sois poli avec ta femme

Prenez un peu dans la zizique
Du swing du vrai de l'authentique

Bernard Lavilliers

 


Jimmy Somerville "Don't leave me this way" live... by StephaneLecureuil

Commentaires

! Les neuroleptiques soulagent la souffrance quand elle ronge presque jusqu'à la mort. C'est comme une béquille mais il faut se connaître pour savoir se gérer avec son médecin.Car il ne peut pas se mettre à la place de son patient. Merci. Et c'est du cas par cas.

Écrit par : miss rêve | 30/03/2015

Vous dites bien "la souffrance quand elle ronge presque jusqu'à la mort". C'est de cet état de souffrance, de cette solitude, de cette sensation que personne ne pourra faire quelque chose pour vous débarrasser de cette souffrance atroce que naissent les idées morbides et les envies de disparition. Mais les médicaments sont-ils vraiment les seuls qui peuvent soulager une personne dans pareille état? N'existe-t-il aucune autre façon de porter secours à des personnes atteintes d'un tel mal? La psychiatrie est-elle devenue toute-puissante pour que tant de personnes en souffrance s'en remettent à des doses médicamenteuses terrifiantes? Autrefois, il y avait les curés, les pasteurs pour aider les personnes souffrantes... Ce n'est pas la panacée non plus. Cependant, les ressources spirituelles d'un être humain sont souvent le meilleur rempart aux cauchemars et à la souffrance qu'il peut ressentir.

Merci de votre message, miss rêve. Ne pensez pas que je méprise les patients accrocs aux médocs ou aux drogues. Bien au contraire. Je suis très près d'une personne qui m'est chère au plus au point et qui a failli se laisser emporter vers la catastrophe sous l'emprise de drogues. Aujourd'hui, c'est son enfant et son cheval qui lui ont permis de retrouver un équilibre. Pourtant, il faut rester vigilent en permanence. Les risques de rechute à un moment ou un autre sont élevés. La médecine, oui. la toute-puissance de la prescription médicale, non. Il faut y intégrer de l'humanité et de l'amour pour aider une personne à se sortir des turbulences les plus néfastes.

Écrit par : pachakmac | 31/03/2015

Bien,votre commentaire est plus tolérant.Et il est beaucoup plus humain.Merci encore. Le mal- être ne vient pas tout seul.On vit dans un monde tellement peu naturel à la conscience de notre être que vivre est un calvaire. La sensibilité est autant un atout qu'une faiblesse parce-qu'on veut faire de nous des outils à la place de personnes qui veulent exister pour ce qu'elles sont d'abord.Très bonne journée à vous.

Écrit par : miss rêve | 31/03/2015

Exactement, miss rêve. Vous avez raison. Nous sommes soit des outils rentables au système, soit des assistés... Andreas Lubitz avait comme des envies de changer le système. S'il a rendu la conscience à certains en perdant sa propre conscience, il aura peut-être su redonner sens à son geste insensé.

Si je suis dur dans le constat du meurtre de Lubitz c'est qu'il a instrumentalisé la vie d'êtres humains pour assouvir son plan mortel. Nous avons besoin des autres, certes, pour réaliser nos projets. Mais essayons au moins de servir une cause positive, un projet artistique, une oeuvre de salubrité publique plutôt qu'une oeuvre de destruction massive. Lubitz a choisi le trash absolu pour se faire un nom, une identité, dont il pensait qu'elle était absente au monde et pas valorisée par cette société vivant dans l'outrance, mettant en avant quelques people et ignorant tout des gens laissés sur le côté de la route. Tout le monde ne se laisse pas tondre comme un mouton sans réagir. Tout le monde n'est pas d'accord de devenir clochard suite à des drames personnelles, des spoliations financières, et autres catastrophes humaines. Certains ont envie de crier au monde qu'ils sont quelqu'un et pas seulement des instruments de la société qui les exploite et les ignore.

Très belle journée à vous.

Écrit par : pachakmac | 31/03/2015

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