30/03/2015

Mon fils et ses vaches

18 ans. Le permis dans la poche. Le volant de sa Peugeot qui lui permet de s'émanciper et de rouler vers sa propre liberté. Il est heureux. Il se sent devenir un homme, honnête, responsable, amoureux de la nature et de ses...vaches.

Comment un enfant qui n'a pas grandi à la ferme rêve de devenir agriculteur ? La joie d'un monde innocent ? Le plaisir de vivre au grand air loin de la ville ? Mon fils est un bon gars et j'en suis très fier. Il est intelligent, lucide, un brin trop près d'une droite blochérienne mais je m'en fiche, Parce que je sais qu'il réfléchit quand nous parlons des étrangers, de l'ouverture sur le monde. Il me raille aussi et se fout un peu de ma gueule avec mes idées de « gauchistes » comme il dit. Je sais qu'il m'écoute quand même un peu et que notre complicité est immense et saine.

Mon fils et ses vaches c'est comme le paradis perdu qui revient. Cela sent bon l'écurie, les produits alimentaires sains, la nourriture non frelatée et le cœur non corrompu. Quand je le vois travailler à sa ferme, que je sais ses notes excellentes à l'école, j'imagine qu'un jour il aura son domaine même s'il est parti de rien.

Continue fiston. Il y a de l'avenir pour des jeunes hommes comme toi qui ne pensent pas qu'à gagner un maximum d'argent en très peu de temps.

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à mon fils

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