02/04/2015

Andreas Lubitz : un attentat terroriste à sa propre gloire...

Suicide entraînant volontairement dans la mort beaucoup d'innocents. Acte de toute-puissance. Andreas Lubitz était probablement un enfant roi choyé au sein d'une famille aisée et d'une société qui donne tout à l'enfant. Avait-il appris à connaître les leçons positives de certaines frustrations ? Lui avait-on dit que la cruauté du monde n'était pas une excuse valable à sa propre cruauté ? Andreas Lubitz avait-il forgé les armes nécessaires pour être un adulte responsable d'un avion civil ? Sans doute pas.

Tout le monde peut être dépressif à un moment ou un autre. Sans pour autant mener à la mort plus d'une centaine d'innocents. Tout le monde peut généralement accepter les frustrations lors d'un échec et la fin d'un rêve du à des problèmes physiques, psychiques, ou intellectuels. Même les plus grands sportifs apprennent à accepter dignement une défaite qui leur a fait très mal. Andreas Lubitz n'avait pas appris à perdre quelque chose qu'il aimait par-dessus tout : voler et piloter son avion.

Il considérait que personne ne pouvait lui arracher son rêve le plus cher. Voler, c'était sa gloire et son honneur, sa raison de vivre et d'espérer. Ni Dieu ni maître. Il était son propre maître et suivait sa propre destinée. Il voulait marquer le monde de son emprunte sans en respecter les limites essentielles à la morale. Il plaçait au-dessus son ambition personnelle et en-dessous le droit à la vie des passagers qui l'accompagnaient dans le ciel. Hors, un être normal et sain fait tout le contraire. L'ambition personnelle se soumet à l'ordre social lorsque celle-ci peut représenter un danger majeur pour la société, Ne pas mettre de frein à son ambition personnelle revient à refuser et à nier les frustrations personnelles que l'on rencontre tout au long de son existence.

Combien de fois les parents d'Andreas, les éducateurs sociaux, les professeurs, n'ont pas su dire « non » au petit garçon né dans un milieu privilégié ? Combien de fois a-t-on dit à Andreas que « non » ne signifiait pas une absence d'amour mais au contraire une présence d'amour responsable pour qu'il grandisse aussi avec la connaissance de la frustration ?

Attention aux enfants-tyrans. Ils peuvent un jour tuer des innocents.

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/psycho_pour_tou...

 

 

 

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