30/04/2015

La religion est un grain de folie dans un monde en furie

Si la spiritualité est un grain de beauté apparaissant ici et là sur un corps envoûté de calme, luxe, et volupté, la religion est bel et bien un grain de folie dans un monde en furie.

Tout ce qui est clonage de zombie religieux est un danger mortel à l'Humanité. Tout ce qui libère de ce clonage monstrueux, est un don de soi qui profite à l'Humanité.

Le néant existe. Il est d'une Beauté inouï. Sans la rencontre hasardeuse d'un spermatozoïde de mon père et d'un ovule de ma mère, j'en serais rester au stade du néant sans passer par le stade vivant et réfléchissant. Je participe au monde des vivants. Autant faire de ma vie une continuité intelligente à la Beauté du monde muet ainsi qu'un ode à l'Amour plutôt qu'un chaos destructeur et obscur qui précipite le monde des Vivants dans le Néant à jamais muet. Nous sommes Dieu si nous faisons de nos vies une conquête de l'Existant et une transformation créative de notre pensée. Le mot « Dieu » n'existe pas s'il n'est pas associé à la pensée humaine.

Nous sommes inexistants, et donc néant, si nos vies ne sont que le prétexte à propager la destruction du monde en faisant de nous-mêmes des petits soldats de la haine et de la guerre infectés par une idéologie religieuse terroriste vouant son culte à l'inexistant. La Beauté du Néant se suffit à elle-même. Elle n'a pas besoin de l'Homme. Alors que l'espèce humaine a besoin de l'Homme pour survivre à son équilibre fragile sur la Terre.

Dieu et moi n'existons que parce que je participe à l'évolution du vivant, soit une histoire d'amour sur le fil du rasoir entre un mirage et un homme.

(...)
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté

L'Invitation au voyage

Charles Baudelaire

 

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