23/05/2015

Cannes : Le déprédateur se heurte à un radiateur glacial

La Vallée de l'Amour s'est bel et bien transformé en Vallée de la Mort pour Dédé le Prédateur. Celui qui séduisait jadis de ses rimes flamboyantes dans Cyrano n'a plus le fin nez pour embrasser toutes les Isabelle du monde.

C'est pire que la chute de Don Juan. C'est la Fin de l'Amour au cinéma. Depardieu rate l'acteur dans son film en compétition. En fait Gérard ne fait plus rien valser du tout. Il porte une casquette rouge et exhibe son gros bide de touriste perdu dans le désert au lieu de porter le deuil d'un fils qu'il a, lui et sa femme, abandonné dans l'enfance, fils qui convoque ses parents dans la Vallée de la Mort après son suicide afin de les...confronter à leur propre abandon.

Cela aurait pu faire un film d'une intensité dramatique et métaphysique insoutenable avec le songe d'un fils apparaissant des les rêves des parents comme un mirage divin, comme un fils-dieu revenant poser quelques questions et donner quelques réponses sur l'au-delà. Et des parents estomaqués de ce qui leur arrive, des parents qui perçoivent le miracle de ce fils au-delà du réel qui leur parle et les envoûte de son amour extra-utérin de la Vie sur Terre. Une histoire que personne ne pourrait croire sauf eux, les parents, à leur retour dans la Civilisation.

Imaginer. Un fils vivant, un fils qui a parlé tel le buisson ardent dans le désert. Un fils qui a donné une telle splendeur de l'Amour plus grand que tout, plus grand que la Vie elle-même.

Mais apparemment rien ne se passe comme cela dans ce film. Quelques beaufitudes, un fils bel et bien disparu à tout jamais, et au final, à la sortie de la séance cinématographique, un Dédé qui se plante magistralement sur Isabelle tel un goujat qui veut se faire goujon et siphonner la bouche d'Isabelle en direct et rate lamentablement son baiser d'amour.

Si le film avait été une réussite monumentale, l'idée de départ semblait potentiellement pouvoir permettre cette réussite, peut-être que Gégé aurait obtenu ce baiser magique devant une presse mondiale tétanisée. Le cinéma est vraiment une histoire d'Amour. A tous points de vue.

 

Puis, sans attendre, Gérard se lance!

 

 

AFP

 

«Gérard, vieux co...»

 

 

KIKA/WENN.com

 

Isabelle semble avoir un plaisir fou.

 

 AFP

 

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/22/photos-depard...

 

 La chute final du film que j'aurais aimé voir dans cette "Valley of Love" si le film avait été un vrai grand film et le chef-d'oeuvre attendu de cette édition 2015, donc le final, sur cette chanson immortelle que je vous propose en vous imaginant l'histoire de ce fils disparu et celles de ses parents ressuscités...Les larmes répandues auraient créé un océan d'amour parmi le public.

 

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