28/05/2015

FIFA ; société à but non lucratif

S'il ne faudrait dire qu'une seule chose de grotesque, de profondément hypocrite et choquant sur le système du football mondial, c'est qu'il représente une société à but non lucratif et que tels sont ses statuts privilégiés encore actuels. C'est comme dire à Google que l'on accepte qu'elle vive sous le même régime à but non lucratif que la FIFA.

Uniquement durant l'année du Mondial, la FIFA brasse près d'un milliard de dollars. Le nombre de ses fonctionnaires dépasse celui de l'ONU ! Et qui paient tous ces gens ? Les télévisions du monde entier, les spectateurs des matches de foot, les sponsors (a-t-on déjà vu une société à but non lucratif se faire sponsoriser par des marques de luxe en échange d'une présence publicitaire et de leurs produits exclusifs sur les lieux des matches retransmis mondialement?). Si c'est le cas, alors tout le monde peut créer des sociétés à but non lucratif et être exempté d'impôts.

La FIFA ne représente plus le sport amateur depuis des lustres. Tout s'est professionnaliser. Tout s'est globaliser. Il y a 50 ans, le roi Pelé touchait des cacahuètes en échange de son génie. La plupart des footballeurs de première division exerçaient encore des jobs à mi-temps hors du milieu footballistique pour pouvoir vivre et faire vivre leur famille s'il étaient mariés. Impensable aujourd'hui dans un monde envahit par les salaires mirobolants des acteurs de foot, les sponsors, et les droits télévisés multipliés par mille et plus depuis l'époque de la dream team brésilienne.

La FIFA engrange des gains considérables qu'elle redistribue « en famille » autour du roi « Sepp Blatter » qui laisse royalement faire. Les grands dictateurs du monde qui tiennent le pouvoir dans leur pays respectif adorent Sepp Blatter, à commencer par Vladimir Poutine...qui s'inquiète pour sa Coupe du monde 2018...

La FIFA ne peut plus exister dans sa forme actuelle. Elle doit de plier aux vertus démocratiques ou mourir. Le football mérite une cause commune : celle des peuples, de leur solidarité, de leur lutte incessante contre l'exploitation éhontée et la pauvreté qui en découle.

Personnellement, je suis tellement heureux de suivre la Coupe du Monde de football comme des milliards de personnes sur cette Terre. Mais je suis aussi tellement triste que le sport préféré des habitants de notre planète continue à creuser le lit des inégalités, à cultiver la loi des clans, des dictatures, de l'esclavagisme.

Ce temps est révolu. Le football mondial mérite nettement mieux. Et les peuples du monde exigent une vision beaucoup plus moderne de partage et de solidarité entre les peuples avec des chefs qui se plient aux exigences démocratiques et à la transparence des fonds redistribués par la poule aux œufs d'or qu'est devenu le football.

Sepp Blatter est Suisse. Honte à lui d'avoir choisi le clan de la mafia et pas l'idéal démocratique qu'il aurait du défendre bec et ongle pour faire prospérer la justice à travers le football. C'est sa grande, très grande faute. Et pour cela, la moindre des choses serait qu'il démissionne de ses fonctions et part sponsoriser avec ses propres millions de petits clubs de foot amateurs ici en Suisse ou au fin fond de l'Afrique.

Une façon de rattraper ses errements au milieu des caïmans qui, hélas, règnent de plus en plus sur notre monde.

« Gatsby croyait en la lumière verte, à cet orgasme imminent qui année après année, reflue avant que nous l’ayons atteint. Nous avons échoué cette fois-ci, mais cela ne fait rien : demain nous serons plus rapides, nous étendrons nos bras plus loin.et, un beau matin... C’est ainsi que nous nous débattons, comme des barques à contre courant, sans cesse repoussés vers le passé. »

Gatsby le Magnifique.

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