31/05/2015

Blatter boxe en touche. Ali le touche en plein coeur.

La faille de Sepp Blatter, c'est son grand coeur. Le Valaisan n'est jamais meilleur que lorsqu'il veut réunir la grande famille autour du patriarche.

Mais cette fois, le match de boxe que se livre UEFA et FIFA risque tout simplement de casser la Coupe du Monde de football! Un match à la vie à la mort dont Sepp Blatter devrait se rendre compte.

On l'a compris. Les règles qui prévalent pour l'UEFA ne sont pas forcément les règles qui prévalent pour la FIFA. La notion de corruption est elle-même sujette à discussion. Les cadeaux sont la règles dans certaines parties du monde pour accéder à un rang supérieur ou pour faire tomber quelq'un de son piédestal. On ne joue pas dans les règles d'une loi démocratique qui ferait élire sur les bases de la transparence et de la compétence. On joue avec les règles du parrainage. Des hommes puissants qui jouent du porte-monnaie pour corrompre et attribués la manne financière aux petits copains qui jouent selon la loi du code d'honneur de la mafia qui dirige. L'UEFA se veut la garante d'un pouvoir costard-cravatte propre sur lui qui joue le jeu de la démocratie. La FIFA, elle, est devenue la banlieue du foot mondial qui a pris le pouvoir grâce au nombre en jouant les règles de l'élection démocratique mais en pratiquant dans l'illégalité des lois démocratiques grâce aux pouvoirs occultes, la corruption affichée ou dissimulée, des pratiques honnie de ceux qui défendent la transparence et l'égalité des chances.

L'UEFA en veut à la FIFA d'avoir fait gagner le Mondial pour des pays comme l'Afrique du Sud (cela était encore de l'ordre de l'acceptable car le symbole du pays de Nelson Mandela le permettait, le Brésil (cela était toujours de l'ordre de l'acceptable parce que le Brésil c'est Pelé et le foot samba). Cela l'est devenu nettement moins avec les victoires russes et qatari pour 2018 et 2022 alors que l'Amérique et l'Angleterre perdait "leur" Coupe du Monde promise. L'Amérique possède une équipe de fooball qui s'améliore de Coupe en Coupe du Monde. Elle aimerait créer un schéma hollywoodien et devenir championne du monde de football la même année qu'elle organise la Coupe du Monde chez elle. Les Anglais, eux, n'ont plus vu l'ombre de la Coupe chez eux depuis 1966. Cinquante ans, c'est long pour le pays qui a donné ses lettres de noblesse au football.

Alors que la Russie ne fait guère l'unanimité après les Jeux olympiques de Sotchi entaché de grosses verrues de corruption dans les attributions de contrats de construction des stades, le Qatar, lui, c'est le mirage d'un tsunami en plein désert qui enflamme l'UEFA : jouer la Coupe en pleine hiver, bouleverser le calendrier des clubs européens, faire perdre pas mal d'argent à l'instance européenne à cause de ce déplacement, irriter les joueurs, les entraîneurs, et les clubs qui évoluent chez nous, tout cela pour un petit royaume planté au milieu des sables qui provoque cette révolution du calendrier européen.

C'en était bien trop ! Il fallait réagir aux égarements d'un Sepp Blatter et d'une FIFA qui se croyaient tout-puissants dans les attributions de la Coupe du Monde alors que le mode de fonctionnement permettait le favoritisme à travers la corruption et pas forcément la compétence sportive et extra-sportive, voir l'aura politique des pays organisateurs.

La non-élection du Prince Ali malgré le scandale énorme sonne comme un coup de tonnerre fatal à l'entente cordiale entre la FIFA et l'UEFA. Il n'y aura peut-être plus de Coupe du Monde...ou alors sans les nations européennes.

Si Sepp Blatter avait eu ce minimum de nez pour sniffer cette odeur de satanisme et de souffre qui l'embaume désormais pour toujours, il aurait su qu'il était grand temps de tirer sa révérence. Cela lui aurait permis l'éternelle reconnaissance de l'UEFA et surtout il n'aurait pas brisé la Coupe du Monde en mille morceaux !

Monsieur Sepp Blatter, si vous rêvez encore de sauver le plus grand rassemblement humain sur Terre autour d'une cause, en l'occurrence le football, vous pouvez encore le faire en démissionnant de la présidence de la FIFA. On vous décernera alors sans réserve, bouteille de Petite Arvine surmaturée sur la table, le Prix Nobel du Football pour votre sacrifice et votre héroïsme sportif.

 

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