11/06/2015

Gainsbourg par Gainsbourgh

 

Le couloir de la mort

 

Le mascara dégouline sur ton visage.

Mais aux armes. Elle se taira.

Le salaire de la peur.

Le salaire qui te fait peur.

 

Il était une fois dans sa vie

un cow-boy un peu solitaire

traversant tes champs solaires

le colt toujours prêt,

le colt bandé, paré pour le coït,

avec toi, plongée dans ma nitroglycérine.

 

Le mascara dégouline sur ton visage.

Mais aux armes. Elle se taira.

Le salaire de la peur.

Le salaire qui te fait peur.

 

Il était une fois un homme

acteur branché sur son secteur

maître chanteur au sommet

traversant tes déserts lunaires

le regard toujours prêt,

le pétard affûté, paré pour le coup de feu,

avec toi, tirée comme une lapine.

 

Le mascara dégouline sur ton visage.

Mais aux armes. Elle se taira.

Le salaire de la peur.

Le salaire qui te fait peur.

 

Allons ma fille de la partouze

Entends-tu mugir

ce féroce soldat,

amour sacré de sa penthouse

branchée dans tes serrures.

 

Je chante comme un pied

et toi comme une cheville

prise devant ma Bastille.

Mais toi, ma biche, prends garde.

Aux armes, elle se taira.

 

paroles: Gainsbourgh, pianiste de bar

musique: Hungry Ghost, "No prior Convictions"

interprète: le fantôme de Gainsbar

 

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