20/06/2015

Nemo M'Bobo, frère d'Afrique, vous écrit

Beaucoup de gens s'interrogent sur le sens actuel du mot « multiculturalisme » à l'heure où l'afflux d'immigrés débarquent sur les côtes européennes...mais pas seulement...et même nettement moins qu'ailleurs dans les pays limitrophes des lieux de catastrophes climatiques ou de guerre.

Beaucoup traitent le modèle multiculturel de nouveau totalitarisme orchestré par une oligarchie économique surpuissante qui s'accommode fort bien de ce mélange des peuples et de l'ouverture des frontières pour pratiquer un dumping éhonté sur les salaires en appauvrissant l'immense majorité des peuples. Beaucoup ne veulent pas de ce modèle et désirent ardemment le retour aux nationalismes les plus étroits pour régler une société sensée faire la part belle aux racines et au sang d'origine.

Beaucoup voient en l'étranger une immense menace de dissolution et de dislocation nationale au profit d'un chaos dirigé par toutes sortes de mafias qui s'attribueraient les pouvoirs dans une complète anarchie et une disparition lente des Etats centraux.

Beaucoup, enfin, se sentent menacer dans leur identité, leur droit au travail et à leur confort, leur droit à leur tranquillité, leur droit à leur terre, sans se faire bousculer par cet Autre venu d'ailleurs qui n'avait jamais mis les pieds dans nos contrées auparavant et qui ne mériterait pas forcément notre attention, notre aide psychologique et matérielle.

Dans le sens le plus étroit de l'égoïsme d'une nation, de sa protection intérieure, de sa paix sociale, tous ces arguments peuvent être pris en compte. Un pays se doit d'équilibrer au mieux ses richesses humaines et matérielles sans semer un chaos indescriptible parmi les populations et les communautés.

Dans le sens le plus large du droit d'exister sur la Terre, tous ces arguments ne pèsent pas grand chose alors que nous vivons en pleine globalisation, que nous voyageons partout dans le monde, que nous échangeons avec le monde entier, et qu'instantanément nous savons parfois mieux ce qui se passe dans le monde pour telle ou telle personne que dans notre entourage familial où les petits secrets de famille subsistent bon gré mal gré.

La question n'est pas de savoir si la souveraineté nationale prime sur la souveraineté individuelle du droit à voyager et à s'établir quelque part sur la Terre. La question est de savoir si nous donnons le droit à tout un chacun à une existence décente et durable où si nous nous considérons franchement supérieurs à plus faible que nous, plus malheureux que nous.

Imaginons un seul instant une catastrophe dans une centrale nucléaire helvétique. Quelque 2 millions de Suisses perdent immédiatement des proches, les survivants, eux-mêmes, sont atteints par la radioactivité dégagée qui va les rendre malades pour le restant de leur vie. En même temps, ils perdent maison et travail. Ils n'ont plus rien...sauf, peut-être, quelques économies placées en banque. Ils doivent immigrés. En Suisse, dans les régions restés salubres pour la vie, il n'y a pas assez de place pour tous. Les pays voisins refusent d'accueillir cette population qui n'a plus rien... A la perte de tout, les Suisses se voient refuser l'accès à l'Europe, à la protection de pays voisins et alliés...

Que penserions-nous de nos voisins européens ? Quelle image, si ce n'est l'image de voisins fascistes prêt à nous laisser en camp de concentration et mourir à petit feu, aurions-nous d'eux ?

Et bien maintenant, il nous faut comprendre l'image que nous donnons aux peuples d'Afrique et aux pays arabes qui cherchent aujourd'hui leur démocratie dans un mouvement incontrôlé et tellement cruel par le nombre de guerres et d'actes terroristes qu'ils connaissent : anciennement colons et peuples esclavagistes, aujourd'hui, les Européens, peuples génocidaires qui refoulent vers la mort des gens qui ont tout bravé pour arriver chez nous et qui veulent enfin trouver un sens à leur existence.

L'Europe n'a pas de solution au problème de l'immigration ? L'Europe se sent submergée par des vagues de personnes dont le profil semble échapper à une bonne intégration chez nous ? L'Europe n'a de mieux qu'à construire un peu partout des murs pour endiguer l'afflux des réfugiés ?

Alors si cette impuissance d'accueil européenne est devenu notre marque de fabrique à défaut de trouver quelque chose de mieux, il est temps pour nous de ne plus se lancer sur les plages de sable fin d'Afrique en demandant aux populations locales de nous accueillir les bras ouverts. Nous ne méritons plus notre statut et étiquette de Blanc européen, démocrate, citoyen courageux de la défense des libertés, de l'égalité, et de la fraternité entre les peuples. Nous méritons le terme de sinistre égoïste venu profiter du bien-être touristique de l'autre côté de la Méditerranée dont nous ne méritons plus vraiment l'avantage et le suprême privilège de passer des vacances au soleil grâce à des revenus élevés bien au-dessus de la moyenne des peuples d'Afrique.

A méditer...

 

Nemo M'Bobo, frère d'Afrique

 

 

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NEMO M'BOBO

 NAUTILUS'CAPTAIN

WANTED

 

 

 

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Commentaires

"tous ces arguments ne pèsent pas grand chose alors que nous vivons en pleine globalisation, que nous voyageons partout dans le monde,"
Ah ouais ? Il serait temps d'ouvrir les yeux et de réfléchir un peu avant de publier...

Écrit par : Géo | 20/06/2015

il ne faut non plus pas en faire une psychose obsessionnelle sinon vous Pachakmac vous comme beaucoup d'autres allez devenir le larbin malgré vous de certaines ONG et par là même de votre égo
Tandis que d'autres diront heureusement qu'il y a les réfugiés pour nourrir page blanche et que lors de retransmissions sportives ou élections ,ils seront logés gratuitement dans les archives pour être ressortis dès le printemps ou l'automne après les vacances

Écrit par : lovejoie | 21/06/2015

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