17/08/2015

Et dire qu'il a fallu une chaîne de télévision italienne...

Huit ans que je tiens un blog sur une tribune d'un média suisse. Plus de 20 ans que j'écris, en réalité.

Je ne sais pas si c'est moi-même qui ai créé l'omerta autour de ma vie ou si ce sont les médias qui m'ont toujours trouvé trop...trop dingue, trop libre, trop ouvert sur sa vie privée, trop ouvert sur le monde, trop libertin et trop libertaire, trop de tout en fait.

Bref. Il a fallu se retrouver entre deux pays, la France et l'Italie, pour qu'une chaîne de télévision italienne m'interroge sur la cuisine de No Border Camp. Ben oui. Fatalement un chef fini toujours par être nommé chef quand la cuisine plaît à l'immense majorité d'un groupe. Bref. Tout cela s'est fait naturellement sans aucune imposition. Ils ont testé. Ils ont approuvé et pendant 10 jours j'étais devenu le responsable des cuisines...Ha ha ha! Un grand mot, ça, presque un juron, chef des cuisines et sa brigade roulante composée de Soudanais et d'activistes italiens ou français dans un local en plein air rempli de vrais pigeons! Putain, j'avais jamais cuisiné au sol pour 100 personnes sur deux girafes de gaz! Et jamais je n'avais composé un menu en fonction d'un économat complètement hétéroclite de produits arrivants au hasard des jours. Quant à l'heure du repas, m'en parlez pas. C'était selon les assemblées, la manif ou tout autre activité. Pas d'horaire précis, à une ou deux heures prêt! Et voilà le boulot.

Mais évidemment, comme j'ai une grande gueule de taiseux, je me suis dit que je n'allais pas seulement parler cuisine au journaliste qui m'interviewait. Je ne tiens pas un blog culinaire comme mon voisin qui affiche des recettes prodigieuses! Quoique!

Enfin voilà. J'ai perdu ma virginité médiatique. Je ne sais pas si l'exercice a été réussi. Je ne me suis pas vu à la télé et même plus, je ne sais plus le nom de la chaîne de télévision italienne qui a tourné sur le Camp. J'ai du dire des choses pas trop mal. D'autres, sans doute un peu plus brouillonnes vu que c'était entièrement improvisé. Alors j'ai fait un petit résumé de ma pensée vagabonde pour vous. Ce ne sont pas exactement des phrases que j'ai prononcées. Mais l'idée centrale y est.

Quand à ma chère petite Suisse muette qui attend que les pissenlits poussent sur ma tombe pour parler de ce drôle de voyageur écrivant jour après jour dans les médias, je ne me fais pas de soucis. Elle lit, elle regarde, elle s'interroge, et attend la disparition du Capitaine Nemo pour parler de l'existence de Personne... C'est ce qui s'appelle être une fiction tout en étant une réalité confondante...

DSC_08511.JPG

 

Les commentaires sont fermés.